Avoué
Au Moyen Âge, l'avoué était un laïc dirigeant les vassaux d'une institution ecclésiastique, généralement une abbaye ; son rôle était similaire à celui du vidame.
Les rois de France étaient avoués de l'abbaye de Saint-Denis. Godefroy de Bouillon, premier souverain latin de Jérusalem, prit le titre d'« avoué du Saint-Sépulcre ».
Sens moderne
Depuis le XIXe siècle, l'avoué était en France un juriste chargé de la représentation (postulation) auprès des tribunaux, au côté de l'avocat qui était chargé de plaider. Les professions d'avocat et d'avoué ont été fusionnées en 1971.
Aujourd'hui, l'avoué est un officier ministériel chargé de représenter et de conseiller devant une cour d'appel.
Les avoués sont nommés par le Garde des Sceaux et prêtent serment devant la Cour d'Appel. Leur compétence est limitée au ressort de la cour d'appel auprès de laquelle il ont été institués pour exercer leur ministère. Ils peuvent être désignés afin de représenter des justiciables bénéficiaires de l'aide juridictionnelle.
La représentation par avoué est exigée dans la plupart des affaires civiles et commerciales examinées par la cour d'appel, elle ne l'est pas en matière pénale, sociale et de baux ruraux.
L'avoué est chargé d'effectuer tous les actes nécessaires à la procédure (la postulation), de faire connaître les prétentions de son client et de conclure en son nom (la rédaction des conclusions).
A la différence d'un avocat, l'avoué ne plaide pas.
Un avoué peut effectuer des consultations juridiques.
