Fouille préventive

Les fouilles préventives s'inscrivent en France, et d'une manière générale dans l'ensemble des pays qui ont adhéré à la convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique (révisée) signée à Malte le 16 janvier 1992, dans une démarche visant à la « conservation intégrée du patrimoine archéologique » dans une perspective d'aménagement qui pourrait porter atteinte à ce patrimoine. Les moyens pour parvenir à cet objectif relèvent de l'archéologie préventive. En France, le Code du Patrimoine (Livre V, titre II) organise les « fouilles archéologiques préventives » et donne la définition suivante de l'archéologie préventive :

« art. L.521-1. - L'archéologie préventive, qui relève de missions de service public, est partie intégrante de l'archéologie. Elle est régie par les principes applicables à toute recherche scientifique. Elle a pour objet d'assurer, à terre et sous les eaux, dans les délais appropriés, la détection, la conservation ou la sauvegarde par l'étude scientifique des éléments du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d'être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l'aménagement. Elle a également pour objet l'interprétation et la diffusion des résultats obtenus. »

On notera que les fouilles préventives présentent des caractères contradictoires mais très caractéristiques :

Pour ces raisons, les fouilles préventives sont vues à la fois comme des activités archéologiques souhaitables (elles augmentent la connaissance archéologique) mais trop incomplètes (elles se font trop souvent dans des conditions qui ne permettent pas une recherche de qualité).

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

See also: Fouille préventive, 16 janvier, 1992, Archéologie, Archéologie préventive, France