Assemblée législative
| Image manquante Rév-fran0.jpg Louis XVI coiffé du bonnet phrygien |
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Article de la série |
| Causes |
| Préludes |
| L'Assemblée constituante et ses suites (1789-1791) |
| L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791-1792) |
| Commune de Paris (1792) |
| Convention nationale |
| Directoire |
| La Révolution française et le IIIe millénaire |
| Chronologie |
| Plan détaillé, liens et ressources |
L'Assemblée législative (1er octobre 1791 - 21 septembre 1792) fut créée par la constitution de 1791, elle succéda à l'Assemblée constituante. Formée d'hommes nouveaux, l'Assemblé constituante ayant décidé qu'aucun de ses membres ne pourrait être éligible, elle représentait en majorité la bourgeoisie aisée, le suffrage étant censitaire.
L'Assemblée législative se divisait en trois grandes tendances.
- Les plus modérés formèrent la droite, environ 260 monarchistes constitutionnels inscrits au Club des Feuillants défenseur de la royauté contre l'agitation populaire. ils ne comptaient aucune personnalité éminente, leurs véritables chefs, Joseph Gilbert Motier marquis de La Fayette et Antoine Barnave, se trouvant en dehors de l'Assemblée législative.
- La gauche, mois nombreuse (136) députés étaient constituée de députés membres du Club des Jacobins ou de celui des Cordeliers. Pour la plupart issus de la bourgeoisie cultivée, adeptes des idées des Lumières, ils avaient pour chef Jacques Pierre Brissot (d'où leur nom de Brissotins, puis de Girondins) entouré de philosophes Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet et de plusieurs avocats bordelais, en particulier le brillant orateur Pierre Victurnien Vergniaud. Méfiants à l'égard de Louis XVI, ils étaient partisans d'une guerre contre les souverains européens afin de mettre Louis XVI à l'épreuve mais aussi favorables à l'expansion de l'idée de liberté en Europe.
- Le reste, 345 députés, formait le centre. Résolus à défendre l'œuvre de la Révolution, ils votèrent le plus souvent à gauche.
L'Assemblée législative eut à faire face aux difficultés économiques, financières, à l'agitation religieuse et contre-révolutionnaire animée par le clergé réfractaire. Voulue aussi par la cour -Louis XVI comptait sur les échecs militaires pour reprendre en main le pays-, la déclaration de guerre à l'Autriche (20 avril 1792), votée à l'unanimité moins sept voix (dont celle de Maximilien de Robespierre) inaugura sous l'Assemblée législative un conflit qui devait durer, avec de courts répits, 23 ans, jusqu'à la bataille de Waterloo (18 juin 1815). Après les journées révolutionnaires du 20 juin 1792 et surtout le 10 août 1792, l'Assemblée législative vota la suspension du roi. La mise en place d'une nouvelle Assemblée élue au suffrage universel, la Convention fut décidée.
