Chanoine
| Religion |
| Les trois monothéismes |
| judaïsme - christianisme - islam |
| Image manquante LatinCross.jpg Cet article fait partie de la série Christianisme |
| Fondements |
| Bible |
| Jésus-Christ |
| Acteurs |
| Apôtres |
| Vierge Marie |
| Pratiques |
| Baptême |
| Eucharistie |
| Prière |
| Événements et fêtes |
| Noël |
| Vendredi saint - Pâques |
| Ascension - Pentecôte |
| Lieux |
| Jérusalem |
| Bethléem - Nazareth |
| Mouvements |
| Branches du christianisme |
| Catholicisme |
| Orthodoxie |
| Protestantisme |
| Anglicanisme |
| Religieux |
| Prêtre - Pope - Pasteur |
| Constructions religieuses |
| Cathédrale |
| Basilique |
| Église |
| Temple |
Un chanoine (latin canonicus) est un membre du clergé ecclésiastique, vivant selon une règle et attaché au service d'une église. Le mot provient sans doute du grec kanón, règle, appliqué à ceux qui servent une église.
Il se rencontre avec ce sens à partir du IVe siècle pour désigner les clercs qui vivent en communauté selon la règle de saint Augustin.
La distinction d'un corps des chanoines par rapport au reste du clergé pourrait remonter à Chrodegang, évêque de Metz et auteur en 763 d'une règle de vie communautaire (la Regula vitae communis) inspirée de la règle de saint Augustin. Selon cette règle, les membres du clergé vivant en commun sous le toit épiscopal n'ont pas à faire vœu de pauvreté mais doivent respecter un certain nombre d'obligations, telles que le travail manuel et la confession deux fois par an.
Il était également précisé qu'ils devaient entendre deux fois par jour un chapitre (latin capitulum) de la règle de leur fondateur. Le terme aurait ensuite changé de sens pour désigner la réunion du conseil de l'évêque avec les clercs qui l'assistent : le chapitre canonial. Les chanoines prirent alors une part de plus en plus importante à l'administration de l'église épiscopale.
Dès la période carolingienne, la vie canonique (latin vita canonica) devint un objet de préoccupation des conciles, notamment afin d'éviter l'enrichissement personnel des chanoines et d'assurer le respect de la règle. Ainsi, diverses réformes furent entreprises par les souverains-pontifes, comme Nicolas II (en 1059), Alexandre II (en 1063), Innocent II (et le concile de Latran, en 1139), ou encore Benoît XII (en 1339).
Lors du concile de Trente (1545 – 1563), le clergé séculier paroissial qui assistait l'évêque devint finalement une composante du chapitre canonial.
Aujourd'hui et en France, le titre de chanoine est donné par un évêque à un curé ou à un prêtre de son diocèse à la carrière exemplaire.
