Cannabis

Cannabis
Image manquante
Plants_de_cannabis.jpg
Plants de Cannabis
Classification classique
Règne: végétal
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Magnoliophyta ou
Angiospermes
Classe: Magnoliopsida ou
Dicotylédones
Sous-classe Hamamelidae
Ordre: Urticales
Famille: Cannabaceae
Genre: Cannabis
Références
ITIS 19108
classification phylogénétique
Règne: Plantae
Sous-règne: Tracheobionta
Division: Magnoliophyta
Classe: Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre: Rosales
Famille: Cannabidaceae
Genre: Cannabis
Nom binomial

Une seule espèce
Cannabis sativa
ou plusieurs espèces
Cannabis indica
Cannabis ruderalis
Cannabis americana
(selon les sources)

Le cannabis est le nom latin du chanvre, utilisé par abus de langage pour désigner le chanvre indien (Cannabis sativa ssp indica). Il est aussi connu (en tant que stupéfiant) sous le nom de marijuana ou, pour sa résine sous le nom de haschich (arabe: حَشيش [ḥašīš], foin; herbe) ; c'est l'une des différentes plantes dont le principe actif principal est le delta-9 tétrahydrocannabinol, ou THC. Le cannabis fait partie de la famille des Cannabinacées, et de l'ordre des Urticales. Il pousse sous la majorité des climats. La fibre résistante du cannabis porte le nom de chanvre et trouve de nombreuses applications, y compris la fabrication de vêtements, de corde et de papier.

Le mot latin cannabis vient du grec κάνναϐις kánnabis, « chanvre » ; le mot grec pourrait être un emprunt au scythe ou au thrace, voire au sumérien kunibu.

La plante a aussi donné son nom à la célèbre avenue de la Canebière à Marseille. En effet, cannebière (avec 2 n) désigne une plantation de chanvre. Selon certains, il y avait culture de chanvre à cet endroit ; selon d'autres, il ne s'agissait que de fabriques de cordes et de voiles liées aux activités du port. Au nord de la Loire, la plantation de chanvre est appelée chennevière, un terme que l'on retrouve dans des noms de lieux (Chennevières-sur-Marne) ou de personnes. Le terme employé aujourd'hui est chanvrière.

Sommaire

Pharmacologie

Bien que la principale substance psychoactive contenue dans le cannabis soit le THC, cette plante contient environ 60 cannabinoïdes au total. La complexité de ce mélange a conduit à spéculer sur la cause de la différence entre les effets de la plante et le dronabinol de synthèse.

L'herbe « normale » de cannabis contient habituellement entre 0,5 et 5 % de THC, bien que la sélection des variétés et des techniques de culture (telles que la culture hydroponique) aient produit des variétés contenant jusqu'à 25 % de THC. La teneur en THC est aussi affectée par le sexe de la plante : la plante femelle produit des fleurs contenant plus de THC que son homologue mâle. La Sinsemilla (de l'espagnol signifiant « sans graine ») est une plante femelle non fécondée par du pollen et a un taux de THC plus élevé que l'herbe « normale ».

Effets

Le cannabis est une substance psychoactive ou psychotrope, c'est-à-dire qu'elle affecte l'esprit et/ou la volonté. Ses effets principaux comprennent un sentiment de douceur et de bien-être, une tendance à rire, une prise de recul sur l'environnement et, à court terme, un fréquent sentiment de fringale. Des doses plus fortes peuvent induire une augmentation de la perception auditive et visuelle, qui peuvent tendre éventuellement à de légères hallucinations (essentiellement auditives).

Les autres effets comprennent la paranoïa, une perte de la mémoire à court terme et des nausées, particulièrement si le cannabis est utilisé en combinaison avec l'alcool. Il est maintenant scientifiquement prouvé que les troubles de la mémoire disparaissent quelque temps après l'arrêt de la consommation. Aucune surdose due au cannabis n'a été enregistrée en deux millénaires d'histoire médicale. La dose létale estimée du cannabis est de 20 000 à 40 000 fois le niveau d'une dose normale. En comparaison, les médicaments les plus prescrits ont une dose létale autour de 10 fois la dose normale.

