Adrénaline

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L'adrénaline est à la fois une hormone et un neurotransmetteur appartenant à la famille des catécholamines. Cette molécule porte aussi le nom d'épinéphrine, du grec epi et nephros signifiant sur le rein. L’adrénaline est sécrétée en état de stress ou lors d’une activité physique, et provoque une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la force des contractions du cœur et une hausse de la pression artérielle.

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Structure chimique de l’adrénaline

Pharmacologie

En tant que sympathicomimétique, l’adrénaline se fixe sur les récepteurs adrénergiques des cellules cibles et mime les effets d’une stimulation du système nerveux sympathique.
Les effets de l’adrénaline dépendent fortement de la dose et de la répartition des récepteurs alpha et bêta sur les organes. Globablement, les récepteurs alpha sont en plus grand nombre que les récepteurs bêta, mais ces derniers ont une plus forte affinité pour l’adrénaline.

Ainsi, à faible dose (0,1 µg/kg/min), l’adrénaline est préférentiellement fixée sur les récepteurs bêta. La stimulation des récepteurs bêta-1 entraîne une augmentation de la force et de la fréquence de contraction du cœur (effet inotrope et chronotrope positif), une activation de la lipolyse dans le tissu adipeux. La fixation de l’adrénaline sur les récepteurs bêta-2 provoque une vasodilatation, une hypotension, une hypoglycémie, une bronchodilatation, et une relaxation des muscles de l’intestin, de la vessie et de l’utérus.

À plus forte dose, l’adrénaline stimule à la fois les récepteurs alpha et bêta. Cependant, le cœur mis à part, les récepteurs alpha sont majoritaires sur les organes et leurs effets prédominent : il y a principalement une augmentation de la glycolyse dans le foie, une vasoconstriction (dominant la vasodilatation due aux récepteurs bêta-2), une hypertension artérielle. Le cœur ne possède que des récepteurs béta-1 et répond, quelle que soit la dose d’adrénaline, par une hausse de la force et de la fréquence des contractions.

Au niveau du métabolisme lipidique, l’adrénaline a une action identique que le glucagon, elle favorise l’hydrolyse des glycérides en libérant du glycérol et des acides gras.

Consulter l’article régulation de la glycémie pour le rôle de l’adrénaline dans ce phénomène.

Métabolisme

L’adrénaline est majoritairement sécrétée dans le sang par les cellules chromaffines de la médullo-surrénale, en réponse à une stimulation directe par les neurones du système nerveux orthosympathique. La synthèse de l’adrénaline s’effectue à partir d’une autre catécholamine, la noradrénaline, par méthylation grâce à une enzyme, la phényléthanolamine N-méthyltransférase (voir aussi le métabolisme des catécholamines.)

L’adrénaline a une brève durée d’action (de l’ordre de 2 minutes) car elle est rapidement dégradée par deux enzymes, la catéchol-oxyméthyltransférase (COMT) et la monoamine oxydase (MAO).

Utilisation médicale

L’adrénaline en injection est le médicament de choix pour le traitement des arrêts cardio-circulatoires, essentiellement en cas d’asystolie (défaillance du muscle cardiaque sans troubles du rythme). Elle est également utilisée dans les chocs anaphylactiques (d’origine allergique), et en réanimation, lors de certains états de choc grave. Son maniement reste délicat, car un surdosage peut entraîner tachycardie et troubles du rythme cardiaque qui peuvent aggraver l’état du patient.

Synthèse de l’adrénaline à partir de la phénylalanine

  1. La phénylalanine est hydroxylée, ce qui donne ...
  2. La tyrosine est hydroxylée, ce qui donne ...
  3. Le DOPA est décarboxylé, ce qui donne ...
  4. La dopamine est décarboxylée, ce qui donne ...
  5. La noradrénaline est méthylée, ce qui donne ...
  6. l'adrénaline

Articles connexes


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See also: Adrénaline, 2C-C, Acide gras, Amphétamine, Anatomie, Arrêt cardio-circulatoire, Bactériologie