Accélérateur de particules

Image manquante
Symbole-science.png


Cet article est une ébauche concernant la science, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Image manquante
Fermilab.jpg
Le Tevatron au Fermilab à Chicago

Les accélérateurs de particules sont des instruments destinés à la recherche fondamentale en sciences physiques. Ils servent à accélérer des faisceaux de particules chargées (électrons, positrons, protons, antiprotons, ions...) pour les faire entrer en collision et étudier les particules élémentaires générées au cours de cette collision. L'énergie des particules ainsi accélérées se mesure en électronvolts (eV) mais les unités sont souvent le million (1Mev=106 eV), le milliard d'électronvolts (1Gev=109 eV). Les accélérateurs actuels ont des énergies de plusieurs centaines de GeV.
On distingue plusieurs types d'accélérateurs de particules.

Sommaire

Les accélérateurs linéaires

Il y a là aussi plusieurs types :

Les accélérateurs linéaires sont les plus anciens, ils sont apparus dès 1930 avec l'accélérateur linéaire de Wideroë aux États-Unis.
En France, au début des années 60, on a construit à Orsay en Essonne un accélérateur linéaire et son Anneau de Collision (ACO) dont l'énergie était de l'ordre du GeV.
Actuellement, le plus grand accélérateur linéaire au monde est celui de Stanford aux États-Unis.

Les accélérateurs circulaires

On distingue aussi deux types d'accélérateurs circulaires :

Au CERN, à Genève, le SpS (Super Synchotron à Proton) atteint des énergies de 450 GeV. Il a servi d'injecteur au LEP et servira au futur Large Hadron Collider ou LHC.

Les anneaux de stockage

Certains sont construits sous terre, ils se présentent sous la forme de grands anneaux, à l'intérieur desquels les particules étudiées circulent à très grande vitesse. Ces grandes vitesses sont obtenues en soumettant les particules à des champs électriques et les trajectoires sont gérées par des champs magnétiques. Lorsque les vitesses sont suffisantes, on projette les particules contre d'autres (fixes, ou elles-mêmes en rotation, en sens inverse). La collision permet la désintégration, et la production de nouvelles particules. Certains accélerateurs atteignent des énergies de plusieurs dizaines de GeV. Le futur Large Hadron Collider (Grand Collisionneur Hadronique) devrait atteindre des énergies de l'ordre de 14 TeV (Tera électronvolt=1012 eV).

Liste d'accélérateurs

Alternatives

Dans ces structures conventionnelles, le champ accélérateur est limité à quelques 50MV/m à cause de claquage des parois pour des champs plus importants. Afin d'atteindre des énergies élevées, il faut donc construire des structures gigantesques. Une alternative possible est l'accélération d'électrons lors de l'interaction laser-plasma. L'accélération a lieu dans un milieu déjà ionisé, ce qui élimine les problèmes de claquage. Les champs accélérateurs sont aussi nettement plus élevés, ce qui permet de réduire la longueur d'accélération.

Liens externes

See also: Accélérateur de particules, 1930, CERN, Caen, Chicago, Essonne, France, GANIL