Bien que la drogue puisse provoquer une légère dépendance, elle n'est généralement pas perçue comme addictive. Pourtant certaines personnes peuvent contracter une dépendance psychologique. Il existe une certaine corrélation entre l'usage prolongé du cannabis et la dépression chez des patients fragiles ainsi que l'aggravation des troubles mentaux (notamment la schizophrénie).
Les effets à long terme du cannabis ont encore besoin d'être étudiés. Parmi les dangers qu'il implique, le plus important est sans doute la forte concentration en goudrons de la résine de cannabis (surtout lorsqu'elle est utilisée mélangée à du tabac qui contient également un fort taux de goudron), qui entraîne un risque accru de cancer du poumon, ce danger est cependant nul lorsque l'herbe naturelle est consommée pure.

Les dangers de l'herbe naturelle consommée pure ne sont pas prouvés scientifiquement d'ailleurs la médecine utilise un procédé de sublimation du THC pour soigner des patients afin qu'ils ne respirent pas de fumée mais juste la vapeur de THC.

Utilisation médicale du cannabis

On étudie encore actuellement l'utilisation du cannabis dans certains traitements médicaux. Certains indices montrent qu'il peut avoir un effet positif sur les nausées consécutives à la chimiothérapie ou aux traitements du SIDA, et son effet de stimulation de l'appétit permet de combattre l'amaigrissement dû à ces types de traitement. Il peut également aider au traitement des glaucomes (pour lequel il est actuellement le meilleur traitement), en réduisant la pression des fluides dans les yeux de 25 à 30 %, des recherches sont en cours aux Pays-Bas pour sélectionner des variétés spécifiques pour diverses maladies. Plusieurs études ont également montré qu'il permet de réduire les douleurs et les tremblements dans le traitement de la sclérose en plaques.

La marijuana est également testée en Grande-Bretagne comme anti-douleur naturel, pour soulager les patients souffrant de maladies incurables de la colonne vertébrale ou d'autres infections sévères. Lors de ces études, on fournissait au patient un vaporisateur d'extrait de cannabis, et le patient s'administrait lui-même l'anti-douleur selon ses besoins. L'un des buts de ces tests était de déterminer le dosage optimal du cannabis, de façon à obtenir les effets médicaux désirés, sans toutefois que le patient plane comme c'est le cas lors de l'usage habituel de cette drogue. Ce traitement eut un réel succès auprès de certains patients, alors qu'il n'eut aucune efficacité chez d'autres ... Aux États-Unis d'Amérique le cannabis est prescrit sur ordonnance aux patients atteint de cancer. La prise médicale se fait essentiellement par inhalation des vapeur de THC sublimé. Le principe consiste à déposer une dose d'herbe naturelle dans un petit ballon en verre thermorésistant puis de chauffer le ballon jusqu'à ce que les vapeurs de THC se libèrent. Le patient inhale alors la vapeur par le biais d'un tube en verre relié au ballon.

Évaluation de la consommation

D'après la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT), environ 850 000 Français fumeraient du cannabis, ce qui place la France au deuxième rang européen derrière la République tchèque. Cependant cette évaluation est certainement très loin de la réalité. Actuellement le seul moyen de comptabiliser les consommateurs de cannabis est de compter le nombre de feuilles à rouler vendues chaque année en France. Avec l'apparition des feuilles longues destinées exclusivement aux joints de cannabis il est possible d'estimer approximativement le nombre de fumeur. Ces résultats sont cependant faussés par plusieurs facteurs :

Les fabricants de feuilles estiment entre 10% et 15% le nombre de feuilles inutilisables ou inutilisées.

Histoire

Les premières utilisations du cannabis semblent remonter à 3000 av. J.-C. Le plus ancien document connu y faisant référence est un texte médical chinois datant de 2737 av. J.-C. Il était utilisé en Asie et au Moyen-Orient comme médicament contre diverses infections.

Le cannabis était bien connu des Scythes. Depuis l’Antiquité, les peuples germaniques cultivaient le chanvre pour ses fibres — utilisées pour la fabrication de vêtements et de cordes pour les bateaux. Des gravures sur cuivre du XIXe siècle montrent que les berges du Rhin étaient, à l’époque, couvertes de grands champs de chanvre. Le plant de chanvre devait être détrempé afin de pouvoir récolter la fibre. Le liquide qui en résultait était utilisé comme boisson. Encore actuellement, en Allemagne, certains bars servent de la bière et du vin de chanvre.

