Auguste Comte
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Isidore Marie Auguste François Xavier Comte, né le 17 janvier 1798 à Montpellier, décédé le 5 septembre 1857 à Paris est un philosophe français, positiviste, précurseur de la sociologie (il est l'inventeur du terme). Comte a été disciple de Saint-Simon.
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Doctrine : le positivisme
Le positivisme a l'ambition de se débarrasser de la métaphysique.
Pour Auguste Comte, le positivisme est lié à l'émergence de l'âge de la science caractéristique de « l'état positif » qui succède, dans la « loi des trois états », à « l'état théologique » et à « l'état métaphysique ».
La doctrine positiviste est liée à la confiance dans le progrès de l'humanité et à la croyance dans les bienfaits de la rationalité scientifique. La connaissance doit reposer, selon Comte, sur l'observation de la réalité et non sur des connaissances a priori. Le positivisme constitue donc une systématisation de l'empirisme accompagné d'une sorte de religion de la science fondée sur un déterminisme mécaniste.
Cependant la position de Comte est ambiguë. D'une part, il affirme qu'une proposition ne peut avoir de sens si elle n'est pas réductible à l'énoncé d'un fait ; d'autre part, il critique l'empirisme et se réclame de Kant et de Leibnitz pour affirmer qu'existent chez l'homme des « dispositions mentales » spontanées.
Théorie : la loi des trois états
L'état théologique
Appelé aussi âge théologique ou « fictif », il correspond à celui de l'âge de l'enfance de l'humanité ; dans lequel l'esprit recherche la cause des phénomènes soit en attribuant aux objets des intentions (cf. fétichisme), soit en supposant l'existence d'êtres surnaturels (religion polythéiste) ou d'un seul Dieu (monothéisme).
L'état métaphysique
Appelé aussi âge métaphysique ou « abstrait », il correspond à celui de l'adolescence de la pensée ; dans lequel les agents surnaturels sont remplacés par les forces abstraites :
- la « Nature » de Spinoza,
- le « Dieu géomètre » de Descartes,
- la « Matière » de Diderot,
- la « Raison » du siècle des Lumières.
Cette époque est un progrès par rapport à la pensée anthropomorphique antérieure. Mais la pensée reste prisonnière de concepts philosophiques abstraits et universels. On rapporte la réalité à des principes premiers. C'est la « Méthode du philosophe », écrit Auguste Comte.
L'état positif
Appelé aussi âge positif, il est décrit comme « l'état viril de notre intelligence ». L'esprit positif rejette la recherche du « pourquoi ultime » des choses pour considérer les faits, « leurs lois effectives, c’est-à-dire leurs relations invariables de succession et de similitude » (Cours, I). Le recours aux faits, à l'expérimentation, à l'épreuve de la réalité est ce qui permet de sortir des discours spéculatifs. C'est le premier principe du positivisme. Alors que l'esprit métaphysique recourt à des concepts éternels et universels, qu'elle ne soumet pas à la réalité, l'esprit positif lui confronte les hypothèses au monde réel.
La sociologie chez Auguste Comte
Pour lui, elle est l'intégration des acquis des autres sciences pour affronter l'objet le plus complexe qui soit :
- La « Société Humaine ».
La sociologie permet de connaître à la fois les lois d'organisation de la société (« statique sociale ») et celle de son évolution (« dynamique sociale »). Avec la sociologie, Auguste Comte pense aussi résoudre les problèmes sociaux. Car son but sera aussi de résoudre le problème de l'organisation sociale : « Savoir pour prévoir, prévoir pour pouvoir ».
Citations
- « Le caractère fondamental de la philosophie positive est de regarder tous les phénomènes comme assujettis à des lois naturelles invariables, dont la découverte précise et la réduction au moindre nombre possible sont le but de tous nos efforts, en considérant comme absolument inaccessible et vide de sens la recherche de ce qu'on appelle les causes soit premières, soit finales ».
(Extrait de Cours de philosophie positive, 1830-1842, volume I, 16)
Sa devise « Ordre et progrès » figure sur le drapeau brésilien (Ordem e progresso)
Son héritage
- David Hume
- Marquis de Condorcet
- Joseph De Maistre
- Louis Bonald
- Xavier Bichat
- Franz Joseph Gall
Son influence
Bibliographie
- Cours de philosophie positive (1851-1854) (Texte)
- Catéchisme positiviste ou sommaire exposition de la religion universelle (1854) (Gallica)
