Carhaix-Plouguer
Carhaix-Plouguer est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
| Carhaix-Plouguer | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Bretagne |
| Département | Finistère |
| Arrondissement | Arrondissement de Châteaulin |
| Canton | Canton de Carhaix-Plouguer (chef-lieu) |
| Code INSEE | 29024 |
| Code postal | 29270 |
| Maire Mandat en cours | Christian Troadec 2001-2007 |
| Intercommunalité | |
| Longitude | -3.58° |
| Latitude | 48.28° |
| Altitudes | moyenne : 104 m minimale : 69 m maximale : 169 m |
| Superficie | 2 581 ha = 25,81 km² |
| Population sans doubles comptes | 7 648 hab. (1999) |
| Densité | env. 296 hab./km² |
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| Sommaire |
Histoire
Il est admis depuis longtemps que Carhaix était à l'époque gallo-romaine (et peut-être avant) la ville de Vorgium, chef-lieu de la Cité des Osismes. Des fouilles archéologiques commencées au XVIIIe et maintenant méthodiques depuis 10 ans font apparaître de plus en plus de vestiges de bâtiments. L'importance de l'agglomération a longtemps étée mesurée par le réseau en étoile de voies antiques et le fait qu'un aqueduc dont il reste plusieurs éléments ait été construit pour capter l'eau d'une source située à 13 kilomètres. Si Louis le Pieux est venu à Carhaix (1), c'est sans doute pour séjourner dans le château de l'époque qui ne devait être guère différent de celui qu'avait construit les Romains. C'est dans ce même château que Thomas d'Angleterre place le mariage de Tristan avec Iseult aux Blanches Mains et sa mort dans laquelle Iseut la Blonde vient le rejoindre.
Est-ce un hasard si Conomor, comte de Poher et roi de Domnonée au VIe siècle a été rapproché d'un Marcus Quonomorus régnant en Cornouailles britannique et en qui certains voient le roi Marc, oncle de Tristan ? Le Poher est le Pou-Kaer, le pays de la Citéet la région dont Carhaix dit être toujours la capitale.
(1) : encore l'identification du lieu, Corophesium fait débat entre les expert entre Carhaixet Coray.
Origine du nom :
Le nom breton est Karaez (orthographié autrefois Karahes basé sur le préfixe « Kaer » qui signifer « lieu fortifié »). Au Moyen-Age, Carhaix n'était qu'une trêve de Plouguer (Plou-Kaer = la paroisse de la Cité ou du château) ayant son église tréviale saint Trémeur. Plouguer dont l'église est dédiée à saint Pierre, preuve indirecte d'ancienneté, est le siège de la paroisse primitive qui tire son nom du site anciennement fortifié qu'elle englobe. Devenue communes à la Révolution française, Carhaix et Plouguer ont fusionné en 1956 et ont pris le nom de Carhaix-Plouguer.
Monuments :
Carhaix - à l'époque Vorgium - était le chef-lieu du peuple gaulois des Osismes après la conquête romaine. On trouve de nombreux vestiges gallo-romains dans la ville.
- Église paroissiale Saint-Pierre de Plouguer. Construite au XIe siècle sur l'ancienne commune de Plouguer (rattachée en 1956 à la commune de Carhaix), transformée au XVIe siècle puis en 1746, elle fut en partie détruite par un incendie le 9 décembre 1923.
Image manquante FR-29024_stpierreplouguer01.jpg Saint-Pierre de Plouguer - Le clocher |
- Ancien couvent des Hospitalières et la chapelle Notre Dame de Grâce. Fondé en 1663 par Anne du Chastel de Kerlech, sa construction fut achevée vers 1698.
- La Maison du Sénéchal (où se trouve aujourd'hui l'Office du Tourisme)
Évènements historique :
Naissances :
- Théophile-Malo Corret de la Tour d'Auvergne
- Jobbé-Duval
Décès :
Événements culturels :
Festival des Vieilles Charrues (juillet)
Transports :
Image manquante FR-29024_locomotive01.jpg Locomotive, près de la Gare |
Carhaix, de par sa position géographique en centre bretagne, fut un nœud ferroviaire important. Le réseau breton, créé à la fin du XIXe siècle, pour désenclaver la Bretagne centrale, était en effet constitué de cinq lignes disposées en étoile autour de Carhaix :
- 1891 : Carhaix-Morlaix
- 1893 : Carhaix-Guingamp
- 1896 : Carhaix-Rosporden
- 1898 : Carhaix-Rostrenen
- 1904 : Carhaix-Pleyben
Le Réseau Breton totalisait 427 km de voies métriques (c’est-à-dire de voies dont la largeur était de 1 mètre, taille utilisée pour les lignes secondaires).
