Catastrophe du Hindenburg
L'incendie du zeppelin Hindenburg est très facilement, et un peu rapidement attribué à la présence d'hydrogène.
En fait l'hydrogène très peu dense s'est échappé très rapidement au percement de l'enveloppe, et c'est l'enveloppe de ce dirigeable, en acétate qui a été le combustible de choix, et a produit les images d'actualité spectaculaires maintes fois présentées.
Dans cet accident se trouve l'origine du « syndrome du Hindenburg » ; les populations ont peur de l'hydrogène. Une conséquence directe a été l'appellation « gaz à l'eau » du gaz de ville distribué provenant des cockeries avant l'arrivée du gaz naturel. En fait ce « gaz à l'eau » était constitué à 96 % d'hydrogène. Mais le terme hydrogène aurait handicapé la distribution de ce gaz.
À l'heure où l'on pense développer les voitures à hydrogène, nécessitant des réservoirs de ce gaz compressé à haute pression (de l'ordre de 900 à 1000 bars), le « syndrome du Hindenburg » limitera ce développement et l'acceptation de cette technologie par la population. De nombreux essais de chocs, d'écrasement sur des prototypes de réservoirs à hydrogène ont été faits voulant simuler des accidents de véhicules... L'hydrogène très léger s'enfuit très rapidement et l'incendie n'est pas la pierre d'achoppement de ce système.