On retrouve aussi à partir du XIe siècle et pendant tout le Moyen Âge, en Perse et en Syrie, l’existence des Hashâchine (ou « H'ashashine », tels que les nommaient les Croisés), du mot « assas » signifiant le fondement. Ces membres d’une secte shii'te ismaélite d’assassins, créée en 1094 et dirigée par Hassan al Sabah' (aussi appelé le « Vieux de la Montagne ») à Alamout au Sud-ouest de la mer Caspienne, consommaient du hashish fumé avant de réaliser leurs actes.

Dans les Caraïbes anglophones le cannabis fut importé avec la main d’œuvre indienne qui amena des plants de chanvre indien. Le nom donné aux indiens fut « collie » et aujourd’hui encore les rastas utilisent, entre autre, le terme « coolie weed » pour évoquer le cannabis.

En 1844 Théophile Gautier et le docteur Jacques-Joseph Moreau fondent le club des Hashischins. Voué à l’étude du cannabis, il sera fréquenté par de nombreux artistes français.

Au XIXe siècle, le cannabis était utilisé en Occident pour ses vertus médicinales (voir plante médicinale), mais aussi comme teinture. Il fut utilisé pour soigner les douleurs menstruelles de la reine Victoria, et était même vendu dans le commerce aux États-Unis. Mais à la fin du XIXe siècle, son succès commença à décliner, suite à l’apparition et au fort succès d’autres médicaments tels que l’aspirine.

Le cannabis fut déclaré illégal aux États-Unis dans les années 1930.

Il joue un rôle religieux majeur pour certaines sectes de sâdhu et dans la religion rastafari.

Bien qu’il ait probablement été utilisé commme drogue occasionnelle durant son histoire, c'est parmi la scène jazz des années 1950 qu’on le vit devenir populaire, avec une forte augmentation de son utilisation pendant les années 1960.

C’est actuellement la drogue illégale la plus utilisée dans le monde.

L'usage occasionnel

L'usage occasionnel du cannabis a donné naissance à une sous-culture ; preuve en est les noms divers donnés à cette drogue. Ainsi, en anglais, on la nommera pot, dope, weed, reefer, bhang, green, herb, ganja, sinsemilla, grass, mary jane, chronic, bud, shit ; en français on la nommera herbe, beuh, marie jeanne, ganja ; et bien d'autres noms encore...

Le cannabis peut se présenter sous plusieurs formes :

Généralement, le cannabis est fumé, sous la forme de joint (spliff en anglais) : les têtes (fleurs) séchées (éventuellement mêlées à du tabac) sont roulées dans une feuille de papier et fumées comme une cigarette.

D'autres techniques incluent l'utilisation de pipes (ou bangs, pipes à eau) pour fumer le cannabis tout en refroidissant la fumée et, dans le cas des bangs, en éliminant certaines des impuretés (le goudron entre autres, seulement si l'eau est tiède ou chaude car l'eau froide filtre nettement moins).

Le cannabis peut aussi être cuisiné, pour préparer des plats tels que le Space Cake, la Pot Pie ou les Hash Brownies. Néanmoins, lorsqu'il est ingéré, les effets du cannabis ne se déclarent pas avant 30 minutes, ce qui peut perturber les usagers dans la régulation de leur consommation.

La vaporisation est une autre méthode d'ingestion. On peut extraire le THC et les autres cannabinoïdes sous forme de vapeur en chauffant légèrement la plante sans la brûler. Cette méthode a l'avantage de ne pas extraire les substances toxiques contenues dans la fumée du cannabis et du tabac lors d'une combustion normale. En chauffant le cannabis à environ 190°C, les substances psychotropes s'évaporent, mais la plante ne brûle pas encore. La vapeur produite peut alors être inhalée, avec un effet aussi immédiat que si la drogue est fumée. La vaporisation ou sublimation est la technique préférée des personnes cherchant à éviter les dangers liés au tabagisme.

Le cannabis peut également être pris en solution dans du lait, ce que l'on nomme un bhang.

La législation

La marijuana fut mise hors-la-loi dans la majorité des pays du monde au cours du XXe siècle : la convention de l'OMS (1960) proscrivant le cannabis dans tous les pays signataires est indéniablement une retombée du "Marijuana Tax Act" de 1937 aux USA. Néanmoins, les raisons de cette criminalisation semblent avoir été différentes de part et d'autre de l'Atlantique (bien que l'influence des prohibitionnistes américains semble déterminante).

