Cheval

Cheval
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Cheval mustang

Classification scientifique
Règne : Animalia
Embranchement : Chordata
Sous-embranchement : Vertebrata
Classe : Mammalia
Sous-classe : Theria
Infra-classe : Eutheria
Ordre : Perissodactyla
Famille : Equidae
Genre : Equus
Espèces du genre Equus
Equus asinus : âne

Equus caballus : cheval
Equus grevyi : zèbre de Grévi
Equus przewalskii : cheval de Przewalski
Equus quagga : zèbre des plaines

De la racine indo-européenne *ékwos.

Le cheval (nom scientifique Equus caballus) est un grand mammifère ongulé, de la famille des équidés. Le cheval est domestiqué par l'homme : on l'utilise dans l'agriculture, pour le transport, les loisirs, les compétitions sportives, et comme source de nourriture. Jadis le cheval a servi comme animal de guerre et de conquête.

La jument désigne la femelle cheval. L'ancien français la nomme cavale, d'où le mot cavalerie.

Sommaire

Vocabulaire

Autres termes désignant un cheval

Hippologie

Physiologie

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Cheval
Le cheval dispose d'un angle de vue quasiment total, avec seulement 2 angles morts situés exactement devant et derrière lui : il voit sur les côtés (si on a une cravache à cheval, il la voit), mais il ne voit pas si on pose la main directement sur son chanfrein. (C'est pour cela qu'on doit lui faire sentir la main avant de le caresser pour ne pas le surprendre). Certains chevaux sont aveugles, mais ils peuvent quand même vivre à peu près normalement : ils se font aider d'un congénère (Un cheval aveugle fut même champion de France de dressage).
On dit que le cheval piaffe s'il frappe la terre d'un membre antérieur. Il s'ébroue s'il expire bruyamment en secouant la tête. Le Flehmen désigne une mimique particulière propre aux équidés en général qui consiste à retrousser la lèvre supérieure afin d'analyser plus profondément les odeurs perçues grâce à un organe, l'organe de Jacobson, situé dans le palais.

Éthologie

L'éthologie est la science qui étudie le comportement des animaux dans leur milieu naturel. Elle s'applique aussi aux comportements des chevaux. Après bien d'autres théories (mécanique, psychologie animale...) elle est maintenant utilisée pour fonder des pratiques de dressage du cheval. Ainsi des dresseurs de chevaux s'en réclament et font des présentations de leur méthode, donnent des cours de « méthode éthologique » de dressage et aident à reprendre en main des chevaux qui présentent des difficultés dans leur relation à l'homme et notamment des risques.

On distinguera donc utilement les deux acceptions du mot éthologie équine.

L'une présente les résultats des observations et expérimentations scientifiques sur le comportement du cheval, dont voici la base:

Jusqu'à l'âge de deux ans environ, les jeunes mâles restent dans le groupe, puis en sont exclus. Alors plusieurs jeunes mâles se regroupent pour former un troupeau. Quand ils ont pris assez d'assurance, ils créent leur propre harde. Pour ce faire, ils provoquent en duel d'autre mâles et s'ils gagnent le combat, ils « récupèrent » les femelles dont ils ont gagné le respect.

La seconde regroupe un ensemble de pratiques de dressage plus ou moins inspirées des théories et résultats de la précédente. L'étude de la gestuelle, des mouvements d'oreilles, des attitudes de la tête permet de déterminer l'humeur du cheval, ses émotions. Par exemple : si un cheval couche les oreilles fortement en arrière, il n'est pas content ; s'il les pointe vers l'avant, il est attentif… Mais on essaie également de mieux comprendre les réactions du cheval en considérant qu'il exprime et s'exprime pour les autres chevaux, ce qui évite de lui prêter, à tort, des intentions humaines). L'éthologie remplace utilement l'idée d'une « psychologie du cheval », toujours susceptible d'être une projection anthropomorphique (je me mets à la place du cheval).


Voir lien sur éthologie en bas de page.

