Borderline

Présentation

"Il s'agit de gens, pour la plupart des femmes, qui ont grandi avec le sentiment de ne pas avoir reçu l'attention et l'appui qui leur revient. Ils en sont révoltés et ils cherchent des chemins pour compenser cela dans leurs relations. Ils ont des attentes élevées et, quand leurs besoins sont à nouveau abandonnés ils y répondent avec de la colère et du désespoir." John Gunderson, docteur américain.

La durée d'une humeur chez une personne avec des dépressions ou avec un trouble bipolaire peut atteindre plusieurs semaines. Le malade peut vivre aussi des accès de peur, de colère ou de dépression qui souvent ne durent que quelques heures jusqu'à quelques jours. De tels accès d'humeur peuvent apparaître ensemble avec des pertes de contrôle des impulsations (par exemple de l'agression impulsive), un comportement auto-agressif ou l'abus de drogues ou d'alcool. Ça peut mener par exemple à des dépenses d'argent excessives, à des crises de boulimie ou à des pratiques sexuelles à risques.

Il peut y avoir des troubles de perception et de la conscience menant à des changements fréquents de buts à long terme, de plans de carrière, de métiers, d'amitiés, de valeurs et même de l'identité sexuelle. Les patients racontent souvent qu'ils « ne peuvent pas se ressentir ». Souvent ils se sentent étrangers vis-à-vis d'eux-mêmes. Il y a des symptômes dissociatifs très forts.

Quelquefois des personnes borderline se sentent sans valeur ou mauvais.

Souvent ils se sentent vides et ennuyés et ils n'ont pas de sens pour qui ils sont. De tels symptômes apparaissent surtout parmi les malades qui se sentent seuls ou isolés. Cela peut mener à des tentatives désespérées d'éviter des situations de solitude.

Un comportement auto-agressif jusqu'au suicide peut être symptomatique pour cette maladie. Une haine de soi-même, l'incapacité de dissoudre des tensions soudainement apparues et un sentiment de ne plus se sentir causent cette auto-agression. La personne cogne sa tête contre le mur, se griffe avec ses ongles ou ouvre son visage ou ses bras avec une lame à rasoir. Il y a aussi un grand danger d'auto-blessure ou de suicide lors d'une euphorie.

Comportement social et couple

Les relations humaines du patient sont souvent très instable. Ceci est en rapport avec son image de lui-même troublée. Ainsi même des liens émotionnels intenses n'empêchent pas que la position vis-à-vis des membres de la famille, d'amis ou de partenaires soudainement tourne d'idéalisation (admiration et amour fort) en dépréciation.

Quand le patient est traité de façon injuste (que cela soit réellement ou pas) il réagit souvent violemment et impulsivement et ne trouve, des jours et des semaines durant, pas d'issue à son univers d'idées de vengeance, de reproches vis-à-vis de lui-même et de haine de soi-même. Beaucoup de gestes des autre sont interprétés faussement ou qualifiés comme hostile dès par une sur-interprétation. Ils sont toutefois intensément analysés et examinés par rapport à leur contenu de « signaux ». C'est une position d'attente générale d'humiliations qui en est la raison. Le patient a des difficultés d'interpréter justement le comportement des autres parce que sa sensibilité concernant l'injustice mène souvent à des surréactions. Ainsi c'est difficile pour lui d'estimer quelle réaction serait la bonne à une situation actuelle.

Déjà des petits riens déclenchent des impulsations d'émotions des plus forts que le malade n'arrive pas à mettre en relation avec leurs causes, conduisant ainsi à de violentes implications émotionnelles. Quand il s'engage dans un lien étroit le patient a tendance à idéaliser l'autre personne. En cas de conflit, cependant, il est capable de passer dans l'autre extrême. Souvent il met terme à une relation étroite, tout au moins temporairement.

Il y a un rapport entre la peur d'être quitté et la difficulté de se sentir émotionellement lié à une personne- clé quand celle-ci est absente ("constance d'objet insuffisante"). Cela aboutit à un sentiment d'être quitté et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes il peut y avoir des menaces de suicide ou des tentatives de suicide.

Liens externes

See also: Borderline, Dépression, Trouble de la personnalité, John Gunderson