Adolphe Thiers
Image manquante Adolphe_Thiers.jpg Portrait officiel en président de la République | |
| Présidence : | du 31 août 1871 au 24 mai 1873 |
| Prédécesseur à la présiddence : | Louis-Napoléon Bonaparte |
| Successeur : | Patrice de Mac-Mahon |
| Date de naissance : | 15 avril 1797 |
| Lieu de naissance : | Marseille |
| Date de décès : | 3 septembre 1877 |
| Lieu de décès : | Saint-Germain-en-Laye |
Louis Adolphe Thiers, plus couramment appelé Adolphe Thiers, (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877), historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République.
Biographie
Né à Marseille en 1797, Adolphe Thiers sera avocat à Aix-en-Provence puis à Paris où il fréquente les milieux libéraux et devient proche de Talleyrand.
De 1823 à 1827, il publie une Histoire de la Révolution en 10 volumes qui lui vaut de nombreux éloges et son élection à l'Académie française en 1833 au fauteuil 38.
| Le père Duchêne Illustré n°2 - 6 Floréal 79 / 26 avril 1871 |
| Le petit Thiers |
| Image manquante PereDuchesneIllustre2_1_0.png Image:PereDuchesneIllustre2_1_0.png |
| La Commune de Paris tenant Thiers sous forme d'un nouveau-né chétif. - Et dire qu'on voudrait me forcer à reconnaître ce crapaud-là!... |
Partisan d'une monarchie parlementaire de type anglais, il commence sa carrière de journaliste par des collaborations avec le journal le Constitutionnel, puis il fonde un journal d'opposition au régime de Charles X : le National. Lors des Trois glorieuses (1830), il convainc Louis-Philippe d'Orléans de prendre le pouvoir. La monarchie de Juillet lui en sait gré. Ministre de l'intérieur puis chef du gouvernement, il est finalement écarté en 1840 en faveur de François Guizot. Il continue à siéger à la chambre des députés dans l'opposition centre gauche.
De 1845 à 1862, il publie en 20 tomes Le Consulat et l'Empire, récit chronologique et très détaillé de la période correspondante.
Désormais républicain, il soutient la révolution de 1848 menant à la chute du cabinet Guizot. Le 23 février 1848, il est appelé par Louis-Philippe pour prendre la place de Guizot, mais Thiers est déjà rallié au Gouvernement Provisoire de la Deuxième République où il ne va cesser de voter avec la droite conservatrice contre les socialistes.
Il appuie la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence, avec le groupe du Parti de l'Ordre contre celle de Lamartine. Opposé au coup d'état du 2 décembre 1851, il fuit Napoléon III en Suisse, revient en 1852 mais se tient à l'écart de la vie politique sous le second Empire auquel il est opposé.
Le régime devient plus libéral dans les années 1860. Il est élu député de Paris en 1863 et devient le chef de l'opposition libérale. Après la défaite de Sedan (1870), la France de la Défense Nationale veut continuer la guerre engagée contre la Prusse par Napoléon III. Jules Favre, en septembre-octobre 1870, le mandate pour faire la Tournée des Capitales d'Europe à la recherche d'aides diplomatiques; l'entreprise est vaine. Il est nommé chef du gouvernement par l'Assemblée nationale réfugiée à Bordeaux tandis que le roi de Prusse proclame l'Empire allemand à Versailles où il réside. Il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871 mais l'importance des réparations financières est telle que Paris se soulève et proclame la Commune. Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, Thiers assiège Paris et écrase l'insurrection dans le sang.
Nommé président de la République (le premier de la IIIe République) à titre transitoire (loi Rivet), il entame des réformes fiscales et militaires mais doit démissionner devant une majorité monarchiste.
L'année de sa mort à Saint-Germain-en-Laye en 1877, Gambetta le proclama « libérateur du territoire ». Il repose au Père Lachaise.
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Louis Adolphe Thiers
Mandats électifs
- 1863 : député de Paris (ou plutôt « député de la Seine »)
- 8 février 1871 : élu député dans plusieurs départements (dont le Loiret), il opte (à une date non connue, avant le 2 juillet 1871) pour le mandat de député de la Seine.
Liens externes
- Discours sur les libertés nécessaires (1864)
- Biographie
- Thiers à l'Académie française
- Extraits et note autobiographique
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