Bisexualité
Il ne faut pas la confondre avec l’androgynie, qui est la présence de caractères sexuels physiques des deux genres.
L’identité bisexuelle est parfois difficile à cerner du fait que certains homosexuels hommes et femmes, tout en se revendiquant comme tels, entrent de fait dans le schéma hétérosexuel imposé par la société. On peut également considérer que cette ambiguïté est la conséquence de leur parcours personnel et se demander si elle est permanente ou pas. Il est par exemple difficile de déterminer si l’on doit dire d’Oscar Wilde qu’il était homosexuel ou bisexuel. Dans le cas, d’une véritable bisexualité, il est difficile à un bisexuel d’assumer socialement son identité dans la mesure où la société, construite sur le modèle hétérocentriste, et la communauté homosexuelle considèrent qu’un choix doit être fait et qu’une situation apparemment intermédiaire n’est pas tenable. Dès qu’un bisexuel s’installe avec une personne, d’un sexe ou d’un autre, il est alors considéré comme appartenant à une sexualité unique. Pour pouvoir affirmer sa bisexualité, il faut alors que la personne choisie accueille les relations de son conjoint avec une personne ou plusieurs du sexe opposé. La biphobie est une tendance à refuser au bisexuel le sentiment amoureux pour un unique individu, alors qu’il revendique son attirance pour les deux sexes tout en choisissant de vivre avec une seule personne.
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La bisexualité
La bisexualité est une orientation sexuelle caractérisée par l’amour romantique ou le désir sexuel pour les membres des deux sexes, en contraste avec l’homosexualité, l’hétérosexualité, et l’asexualité.
Les termes pansexuel , omnisexuel et pomosexuel en sont des synonymes. Les bisexuels peuvent avoir des relations simultanées avec des partenaires de n’importe quel sexe, pratiquer la monogamie en série avec des partenaires de l’un ou l’autre sexe, avoir des relations avec des partenaires d’un seul sexe ou pratiquer la chasteté. La bisexualité se réfère aux désirs et au concept de soi, pas nécessairement au comportement.
La bisexualité définirait une personne qui n’est ni exclusivement hétérosexuelle, ni exclusivement homosexuelle, mais dont la préférence est typiquement réprimée (voir Alfred Kinsey). Beaucoup de bisexuels se considèrent comme gays ou lesbiennes (ou une partie de la communauté de LGBT) .
L’orientation bisexuelle se situe entre les deux orientations sexuelles d’homosexualité et d’hétérosexualité et peut être une combinaison unique de caractéristiques. Un autre point de vue de la bisexualité est que l’homosexualité et l’hétérosexualité sont monosexualités, tandis que la bisexualité comprend toutes les orientations monosexuelles.
Terminologie
Pansexuel, omnisexuel et pomosexuel (« post-moderne » - sexuel) sont des néologismes qui se réfèrent également aux gens qui sont attirés par plus d’un sexe. Au lieu d’attraction sexuelle « des deux » ou « bi », ils se réfèrent à l’attraction à tout ou « omni » et sont souvent utilisés par ceux qui souhaitent exprimer leur compréhension et leur acceptation de toutes possibilités de genre y compris transgenre et intersexe. Pansexualisme inclut parfois une attraction pour les activités sexuelles moins courantes, telles que le BDSM.
Trysexual (parfois « trisexuel ») est un néologisme et un jeu de mots sur « bisexuel » et l’anglais to try « essayer ». Il est utilisé comme un terme amusant pour quelqu’un qui essaiera toute expérience sexuelle au moins une fois.
Les gens qui ne sont pas bisexuels sont soit « monosexuels » (attirés par seulement un sexe) soit asexués (attirés par aucun sexe).
La prédominance de la bisexualité
Quelques études, notamment le Comportement sexuel du mâle humain (1948) et le Comportement sexuel de la femelle humaine (1953) d’Alfred Kinsey ont prouvé que la majorité de gens ont l’air d’être au moins un peu bisexuels. La plupart des gens ont quelque attraction pour les deux sexes, bien que d’habitude un sexe soit préféré. Selon Kinsey, seulement environ 5-10% de la population peut être considérée être entièrement hétérosexuelle ou homosexuelle. Une plus petite minorité encore peut être considérée comme véritablement bisexuelle, c’est-à-dire, n’ayant pas de préférence distincte pour un sexe ou l’autre.
