11 septembre 2001
simple:September 11, 2001 attacksWTC-remnant.jpg
| Sommaire |
Les attentats
Ce jour-là, les États-Unis subissent une attaque terroriste d'envergure. Quatre avions de ligne sont détournés simultanément, dans la matinée, par des commandos composés en tout de dix-neuf terroristes :
- deux sont précipités sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York (qui se sont ensuite effondrées, ainsi que plusieurs tours voisines moins hautes, dont la tour 7 du WTC qui était un bâtiment de la CIA [1], dynamité le soir à la demande de Larry Silverstein, bailleur du WTC, comme il l'expliquera en janvier 2004) ; se produit également une explosion dans la tour 6 du WTC à 8 h 4 [2], bâtiment regroupant plusieurs administrations ;
- un tombe sur une aile du Pentagone ;
- un s'écrase en rase campagne, près de la ville de Pittsburgh en Pennsylvanie, suite à l'intervention des passagers contre le commando terroriste ; on imagine que sa cible était à Washington, peut-être la Maison Blanche.
Bilan
2 986 personnes périrent à cette occasion dont 236 étrangers, plus de 80 personnes sont officiellement portées disparues :
- New York, World Trade Center : 2 595 morts dont 343 pompiers et dans les tours elles-mêmes; vol 11 d’American Airlines : 92 morts; vol 175 d’United Airlines : 65 morts.
- Washington, Pentagone : 125 morts dans le bâtiment; vol 77 d’American Airlines : 64 morts.
- Pennsylvanie : vol 93 d’United Airlines : 45 morts.
L'émotion mondiale
Mémorial_11_septembre.JPG
Peu d'événements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens des jeux Olympiques de Münich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des événements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de gens a été tournée vers le nord-est des États-Unis.
Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les États-uniens. Après des décennies où le peuple états-unien s'est essentiellement considéré comme « à distance » du terrorisme mondial (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours et celui de la ville Oklahoma City, et d'autres sur les ambassades à l'étranger, ils étaient rares).
Les attentats ont été dénoncés par les médias états-uniens et le gouvernement comme une agression externe et venant du Moyen-Orient, région riche en pétrole, ressource dont l'économie des États-Unis, très consommatrice, est fortement dépendante. Certains commentateurs ont comparé cet événement à l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des événements qui a beaucoup joué dans la perception de traîtrise) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles est flagrante pour la plupart des observateurs. Certains ont comparé ces deux événements, car pour tous deux, rien n'a été fait pour éviter la tragédie.
Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368, proposée par la France, condamnant ces actes terroristes ; extraits :
1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ;(source : résolution 1386)
2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.
Responsabilités et polémiques
Les causes
Cette attaque est attribuée, par la communauté internationale, au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden et revendiqué par ce dernier au nom du réseau Al-Qaïda. Cette organisation a été créée par le milliardaire Oussama Ben Laden lequel avait été recruté avec d'autres durant la guerre froide pour chasser l'Union Soviétique d'Afghanistan.
D'après des documents vidéo saisis lors de la guerre d'Afghanistan contre Al-Qaïda et ses alliés les Talibans (dirigeants du pays), Oussama Ben Laden indiquait que l'opération avait réussi au-delà de ses espérances.
Le jeudi 24 juillet 2003, le Congrès américain publie le rapport de la commission spéciale d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Ce rapport aurait été expurgé de vingt-huit pages dans lesquelles, d'après un sénateur, seraient mis en cause certains hauts ressortissants saoudiens.
Une association créée par les familles des victimes et accompagnée de diplomates et historiens accuse les sénateurs qui ont rédigé ce rapport, de masquer la vérité et de cacher des preuves qui impliqueraient des personnalités saoudiennes haut placés.
Les 19 terroristes responsables des attentats étaient Mohammed Atta, Fayez Banihammad, Ahmed al-Ghamdi, Hamza al-Ghamdi, Saeed al-Ghamdi, Hani Hanjour, Nawaf al-Hazmi, Salem al-Hazmi, Ahmed al-Haznawi, Ziad Jarrah, Khalid al-Mihdhar, Majed Moqed, Ahmed al-Nami, Abdulaziz al-Omari, Marwan al-Shehhi, Mohand al-Shehri, Wail al-Shehri, Waleed al-Shehri, Satam al-Suqami.
Théories du complot
Certains observateurs d'extrème gauche, comme Thierry Meyssan du Réseau Voltaire, ont cru voir des incohérences dans la version retenue par la communauté internationale et ont fourni une explication différente de cette journée, qui serait, selon certains d'entre eux, un complot du gouvernement américain. La plupart de ces thèses s'appuyent sur l'efficacité des terroristes (des pilotes amateurs capables de manœuvrer avec précision des Boeing), les réactions à chaud du gouvernement (le Président impassible alors qu'on lui annonce la nouvelle, l'identification très rapide de Ben Laden comme responsable) et le secret défense instauré aussitôt par les autorités.
Ainsi pour Michael Moore, le gouvernement républicain aurait envoyé des avions vides frapper les villes démocrates de New York et Washington DC pour ensuite justifier la mise en place de lois liberticides (Patriot Act), l'augmentation des dépenses militaires et l'invasion de pays riches de pétrole (Irak).
Pour Thierry Meyssan, aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone.
Pour Eric Laurent, un inlassable détracteur des Bush depuis la guerre du golfe de 1991, un délit d'initié serait en cause. Le cours des actions de certaines sociétés s'est en effet effondré la semaine précédant l'attentat, dont en premier lieu les actions de la banque Morgan Stanley qui occupait plusieurs étages du World Trade Center. Il est plausible que des mouvements financiers dus à un petit nombre d'initiés (banques islamistes proches d'Al-Qaïda, par exemple) aient provoqué, par effet d'entraînement, une rumeur défavorable apte à provoquer ces baisses de cours.
