Bataille de Valmy
La bataille de Valmy, ou plutôt la canonnade, s'est tenue le 20 septembre 1792 entre la Prusse et la France pendant la Révolution française.
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Préalable
Après que la France a déclaré la guerre à l'Autriche le 20 avril 1792 les forces anti ou contre révolutionnaire envahirent la France le 18 août 1792. Une troupe combinée de la Prusse, de l'Autriche, de Hessois et d'émigrés sous le commandement du Duc de Brunswick, représentant du roi Frédéric Guillaume II de Prusse. Les commandants en chef des armées françaises devinrent suspects et, avant qu'une action sérieuse puisse être entreprise, les trois armées de Rochambeau, de Lafayette et de Luckner furent réparties entre les généraux Dumouriez et Kellermann.
Les alliés prirent rapidement Longwy et marchèrent lentement vers Verdun, qui était indéfendable. Le commandant, le colonel Beaurepaire, se suicida de désespoir, et la place se rendit le 3 septembre 1792. Brunswick continua alors sa marche vers Paris et s'approcha des défilés de l'Argonne. Mais Dumouriez, qui entrainait ses nouvelles troupes à Valenciennes avec des actions fréquentes mais réduites dans le but d'envahir la Belgique, se porta vers l'Argonne par une marche rapide et osée presque sous les yeux de l'avant-garde prussienne, et barra la route de Paris, enjoignant Kellermann de l'assister depuis Metz. Kellermann bougea mais lentement, et avant qu'il arrive la partie nord de la ligne de défense avait été enfoncée. Dumouriez, non intimidé, changea le front pour faire face au nord, avec son aile droite dans l'Argonne et sa gauche s'allongeant vers Châlons-sur-Marne, et dans cette position Kellermann fit sa jonction à Sainte-Menehould le 19 septembre 1792.
Brunswick cependant avait passé les défilés du nord et pivoté pour couper Dumouriez de Châlons. À ce moment quand la manœuvre prussienne était presque achevée, Kellermann, commandant en l'absence momentanée de Dumouriez, fit avancer son aile gauche et prit une position sur le plateau adossé à un moulin entre Sainte-Menehould et Valmy.La bataille est marquée surtout par une intense canonnade au cours de laquelle la nouvelle artillerie française, construite par Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval marque sa supériorité. Le duc Charles de Brunswick donna l'ordre de la retraite. Il n'y a que 300 morts côté français 184 chez les Prussiens
La retraite des Prussiens parut étonnante aux yeux des observateurs , aussi dit-on que le duc Charles de Brunswick aurait été acheté par Georges Danton avec les diamants de la couronne royale de France, volés quatre jours plus tôt (16 septembre 1793) au garde-meuble. Mais il faut aussi tenir comte du mauvaix temps, de l'état de santé médiocre des Prussiens (dysenterie).
