Bounty

Bounty (H.M.A.V)

His Majesty's Armed Vessel Bounty.

Le Bounty ou plutôt la Bounty (pour respecter le terminologie britannique ou les noms de navire sont toujours féminins) est entrée dans l'histoire suite à la mutinerie d'une partie des membres de son équipage le 28 avril 1789.

Caracteristiques générales

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Section en coupe de la Bounty d'après une relation de William Bligh "Voyage dans les mers du sud", 1792

Histoire

Avant son achat par la Royale Navy, le 26 Mai 1787, la Bounty était un navire charbonnier du nom de Bethia.

Le 16 août 1787, le lieutenant de vaisseau William Bligh pris le commandement de la Bounty. Cette nomination n'était pas le fruit du hasard, la Royale Navy souhaitait envoyer une expédition à Tahiti, pour en ramener des plants d'arbre à pain, dans le but de nourrir à bon marché les esclaves des colonies des Antilles. Hors il se trouvait que Bligh était un excellent marin, qui avait servit comme maître d'équipage sur la HMS Résolution du célèbre Capitaine Cook.


Le Bounty appareille le 23 décembre 1787 ; le début de la traversée est marqué par une tempête qui oblige le navire à relâcher à Ténériffe pour réparer et réapprovisionner. A cette occasion éclate le premier conflit entre le capitaine Bligh et son équipage : suite à la disparition de fromages Bligh supprime la ration de fromage quotidienne. L'équipage grogne car il suspecte Bligh d'avoir détourné ces fromages à son profit.

Au cours de la traversée de l'Atlantique sud les mesures d'hygiène prises par Bligh permettent de ne déplorer aucun malade. Il fait ainsi procéder à la fumigation et à l'aération des entreponts, ainsi qu'au séchage des affaires personnelles.

Afin d'épargner les rations, Bligh décide de remplacer les deux livres quotidiennes de pain par une livre de citrouilles achetées à Ténériffe. La répugnance de l'équipage vis à vis des citrouilles avariées provoque un nouvel accès de colère de Bligh.

Chaque punition se concrétise par une série de coups de fouet administrée au fautif...

En avril le Bounty se présente au cap Horn. Pendant un mois entier, au milieu de la tempête, le Bounty essaie de passer le Horn. Les pompes sont mises en action toutes les heures. Au bout de trente jours de combat, Bligh jette l'éponge et ordonne de virer de bord afin de retraverser l'Atlantique pour rallier Tahiti en passant par l'Océan Indien.

Le 23 mai 1788, le Bounty passe le cap de Bonne Espérance où elle relâche durant un mois pour procéder aux réparations indispensables, permettre à l'équipage de prendre un peu de repos et compléter l'avitaillement.

Le 20 août le Bounty aborde les côtes de Tasmanie, à la pointe sud ouest de l'Australie, pour se réapprovisionner. Un matelot décède des suites d'une infection

Le 26 octobre 1788, après dix mois de traversée, le Bounty touche la pointe Vénus au nord de Tahiti après 27 086 milles nautiques (soient 50 163 km), à la moyenne de 108 milles (200 km) par jour. L'accueil des Tahitiens, qui se souviennent des passages de Cook et de celui du capitaine Bligh, est chaleureux.

Il convient de préciser (pour le respect de la vérité historique...) que l'accueil des Tahitiennes fut tout particulièrement apprécié par l'équipage …

Mais rapidement les vols continuels des Tahitiens (des " chapardeurs nés " d'après J.Cook) obligent l'équipage à surveiller le navire au mouillage. Néanmoins la douceur des insulaires, la facilité du troc et la beauté de l'île contrastent fortement avec la rudesse des épreuves que l'équipage venait de traverser et le caractère inflexible et coléreux du capitaine Bligh.

Habilement Bligh obtient de Tinah, le chef des tahitiens, l'échange de plants d'arbres à pain contre des hachettes, limes, vrilles, scies et des miroirs.

La traversée ayant été plus longue que prévue, Le Bounty arrive à la mauvaise période, et Bligh est contraint de prolonger son séjour sur l'île : la récolte des arbres à pain va durer 6 mois. Il seront conservés dans des pots et certains dans des paniers spéciaux, et placés dans l'entrepont du Bounty, spécialement aménagé pour ce transport un peu particulier.

Durant cette période l'équipage profitera de l'accueil des tahitiens, des festivités permanentes, du troc facile (quelques clous contre un cochon de lait…) et … de la "gentillesse" des tahitiennes.

Le chirurgien du Bounty, grand buveur, décédera durant cette période.

Quelques temps plus tard, la décision de Bligh de s'approprier tous les porcs que l'équipage ramène à bord provoque de nouveaux incidents. Les rapports entre Bligh et son équipage se dégradent un peu plus.

En janvier 1789 le capitaine d'armes et 2 matelots désertent dans le canot du bord en emmenant des armes, des munitions et des provisions. Pourchassés, ils se rendent le 22 janvier. Malgré leur repentir le capitaine Bligh les condamne à 24 coups de fouet pour le capitaine d'armes et 48 coups pour les matelots.

Cette punition est très mal acceptée par l'équipage. Les officiers subissent également les réprimandes de Bligh.

L'accès de colère suivant de Bligh est déclenché lorsque l'on découvre que des voiles ont moisies dans la soute (inondée par les pluies car elle n'était pas étanche). Bligh accuse l'équipage de négligence vis-à-vis de l'entretien des voiles. Les hommes sont démoralisés par toutes ces injustices.

See also: Bounty, Antilles, Arbre à pain, Maître d'équipage, Navire, Résolution, Tahiti, Tonneaux, William Bligh, Cook