Abbaye de Landévennec
L'abbaye de Landévennec est réputé avoir été fondée par saint Guénolé - Wingalloe. Landévennec signifie le « monastère (land-) du petit Guénolé (guinnoc) ».
L'abbaye est réputée avoir été fondée par saint Guénolé au VIe selon ses deux Vies rédigées au IXe. Les auteurs en sont l'abbé Bili et le moine Clément dont le texte est repris par Bili.
Selon la tradition, le successeur de saint Guénolé est saint Guénaël que l'abbé a accueilli tout jeune au monastère.
En 818, l'Empereur Louis le Pieux convoque l'abbé Matmonoc dans la région de Gourin et lui impose d'abandonner les règles monastiques d'origine celtique et d'appliquer la règle de saint Benoît.
En 913, l'abbaye est pillée par les Vikings et ses moines sont contraints de se réfugier à Montreuil-sur-Mer où ils créent une nouvelle abbaye sous l'invocation de saint Guénolé (dénommé localement saint Walois).
En 936, l'abbé de Landévennec est l'un de ceux qui convainquent Alain Barte-Torte, comte de Poher à revenir d'Angleterre en Bretagne pour en chasser les Vikings. Il donne à l'abbaye la paroisse de Batz-sur-Mer, le monastère de Saint-Médard-de-Doulon, les églises Saint-Cyr et Sainte-Croix, tous situés à Nantes.
XIe ou XIIe, construction de l'église abbatiale romane
Bibliographie
Frère Marc Simon, Annie Bardel, Roger Barrie, Yves-Pascal Castel, Jean-Luc Deuffic, P. Jean De La Croix Robert, Auguste Dizerbo, Job An Irien et Bernard Tanguy, L'abbaye de Landévennec de Saint Guénolé à nos jours, éd. Ouest-France, Rennes, 1985, ISBN 2-85882-835-X
