Affaissement minier
Dans les régions minières, comme le Nord de la France ou la Lorraine, l'adoption de la technique du foudroyage a eu des répercutions importantes en surface : des affaissements miniers pouvant atteindre une quinzaine de mètres.
En effet, pour des raisons financières, les compagnies minières ont préféré laisser les galeries s'effondrer plutôt que de les remblayer. Le comblement des vides a ainsi provoqué en surface de vastes dépressions aux conséquences multiples.
Tout d'abord, des modifications irréversibles des écoulements de surface nécessitant la construction de stations de relevage des eaux usées et pluviales. Cette situation a compliqué évidemment le développement urbain et exposé les populations aux inondations en cas de défaillance des équipements.
Les affaissements miniers ont également perturbé le fonctionnement des réseaux d'assainissement allant jusqu'à l'inversion de leur sens d'écoulement et provoquant souvent leur rupture, d'où la pollution du sous-sol. La mauvaise qualité persistante de la nappe phréatique dans l'ancien bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais et notamment sa forte teneur en nitrates provient en grande partie de ce phénomène.
D'une façon générale les affaissements ont eu des impacts sur toutes les constructions (bâtiments, ouvrages d'art) situés sur les bords des cuvettes d'effondrement.
