Assurance
L'assurance est l'activité qui consiste à protéger moyennant une cotisation (prime) un individu, une association ou une entreprise de la réalisation d'un risque dont les conséquences, principalement financières, pourraient compromettre la poursuite de leurs activités.
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Fonctionnement
L'assureur et l'assuré conviennent de la nature de l'événement (plus généralement une liste d'événements et d'objets, d'où le terme de police d'assurance, de l'italien médiéval policia : liste) et du montant de la prime que l'assuré paye à l'assureur. En cas de réalisation d'un évenement listé, l'assureur s'engage à assister l'assuré (financièrement, juridiquement, etc.)
Par exemple, un armateur assure un bateau, et reçoit le paiement si le navire est endommagé ou détruit. Une assurance-vie garantira le paiement d'une pension si l'assuré atteint un certain âge alors que l'assurance-déçès produira ses effets dans le cas contraire, etc. Un automobiliste impliqué dans un accident pourra bénéficier de l'appui de sa compagnie d'assurance devant les tribunaux et éventuellement d'une somme pour régler les dommages dont il est responsable.
Il est possible de souscrire une assurance pour tout événement relatif à la propriété d'un Bien meuble ou d'un Bien immeuble (au sens juridique), de la vie, de la santé etc.
Si l'assurance ne réduit pas le risque spécifique de l'assuré, elle permet de mutualiser ce risque en traitant un grand nombre de dossiers similaires (voir le mutualisme). L'assureur adapte donc la prime qu'il réclame à chaque assuré en fonction du nombre de souscripteurs et de la probabilité de réalisation de ce risque (loi des grands nombres, voir probabilités et statistiques). Bien entendu, l'assureur prévoit aussi dans le calcul de la prime sa part de bénéfice.
Ainsi, l'assureur rend possible la réalisation de diverses activités risquées et aide indirectement à la création de richesse. Les gratte-ciel de New York, par exemple, n'auraient pu être entrepris de façon si rapide si les assurances offertes aux ouvriers des chantiers ne leur avaient pas permis de garantir l'avenir de leur famille quoi qu'il arrive
Règlementation (cas français)
L'assurance est une profession très règlementée. Il s'agit de préserver les intérêts des assurés. Les compagnies doivent répondre à de nombreuses contraintes, notamment en matière de marge de solvabilité. Une instance indépendante, la CCAMIP[1] est chargée de contrôler les sociétés d'assurance. Il exixte un code spécifique aux assurances[2]
Types d'assurance
Les assurances couvrent soit des personnes soit des biens. Voir Types de contrats d'assurances
Les métiers spécifiques à l'assurance
On peut distinguer diverses professions propres à cette activité
- L'actuaire étudie les risques statistiques pour établir les tarifications générales (primes d'assurance).
- L'agent d'assurance est le représentant ou mandataire d'une compagnie d'assurance qui place ses contrats auprès de la clientèle. À ce titre il engage la responsabilité de la compagnie au regard de l'article 1384 du Code civil. Il exerce une profession libérale. Selon AGEA, syndicat professionnel, il y a 13 576 agents généraux en France.
Les agents ont un statut particulier qui régit leurs relations avec les sociétés d'assurance. [3]
- Le courtier en assurances est chargé par des assurés de leur trouver les contrats les mieux adaptés et/ou au meilleur cout auprès des compagnies d'assurances (un assuré a donc le choix de passer directement par un agent ou indirectement par le biais d'un courtier).
En amont de l'assurance les courtiers analysent les risques de leurs clients, puis conseillent ces derniers sur les opportunités de couverture d'assurance, placent les risques auprès des compagnies d'assurance, suivent la gestion des contrats au jour le jour, et assistent leurs clients en cas de sinistre;
Ils sont aussi encore appelés « assureurs conseils », ils sont mandatés par leurs clients pour les représenter face aux assureurs
. Il y a environ 2 800 courtiers en France. Ce sont des commerçants inscrits au registre du commerce. La réglementation les oblige à soucrire une garantie financière pour couvrir les fonds qui leur sont confiés. Ils doivent aussi être obligatoirement assurés en responsabilité civile professionnelle. [4]
- L'expert en sinistres établit la réalité des dommages et les responsabilités, chiffre leur valeur et détermine les montants d'indemnisation à verser. [5]
- L'employé d'assurance soit il assure le contact de la clientèle et les opérations commerciales (front office) soit il effectue uniquement le traitement administratif (back office). Il est souvent polyvalent et réalise ces différents types d'opération. Certains sont spécialisés en rédacteurs de contrats, d'autres sont des rédacteurs sinistres chargés uniquement du règlement des sinistres.
