André Vésale

Vésale, Vesalius, ou encore André Vésale, Andreas Vesalius, (31 décembre 1514, Bruxelles - 1564, île de Zante) médecin

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Portrait de Vésale
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André Vésale est un anatomiste belge considéré par de nombreux historiens des sciences comme le plus grand anatomiste de la Renaissance, voire le plus grand de l’histoire de la médecine. Ses travaux, outre qu’ils feront entrer l’anatomie dans la modernité, mettront fin au dogme du galénisme qui bloquait l’évolution scientifique depuis plus de mille ans aussi bien en Europe que dans l’Islam.

Biographie

André Vésale est né le 31 décembre 1514 à Bruxelles (alors sous la dépendance de l’Espagne). Sa maison se situait juste en face de la colline des exécutions, ce qui l’a amené à voir de nombreux cadavres et des squelettes nettoyés par les oiseaux durant son enfance. Ce fait a dû jouer un grand rôle dans sa vocation. En 1530, il s’inscrit à l’université de Louvain, puis continue ses études à Paris sous la direction du grand Jacques Dubois (Jacobus Sylvius), un des médecins les plus réputés de l’époque, mais également farouche partisan du galénisme. De fait Sylvius sera le plus farouche adversaire de Vésale lorsqu’il publiera ses œuvres. La guerre entre la France et le Saint-Empire oblige Vésale à s’exiler au bout de trois ans. Après un court service dans l’armée impériale, il rentre à Louvain où il passe sa thèse en 1537. Puis il se rend à l’université de Padoue, l’école de médecine la plus réputée d’Europe. Au bout de deux jours d'examen, l’université de Padoue lui offre un poste de lecteur en chirurgie, preuve de ses capacités intellectuelles hors du commun.


Le rôle de lecteur consistait à lire les œuvres de Galien en direct tandis qu'un barbier effectuait la dissection et montrait aux élèves les organes décrits par Galien. Vésale préfèrera effectuer la dissection lui-même. Par ailleurs, n’ayant pas toujours de cadavres à disposition pour ses cours, il fera faire six grandes planches anatomiques représentant le squelette et les organes internes. Pour faire face au risque de plagiat, il publie ces planches en 1538 (Tabulae anatomicae sex). Dès 1539, la célébrité de Vésale est telle que le juge Marcantonio met à sa disposition les cadavres des condamnés à mort allant même jusqu’à retarder leur exécution de façon à ce que les corps soient frais lorsqu’il en aurait besoin. Dès lors, Vésale constate rapidement des erreurs dans les descriptions de Galien et comprend qu’elles s’appliquent au singe et non à l’homme. Il va entreprendre la rédaction d’un traité d'anatomie destiné à corriger les erreurs. En 1540, il confirme son hypothèse en disséquant à Bologne le cadavre d'un singe et d’un homme et montre que l’appendice tel que le décrit Galien n’existe que chez le singe.

En 1543, après quatre ans de travaux incessants, il publie ses découvertes dans De humani corporis fabrica, couramment appelé la fabrica le plus grand traité d’anatomie (663 pages) depuis Galien, l’année-même ou Copernic publie son De revolutionibus qui devait révolutionner l’astronomie. Les déchaînements des galénistes l’écœurent et en 1546, il abandonne l’étude de l’anatomie pour devenir médecin personnel de l’empereur Charles Quint puis de Philippe II d'Espagne. Pour le reste de sa vie, il deviendra le médecin des grands, il tentera même de soigner le roi de France Henri II, blessé à l’œil par une lance lors d’un tournoi.

En 1563, pour échapper à des problèmes judiciaires, il quitte Madrid pour effectuer un pèlerinage à Jérusalem. Lors du voyage de retour son bateau fait naufrage, il mourra d'épuisement sur les côtes de l’Île de Zante le 2 octobre 1564.

Ambroise Paré reconnaît avoir largement puisé dans l’ouvrage de Vésale dans ses travaux.

Son œuvre

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Première page de De Humani Corpora Fabrica


Sur André Vésale :

See also: André Vésale, 1514, 1530, 1537, 1538, 1539, 1540