Auto Union

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Auto Union, la naissance

Jörgen Skafte Rasmussen, PDG de DKW, a alors l'idée, en août 1932, de fédérer quatre vieilles marques automobiles allemandes sous le sigle Auto Union AG. En fait ce processus de concentration avait été amorcé en 1928 lorsque la Société Motorenwerke J-S Rasmussen AG (en fait DKW) de Zwickau en Basse-Saxe, absorba une entreprise voisine, Audi.

NB. l'ogre était en fait Mercedes. Ce consortium de quatre marques regroupe :

Audi

-modèle phare : la « 14/35 HP », produite de 1912 à 1921. Ce modèle qui disposait d'un excellent rapport poids/puissance connut, dans sa version course, l'Alpensieger, de nombreux succès sportifs. La période des grands succès fut sans conteste celle qui coïncida avec la présence personnelle et constante de Horch, génie de la mécanique tout comme Porsche. Au succès technique mérité de ses voitures, il ajoutait son omniprésence par une participation assidue aux compétitions tant comme conducteur enthousiaste qu'entraîneur d'une équipe de pilotes dont faisaient partie d'ailleurs ses propres ingénieurs. Il unissait à ces qualités celles de constructeur sérieux et d'excellent ingénieur. À un journaliste qui lui en faisait la remarque, il répondit: « Certainement, dommage cependant que je ne sois pas aussi doué pour les basses intrigues des conseils d'administration » (voir Horch & Co ci dessous) De 1911 à 1914, la société Audi participa à la Coupe des Alpes, alors terrible course d'endurance de 2400 km qu'elle remporta trois années de suite, en 1912, 1913 et 1914! Même, le simple fait de ne pas avoir eu de pénalisations en 1911, fut ressenti comme une première victoire et donna à Audi, son image de constructeur sportif.

DKW

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Son modèle phare fut la P15, produite de 1928 à 1939. Cette voiturette était livrable en deux versions : un roadster et un cabriolet deux places. Elle était équipée à l'origine d'un moteur très particulier, le Pfaffrath, (dont la conception remontait à 1921). C'était, un bi-cylindre deux temps d'une cylindrée de 600 cm³. Elle connut par la suite de nombreuses versions et de nombreuses motorisations. Ce moteur Pfaffrath passa du 2 cylindres au 4 cylindres et fut (sans retenue et même sans vergogne) appelé le « 4 = 8 » dans les catalogues de l’époque. Car pour DKW la puissance développée par un quatre cylindres deux temps étaient identiques à celle d’un huit cylindres quatre temps... Assurément cet argument purement commercial ne tient pas devant une étude technique, un tant soit peu sérieuse... Ce disant, le moteur Pfaffrath quatre cylindres fut proposé dans les cylindrées et puissances suivantes : -780 cm³ (alésage/course 60 X 68) 20 ch à 3200 t/min, -980 cm³ (alésage/course 68 X 68) 25 ch à 3500 t/min, -1054 cm³ (alésage/course 70 X 68.5) 32 ch à 3800 t/min (à partir de 1935). Malgré certains aspects remarquables (puissance, légéreté, facilité d'entretien,…) il avait trois inconvénients : le bruit du deux temps, des reprises difficiles génératrices d'à-coups et surtout une forte consommation d'essence. Au point que DKW signifiait dorénavant, dans l'esprit du public: « Der Kunde Weint », (le client pleure)...

Horch & Co

C'est avec cette voiture, la première équipée d'un moteur à soupapes en tête que Stöss, avocat à Zwickau gagna l'une des courses internationales les plus prestigieuses de l'époque, la Herkomer en 1906. August Horch a imposé d'emblée la philosophie de la marque. « Je me suis efforcé en toutes circonstances, de ne construire que des voitures solides et de qualité », tel était son leitmotiv. La marque Horch demeura liée à son nom aussi longtemps qu'elle exista. Le quatre cylindres de Zwickau n'existait tout d'abord qu'en deux modèles, l'un de 22, l'autre de 40 ch, avec des cylindrées respectives de 2,6 et 5,8 litres. Les voitures se distinguaient par le luxe de leur équipement et la robustesse de leur technique.

Le 16 juin 1909, alors même que sa firme avait acquis une certaine renommée, victime d'un désaccord avec Fritz Seidel, le directeur technique et Heinrich Paulmann le directeur commercial, Horch fut brusquement évincé de la direction de la société qui portait son nom. Le prétexte en était que les nouvelles six cylindres n'avaient pas remporté de victoires dans les grandes épreuves de 1907, mais en réalité le différend avait des racines plus profondes : Horch fut mis en minorité au conseil d'administration. Après le départ de Horch, Seidel, responsable de fabrication, et Heinrich Paulmann, directeur technique, vécurent longtemps sur l'héritage Horch qu'ils venaient de s'accaparer. Pour plus de sûreté, ils s'empressèrent de déposer plus de 13 marques de fabrique (ce nombre passa même à 26 avant le 10 janvier 1910) reprenant le nom de Horch - dont : Originalhorchwagen, Autohorch, Horchoriginal, Horchuk, Horchol, Horcher, etc. On avait même fait protéger le nom de A. Horch. Horch avait, pour sa part négligé tout cela et n'avait donc plus aucune chance de diriger une nouvelle entreprise en son nom. Même la devise d'August Horch « Bon et fort » demeura le fer de lance de Seidel et Paulmann.

Wanderer Verke AG

Spécialisé dans la production de motos et de voiturettes. Son modèle phare fut la « la Puppchen (la poupée) », produite de 1912 à 1927. Avant d'être absorbée, elle revendit tous ses brevets à NSU Jörgen Skafte Rasmussen est donc l'homme qui fédéra l'« Auto-Union ». Mécanicien c'était un grand ami d'August Horch et d'un autre ingénieur, un certain Ferdinand Porsche qui d'ailleurs travaillait chez lui. Lors de la fusion, en 1932, outre le patrimoine industriel c'est sans doue le plus beau « cadeau » que la Wanderer fit au nouveau groupe. Les trois hommes qui avaient les mêmes passions, un peu le même caractère, fougueux, indépendants, francs, peu doués pour l'intrigue, se comprenaient et s'estimaient mutuellement. Cependant comme l'a dit plus tard, Otto Hahn: « Si Horch et Rasmussen étaient de vrais génies de la mécanique, Porsche en était le dieu ».

Sources

Sources externes

See also: Auto Union, 1849, 1878, 1899, 1905, 1910, 1912, 1915, 1917, 1921