L’histoire de la bisexualité
La bisexualité a une histoire universelle. Les gens dans la plupart des sociétés connues ont montré des variables degrés de bisexualité ; et la plupart de ce que l’on appelle homosexualité dans les cultures anciennes est en fait une forme de bisexualité. (On doit noter que les termes d’hétérosexualité, bisexualité, et particulièrement d’homosexualité ne peuvent pas être appropriés dans un contexte historique. Dans la plupart des sociétés anciennes, les comportements ont pu être considérés comme homosexuels sans que l’on ait pour autant utilisé de tels termes. De même, l’hétérosexualité et la bisexualité sont des concepts relativement modernes).
Par exemple, en Grèce ancienne les hommes entretenaient souvent des relations avec des personnes du même sexe, tout en ayant, néanmoins des épouses. La Rome ancienne, les pays arabes jusqu’au présent, la Chine et le Japon, tous affichent des modèles de comportement bisexuel. Peut-être l’exemple le plus célèbre et militariste est-il celui d'Alexandre le Grand qui avait beaucoup de femmes, mais aussi une relation sexuelle avec son ami proche Héphaïstion.On pourrait dire de même de la plupart des empereurs, qu'ils soient romains, japonnais shoguns, ou chinois. La bisexualité n'a donc ni de lieu ni d'époque !
Le Sparte ancien tolérait les relations de même sexe parmi les troupes tant que les hommes avaient aussi des femmes et des enfants. Le Spartiate pensait que les relations physiques entre le plus vieux et plus jeune soldats solidifieraient la loyauté de combat et encourageraient des tactiques héroiques car les hommes rivaliseraient pour impressionner leurs amants. Après que le jeune soldat ait passé un certain âge, la relation était supposée devenir asexuelle, mais on ne sait si cela était vraiment le cas.
Dans le monde arabe moderne, les relations entre hommes du même sexe sont très fréquentes ; quelques sources le décrivent comme près d’ubiquiste. Ceci perdure malgré les prohibitions contre le comportement homosexuel ainsi que les peines sévères qui y sont afférantes, parfois, la peine de mort. Bien que le comportement bixexuel soit admis parmi les Arabes, à condition toutefois que les hommes remplissent leur devoir d'époux et de père, cette tendance reste très secrete et une déclaration ouverte révélant une préférence homosexuelle serait inacceptable. De cette façon, la bisexualité dans le monde arabe est un peu similaire à la culture « down-low » courant dans quelques communautés afro-américaines.
La bisexualité dans la Culture de l’Ouest
Les gays et lesbiennes ont parfois adopté l’étiquette « bisexuel(le) » de façon à garder le privilège de l’hétérosexualité. En découle l’idée reçue que tous ceux qui s’identifient comme bisexuel(le) sont en réalité des gays ou lesbiennes ayant peur de l’admettre. Cette idée fausse souvent évidente dans la culture populaire, dans les film, la télévision et la musique explique un des adages de la culture gay : «Bi maintenant, gay plus tard ».
Beaucoup de bisexuels ne se sentent de véritable place ni dans la communauté gay ni dans le monde hétérosexuel. Parce qu’ils ont tendance à rester invisibles au public (vivant sans attirer de l’attention des sociétés homosexuelles et hétérosexuelles), quelques bisexuel(le)s ont formé leurs propres communautés et leurs propres mouvements.
Biphobie est un néologisme exprimant l’idée que les gens sont soit hétérosexuels soit homosexuels, ou indiquant la désapprobation de la bisexualité. Les personnes bisexuelles peuvent être aussi la cible d’homophobie.
Le drapeau de la fierté bisexuelle
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Le drapeau de la fierté bisexuelle
Pour plus de visibilité et pour créer un symbole pour le rassemblement de la communauté bisexuelle, Michael Page a créé le drapeau de la fierté bisexuelle.
Le drapeau bisexuel a une raie rose ou rouge en haut pour l’homosexualité, une raie bleue en bas pour l’hétérosexualité et violette au milieu pour représenter la bisexualité, le violet étant la combinaison du rouge et du bleu.
Liens externes
- Projet Androphile, histoire et culture de l’homosexualité et de la pédérastie.