- Les fonctions financières (gestion actifs-passifs, opérateurs de marché, trésorier) prennent une importance de plus en plus grande vu l'importance des capitaux (réserves techniques) dont il faut optimiser la gestion.
Comment vivent les assureurs ?
Les compagnies d'assurance d'abord « mutualisent » les risques, puis placent l'argent que leurs assurés leur versent (prime). En effet, l'argent qui leur est versé n'est pas reversé immédiatement à l'assuré : il faut que le risque assuré se réalise, ce qui n'arrive parfois jamais.
Ces grosses sommes d'argent placées peuvent rapporter des intérêts et assurer (!) ainsi aux compagnies des revenus confortables et cela même si elles doivent ensuite reverser un capital à un assuré ayant subi un accident.
Toutefois, on comprend aisément que si un risque se réalise simultanément pour un grand nombre d'assurés (intempéries, catastrophe naturelle, etc.), l'argent que doit verser l'assureur peut venir réduire fortement ses perspectives de gains. C'est le cas s'il doit débloquer des avoirs bloqués pour régler les victimes d'une tempête. L'assureur augmentera alors le montant des primes à venir de ses clients afin de reconstituer le capital consacré aux indemnisations.
Enfin, une dernière possibilité est offerte aux assureurs : ils peuvent réassurer (avec bien entendu franchise de leur part) leurs propres risques auprès de compagnies plus importantes ; c'est la réassurance.
Au milieu des années 1970, un automobiliste assuré de la MAIF provoqua involontairement le télescopage de deux trains, bloquant pendant plusieurs semaines le trafic entre Nancy et Paris (qui dut être détourné à grands frais par Troyes ou Sedan). Le plafond de réassurance de la MAIF fut atteint, et l'augmentation des cotisations annuelles (dites on ne sait pourquoi « primes ») fut à peine perceptible par les assurés.
Il est significatif de constater que la Lloyd's, assureur du Titanic (!), honora ses engagements et que ce débours important ne menaça pas son existence. Cette compagnie existe encore aujourd'hui, bien que ses tarifs soient élevés.
Hasard, jeux et assurance
Curieusement, les activités de jeux de hasard (loteries, etc.) sont similaires à l'assurance : il y faut un aléa : dans les deux cas, on paye une petite somme, et si un événement rare se produit, on reçoit une grosse somme. La différence est que l'assurance couvre les risques "négatifs , de perte, et la loterie au contraire des risques positifs, spéculatifs
Il est important dans les deux cas que l'événement soit assez rare, et que, pour ce qui concerne l'assurance, le fait d'être assuré ne modifie pas les comportements face aux risques (aléa moral), sinon l'assureur n'équilibre plus ses comptes.
Certains cas comme les cambriolages, vols de véhicules ou accidents de moto sont un peu particuliers, dans la mesure où la question n'y est plus de savoir si un événevemnt se produira, mais simplement quand il le fera.
Principales compagnies d'assurance
En Europe
Deux particularités européennes, tant pour l'assurance que pour la banque sont le développement de la bancassurance (groupes réunissant les deux métiers) et la forte présente de sociétes mutuelles. Echantillon de compagnies:
- Mutuelles (France)
- Maif
- Macif
- Maaf
Réassurance
- Swiss ré
- Munich ré
- Scor
- AIG
Dans le monde
Finance
L'assurance en finance laisse place à la notion de couverture de risque par des instruments financiers adaptés qu'offre le marché financier.
Voir aussi
- Risque assurable, sinistralité, types de contrats d'assurances
- les assurances en Belgique sur Wikinations.be