Depuis les années 2000, le Canada et plusieurs autres pays ont commencé à distinguer l'usage médical du cannabis, de la possession simple de cannabis. C'est aussi le cas de certains États des USA, quoiqu'une récente décision au niveau fédéral contredise cette politique.

La culture, la possession pour usage privé et la distribution sont généralement réglementées. Les lois varient néanmoins d'un pays à l'autre. Parmi les cas les plus typiques, citons les Pays-Bas et l'Allemagne.

Dans de nombreux pays, la police exerce un pouvoir discrétionnaire, mettant en garde les usagers, ou confisquant le cannabis, même en petites quantités à usage privé ou médical. Voir par exemple en Grande-Bretagne.

Allemagne

En Allemagne, son usage a été dépénalisé.

Australie

L'État d'Australie méridionale et le territoire de la capitale australienne (Australian Capital Territory, territoire incluant la capitale, Canberra) ont dépénalisé la possession de faibles quantités de cannabis, ainsi que la culture restreinte pour usage personnel; dans le reste du continent australien, il semble que les autorités n'accordent que peu d'attention aux détenteurs de cannabis, ainsi qu'à ceux qui le cultivent pour leur propre usage.

Belgique

• 2003

En Belgique, la loi a été modifiée le 2 juin 2003. Cette nouvelle loi, votée le 16 mai 2003, modifie les textes alors en vigueur. Elle précisait certains points, tant pour le consommateur que pour l'instance judiciaire.

Plus d'arrestation ni de procès verbal pour les consommateurs possédant moins de 5 g de hashisch (résine) mais un « enregistrement policier anonyme ». Une tolérance pour la culture limitée à un plant femelle par consommateur. Mais le tout est assorti d'une interdiction formelle de le faire hors de son arrondissement judiciaire. D'autres notions d'interdiction sont « l'usage problématique », à connotation plus sociale, ou la consommation en présence de mineur.

Le ministre de la Justice en fonction, Marc Verwilghen (parti VLD), n'étant pas d'accord avec cette loi, fait, le jour-même une nouvelle directive ministérielle, restreignant encore la nouvelle loi et créant un flou juridique car non-avalisée par les Procureurs Généraux.

• 2005

Nouvelle directive cannabis entrée en application depuis le 1er février 2005 :

États-Unis d'Amérique

Aux États-Unis, la principale loi est le Marijuana Tax Act de 1937, qui ne fut en fait que la fédéralisation de plusieurs autres lois votées dans différents États américains les années précédentes. Il se peut que cette loi ait été une réponse aux groupes de pression des fabricants de fibre synthétique, qui faisait concurrence au chanvre. Toutefois la prescription de marijuana sur ordonnance est autorisée dans certains États comme la Californie. Ces prescriptions sont réservés aux patients atteints de cancer. Les fumoirs de cannabis sont réglementés et licenciés par les autorités fédérales, ces fumoirs qui ont pignon sur rue sont les seuls endroits ou le cannabis est autorisé à la vente, la consommation peut se faire sur place ou bien à domicile.

Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, le cannabis fut déclaré illégal en 1928, après que l'Angleterre eut ratifié la Convention Internationale de l'Opium, adoptée à Genève en 1925.

Récemment, par exemple, la police de Brixton (Angleterre) déclara qu'elle n'arrêterait plus les personnes en possession de cannabis, mais qu'elle se limiterait à donner un avertissement au contrevenant, tout en confisquant néanmoins la drogue. Suite à cela, le secrétariat d'État recommanda en 2001 que le cannabis ne soit plus classé parmi les drogues de classe B, mais plutôt de classe C.

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, l'usage et la revente de cannabis sont autorisés mais non légalisés; il peut être acheté dans les coffee shops, des magasins ayant une licence spéciale pour ce commerce. La consommation y est autorisée dans les endroits privés, et tolérée dans la rue si elle ne pose pas de problème de troubles publics où si il y a présence de mineurs. Il est en effet faux de penser que la police n'est pas du tout répressive à ce sujet aux Pays-Bas. Autre fait important : la teneur en THC des herbes néerlandaises est souvent très forte.

