Anesthésie



Soins de santé - Médecine
Anesthésiologie - Dermatologie - Urgentologie - Médecine générale - Soins intensifs - Médecine interne - Neurologie - Pédiatrie - Santé publique & Médecine du travail - Psychiatrie - Radiologie - Chirurgie
Branches de la Médecine interne
Cardiologie - Endocrinologie - Gastro-entérologie - Hématologie - Infectiologie - Néphrologie - Oncologie - Pneumologie - Rhumatologie
Branches de la Chirurgie
Chirurgie générale - Chirurgie cardiothoracique - Obstétrique & Gynécologie - Neurochirurgie - Ophtalmologie - Chirurgie orthopédique - Oto-rhino-laryngologie - Chirurgie esthétique - Chirurgie pédiatrique - Urologie - Chirurgie vasculaire
Image manquante
Médecine.png
image:médecine.png

Médecine
Mise en garde médicale
Sciences fondamentales
Anatomie - Physiologie
Embryologie - Histologie
Génétique - Bioéthique
Biologie - Bactériologie
Histoire de la médecine
Pathologie
Symptômes - Syndromes
Santé - Maladies
Domaines d'étude
Médecine générale
Spécialités médicales
Spécialités chirurgicales
Spécialités techniques
Professions paramédicales
Thérapeutique
Médicaments
Pharmacologie
Dictionnaire médical
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z
Méta
Le projet Médecine
Participez !

Le mot anesthésie provient des racines grecques anpriver et aïsthêsissensibilité. L'anesthésie peut viser un membre, une région ou l'organisme entier (anesthésie générale). L'anesthésie vise à permettre une procédure médicale douloureuse. L'anesthésie loco-régionale est aussi pratiquée dans les cas de douleurs chroniques.

Le domaine de la médecine qui étudie et pratique l'anesthésie est l'anesthésiologie.

Sommaire

Anesthésie générale

L'anesthésie générale est un acte permettant de supprimer la sensation de douleur ainsi que les réflexes moteurs d'une personne, ce qui permet des actes lourds de type chirurgical. Elle se déroule en trois parties :

L'anesthésie générale repose sur l'association de médicaments qui ont 3 types d'effet complémentaires : hypnotiques, analgésiques et curares (voir tableau plus bas)

L'anesthésie générale s'accompagne d'une perte de conscience et en général d'une perte des fonctions telles que la respiration et des réflexes, entre autres de protection des voies aériennes ; c'est pourquoi l'anesthésie générale s'accompagne souvent de l'intubation. Néanmoins des anesthésies générales courtes et pour des gestes chirurgicaux peu agressifs peuvent être menées sans intubation, avec un masque facial, en conservant la ventilation (la respiration) spontanée du patient, ou en l'assistant au ballon par l'intermédiaire du masque.

Du fait de la dépression de la fonction respiratoire, l'anesthésie générale peut aussi nécessiter une ventilation assistée, normalement après intubation. La première phase consiste à faire respirer du dioxygène pur au patient afin que ses poumons contiennent 100 % de dioxygène ; cette opération, destinée à chasser le diazote (composante majoritaire de l'air), est appelée dénitrogénation ou préoxygénation. Cette saturation des poumons permet d'assurer une alimentation du sang en dioxygène durant le court moment entre l'arrêt ventilatoire consécutif à l'anesthésie et le début de la ventilation artificielle (délai d'intubation). Depuis quelques années, on utilise aussi le masque laryngé en remplacement de l'intubation : son placement est plus simple et moins traumatisant mais il n'offre pas de protection sûre des voies aériennes contre l'inhalation de liquide gastrique. L'étanchéité est parfois difficile à obtenir.

Anesthésie par agents inhalés

C'est le fameux masque noir qui vous fait dormir. Bien qu'il soit possible d'obtenir l'inconscience, ces agents n'ont pas d'effet analgésique propre et ils créent un blocage neuromusculaire (paralysie) très modéré. On préfère désormais l'anesthésie combinée qui est beaucoup plus sécuritaire. Voir agent anesthésique volatil pour une description complète de ces agents, de leurs effets et de leurs utilisations.

Anesthésie par voie intraveineuse

Classe de médicament Effet recherché
Analgésiques Analgésie pour diminuer le retentissement des actes douloureux
Hypnotiques Perte de conscience, maintien de l'inconscience.
Curares Blocage neuromusculaire, autrement dit paralysie. Pour empêcher les mouvements nuisibles à la chirurgie ou faciliter celle-ci en relâchant les muscles.

Anesthésie combinée

Cette technique combine des agents par voie intraveineuse et inhalée. Elle permet de d'utiliser de plus petites doses de chaque agent, réduisant ainsi les effets adverses de chacun. C'est pour cette raison une technique de choix utilisée dans la très grande majorité des cas.

Anesthésie loco-régionale

L'anesthésie loco-régionale a l'avantage de ne pas entraîner de perte de conscience. La respiration et les réflexes de protection des voies aériennes sont maintenus. Lorsque la chirurgie le permet, les anesthésies d'un membre diminuent les complications reliées à l'anesthésie (le patient est plus vite sur pied) : c'est donc une technique de choix pour la chirurgie ambulatoire. On l'accompagne le plus souvent d'une sédation à l'aide d'une benzodiazépine ou d'un hypnotique à faible dose. Néanmoins le risque vital global n'est pas différent entre une anesthésie générale et une anesthésie rachidienne (épidurale ou rachianesthésie) sauf pour les césariennes où l'avantage va à l'anesthésie rachidienne (d'où sont utilisation dans plus de 95 % des cas).

Anesthésie locale

Cette anesthésie se limite à la région visée et est généralement réalisée par injection d'anesthésiques locaux dans les tissus à anesthésier ou parfois par l'application d'une gelée ou crème contenant ceux-ci. C'est en général cette technique que pratiquent les dentistes. Cette technique à l'avantage de ne pas nécessiter la présence d'un anesthésiste.

Anesthésie régionale

Il s'agit de l'anesthésie du territoire desservi par un nerf ou un groupe de nerfs. On l'obtient en injectant un anesthésique local à proximité du nerf. On distingue les anesthésies régionales axiales (rachianesthésies et anesthésies péridurales), qui permettent une anesthésie du bas du corps et les anesthésies régionales périphériques qui permettent d'agir sur un membre ou un segment de membre. Ces techniques permettent également de faire de l'analgésie, c’est-à-dire de traiter la douleur, comme on le fait régulièrement par injection péridurale d'anesthésiques locaux à faible dose lors du travail et de l'accouchement.

Anesthésie péridurale

Voir aussi

Liens externes

See also: Anesthésie, Air, Analgésique, Anatomie, Anesthésiologie, Anesthésiste, Azote, Bactériologie