De plus, différents éléments d'enquête ont systématiquement été bloqués par le gouvernement, dans la commission d'enquête. 31 pages ont été purgé du rapport de la commission sur les événements.
Plus certainement, l'organisation des sapeurs-pompiers de New York (le FDNY, Fire Department City of New York) a également été mise en défaut : certains sapeurs-pompiers sont montés dans les tours jumelles sans ordre de leur hiérarchie, les communications radio ne passaient pas dans les bâtiments en raison de la structure métallique et les personnels engagés n'ont pas reçu l'ordre d'évacuation.
Suites politiques
L'émoi provoqué par les attentats, a produit des réactions de tous ordres :
- réactions de sympathie provenant d'une grande partie du monde
- réactions beaucoup plus mitigées d'une partie de la population mondiale, notamment chez les penseurs, intellectuels, ou partisans d'une gauche moins libérale
- réactions très mitigées d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une victoire contre l'impérialisme américain par certains groupes ou certaines populations plus ou moins proches de l'islamisme
- déclaration de la guerre au terrorisme par le Président George W. Bush avec un durcissement des législations notamment contre le crime organisé et des contrôles aux aéroports. Plus généralement accélération des mesures de filtrage aux frontières y compris par des documents plus sécuritaires et de la coopération internationale sur le contrôle des flux monétaires.
- renversement du régime taliban par les forces armées américaines, britanniques, françaises, et autres (l'Afghanistan taliban étant désigné comme le siège opérationnel d'Al-Qaïda) ; voir histoire de l'Afghanistan.
- renversement du régime de Saddam Hussein par les forces armées américaines et britanniques, occupation de l'Irak en vue d'organiser sa transition vers un nouveau régime plus démocratique (donc les shiites par rapport aux sunnites) et plus favorable aux intervenants occidentaux (l'Irak de Saddam Hussein étant désigné comme un soutien actif du terrorisme international et le détenteur d'armes de destruction massive malgré l'opinion contraire de l'ONU) ; voir polémique à propos des armes de destruction massive, États-Unis, élection présidentielle, Guerre en Irak (2003-2004).
Suites économiques
La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle spéculative en l'an 2000).
L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l’Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l’inquiétude et la paranoïa.
Les primes d'assurance des immeubles ont fortement augmentées.
La conception des immeubles de grande hauteur a été révisée sans aller jusqu'à la protection du 101 de Taiwan.
Déblayage des sites des attentats
Wtc-2004-memorial.jpg
Le déblayage a commencé très rapidement malgré l'énormité de la tâche et le nuage d’amiante. Il s'agissait simultanément de retrouver les corps des victimes (ou plus précisément de les identifier par analyse de l'ADN des restes humains), et de rendre les lieux à un usage apaisé (au Pentagone comme à New York). L'ancien site du World Trade Center est rebaptisé ground zero.
En 2004, le site des tours jumelles est essentiellement déblayé et prêt à accueillir une nouvelle structure pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour reconstruire un mémorial, mais aussi un lieu de vie et d’activité rémunérée.
Chaque veuve de pompier, qui était d'une situation sociale modeste, a reçu près de 2 millions de dollars. Pour l'anecdote, plusieurs se sont remariées avec un « combattant du feu » qui a divorcé de son conjoint.
Voir aussi
Article connexe
Bibliographie et filmographie
Livre
- 11 septembre — Rapport de la commission d'enquête (Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis), ouvrage collectif, éd. des Équateurs, 2004
- 11-9 : autopsie des terrorismes de Noam Chomsky, Serpent à Plumes, 2001
- L'Effroyable Imposture par Thierry Meyssan - défend la thèse selon laquelle aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone
Film
- 9'11"01 September 11, réalisé par 11 réalisateurs internationaux.
- Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (2004) est un plaidoyer contre la récupération politique par la maison Blanche des attentats du 11 septembre et une mise en garde vibrante contre le danger que représenterait l'administration Bush non seulement pour la démocratie américaine mais aussi pour la paix dans le monde. Palme d'Or du Festival de Cannes 2004.
Liens externes
- (en) (fr) 911 investigations est la plus importante base documentaire consacrée aux attentats du 11 septembre. Ce site est géré par le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan.
- (fr) Le site web du Centre International de Recherches et d’Etudes sur le Terrorisme et l’Aide aux Victimes du Terrorisme
- (en) septembereleventh.org Site d'historiens, de diplomates et de membres des familles des victimes, menant une enquête independante, et reclament la possibilitée pour la justice de voir tous les éléments d'enquête.
- (fr) Encyclopédie du 11 septembre 2001
- (fr) « 11-septembre : le grand bluff ? », une analyse matérialiste fouillée écrite par un historien
- (fr) « The New Pearl Harbor », une présentation d'ensemble écrite par un universitaire
- (fr) Déscription du World Trade Center sur insecula.com
- (en) Screenshot Archive of 250 Online News Sites on September 11
- (fr) « Bin Ladin Determined to Strike in US »: Traduction en français du mémo du 6 août 2001
- (fr) Libération à propos du délit d'initié
- (fr) La guerre à la drogue après le 11 septembre
- (fr) Une contre-enquête sur l'attentat contre le Pentagone du 11 septembre 2001 montrant l'absence d'imposture
Points de vue méticuleux qui n'ont pas encore donné lieu à des réponses argumentées
"11-septembre: le grand bluff ?".
Livres gratuits dont le classique de David Ray Griffin, mentionné brièvement par le Washington Post et apparu récemment sur C-Span.