Attaque et défense du cannabis

Attaque

De nombreuses personnes sont opposées au cannabis. Il existe des associations spécialisées dans la lutte contre la consommation de cannabis. Cependant c'est surtout au début du XXe siècle que des campagnes de diabolisation furent lancées essentiellement aux États-Unis d'Amérique mais aussi en Europe.
Les arguments souvent avancés par les opposants à la consommation de cannabis sont axés sur la dépendance psychologique qui entraîne certains consommateurs dans l'intempérance, la toxicité de certains excipients contenu dans la résine de cannabis, le fait que mélangé au tabac il forme un tout riche en goudron, l'effet démotivant qui rend certains inertes ou encore plus simplement le fait que ce soit un psychotrope classé comme drogue.

Image manquante
Marahuana_warning.png
Image:marahuana_warning.png

Federal Bureau of Narcotics :
Affiche diffusée à la fin des années 30, et pendant les années 40,
époque de diabolisation du produit sans aucun appui scientifique (la marihuana est un narcotique puissant qui pousse au meurtre, à la débauche et conduit à la mort)

Il est à noter que des études suggèrent des effets secondaires nocifs.

Par exemple, il semble qu'on puisse établir une corrélation entre la schizophrénie et la consommation régulière de cannabis (un risque supplémentaire de 30 % chez les fumeurs de joint a été établi sur un groupe de 50 000 appelés de l'armée suédoise).

Défense du cannabis

Pour une grande partie de la jeunesse en Europe comme aux États-Unis le cannabis est un produit de « consommation courante ». La prise de cannabis permet en effet à la plupart des consommateurs de prendre du recul par rapport à leur environnement et à la société, d'atteindre un calme spirituel propice à la réflexion et d'évacuer la pression.
L'évolution des conditions de vie et l'augmentation des pathologies du stress est sans doute la raison de l'engouement actuel pour le cannabis.

La communauté des rasta érige même le cannabis au rang de « Sainte herbe » et la plante revêt pour eux un statut sacramentel. Il est à noter que les rasta sont croyants et s'appuient sur la Bible et notamment l'Ancien Testament qui comporte quelques exégèses explicites.
Bien que le cannabis soit interdit en Jamaïque l'île regorge de plantations et les actions gouvernementales se limitent à des opérations coup de poing en général sur des artistes du milieu reggae. Le reggae popularisé par Bob Marley est un vecteur direct d'idées pro-cannabis et le fait que ce courant musical soit aujourd'hui mondialement connu contribue à faire rayonner la marijuana. Pour les rastas le cannabis rend intelligent, c'est une plante qui permet à l'homme de lutter contre Babylone (le système occidental) et qui le rend plus conscient.

Le cannabis est une drogue considérée comme naturelle (c'est-à-dire qui ne nécessite que peu de manipulations pour être consommée), et de nombreux mouvements écologistes défendent le cannabis et luttent pour sa légalisation.

Les arguments pro-cannabis sont entre autres :

Synthèse

Le cannabis est une drogue psychotrope et en cela il pose une problématique à la société moderne que nous connaissons. Le cannabis n'a jamais posé de problème sociaux dans l'histoire ( on peut préciser qu'il est décrit comme ayant servi au conditionnement des Nizârites (ou Assassins) entre le VIIIe siècle et le XIVe siècle) et c'est seulement depuis le début du XXe siècle que la marijuana est combattue avec autant de vigueur.

Les arguments allant pour ou contre le cannabis seront certainement toujours réfutés, car les réactions à la consommation de cannabis varient d'un individu à l'autre (comme par exemple avec l'alcool). Ceci contrinue à maintenir en l'état les lois encadrant la marijuana.
Le cannabis est fortement déconseillé aux personnes souffrant déjà de troubles psychiques et tout particulièrement de schizophrénie et de paranoïa, car il amplifie ces troubles. De même, quelqu'un de parfaitement sain peut très mal supporter une prise de cannabis.

En bref le cannabis est très utile pour certains, moins utile pour d'autres, inutile à la majorité, légèrement néfaste pour certains et très néfaste pour d'autres.

Liens externes

Image manquante
CommonsLogo.png


Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur le cannabis.

Sites institutionnels

Gouvernement français

Gouvernement canadien

Organisation des Nations Unies

Autres sites institutionnels

Sites d'information

Historique

Culture et utilisation

Cannabis thérapeutique

Divers

Sites d'information à caractère idéologique

Sites en faveur du cannabis

Sites contre le cannabis

See also: Cannabis, 1094