Taxonomie

Les races de chevaux

(voir liens sur les haras nationaux)

Les robes et taches

Depuis très longtemps et notamment en France, la description d'un cheval servait de pièce d'identité et de certificat d'authenticité. Elle s'appuyait sur un code strict de couleurs des crins (crinière et queue) et des poils et sur une désignation des différentes taches de poils sur celle-ci. La description fut complétée au XIXe siècle par la notation des épis (modifications du sens de pousse des poils. On avait ainsi une sorte d'équivalent de nos empreintes digitales ou de la plaque d'immatriculation d'une voiture. L'administration des haras règlemente en France ces appellations depuis la fin du XVIIIe siècle.

Le noms de robes

Un vocabulaire spécifique est employé pour définir la couleur de la robe d'un cheval :

Robes simples

Attention cependant à ne pas nommer les chevaux blancs « albinos » car l'albinisme n'existe pas chez les équidés.

Robes composées de deux couleurs séparées
Robes composées de deux couleurs mélangées
Robes composées de trois couleurs mélangées

Taches

Herminure ou Trace de balzanes, trace de balzane latérale, trace de balzane en talon (ce sont des taches qui ne font pas le tour de la jambe)
Petite balzane, Grande Balzane, Balzane chaussée, Balzane (très) haut chaussé : de la plus basse au niveau du paturon à la plus haute sous le genou.
Pelote, Étoile, Fleur sur le front, (petite ou large) Liste, Étoile prolongée, Masque, Belle Face

Les allures

Les allures naturelles

Les allures spécifiques

Les allures défectueuses

Ce sont les allures atypiques, asynchrones avec des mouvements dissociés des membres. Il y a quatre allures défectueuses identifiables : le galop désuni, le galop à quatre temps, l'aubin et le traquenard.

Histoire

Le cheval

L'ancêtre du cheval est l' eohippus (ou hyracotherium). Il vivait dans les forêts, il y a 60 millions d'années, et il évoluait principalement sur ce qui allait être l'Amérique du Nord. Il était petit (30 à 50 cm) et trapu. Il va progressivement évoluer et grandir. Ses successeurs sont le mesohippus il y a 40 à 50 millions d'années, et le mérychippus il y a 20 à 25 millions d'années. Dans la suite de son évolution, ses dents se modifient pour brouter, ses pattes acquièrent un sabot unique, et sa vision s'élargit. C'est désormais un animal capable de vivre et courir dans les plaines.

L'ancêtre des chevaux et poneys actuels, l'Equus caballus apparaît il y a moins d'un million d'années en Eurasie. Il conquiert alors les Amériques par le détroit de Béring et l'Alaska d'un côté et l'Afrique de l'autre, y donnant alors naissance au zèbre et à l'âne. Le détroit de Béring se referme il y a 10 000 ans et le cheval a disparu des Amériques deux millénaires plus tard pour une raison inconnue.

Trois sous espèces d'Equus caballus apparaissent :

Puis vint l'époque de la domestication.

L'homme et le cheval

Préhistoire

Le cheval est déjà représenté sur les peintures rupestres remontant à plus de 15 000 ans Lascaux, Grotte Chauvet.

Il a été chassé pour sa viande (et les utilisations des résidus, peau, os...). On sait mal dater les premières traces de domestication (les restes, même plus récents, ne permettent pas d'isoler, dans le cas du cheval, individus sauvages et individus domestiques).

Les hypothèses actuelles penchent vers une domestication comme animal de prestige. Le musée préhistorique d'Ile de France a produit une exposition avançant de forts arguments en ce sens. (groucho)

Antiquité

Grecs Romains et byzantins, l'utilisent pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars.
Les Celtes vénéraient Épona, déesse des chevaux, dont le culte nous a été transmis du fait de son adoption par les troupes équestres romaines.
Les Bédouins élèvent les pur-sangs arabes, chevaux du désert, robustes et élégants. Les Perses inventent le polo.
Lorsque les Hyksôs envahissent l'Égypte au XVIIesiècle avant notre ère, les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tâches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, était alors du côté de l'ennemi et sera un facteur déterminant dans la défaite égyptienne.
La cavalerie numide fut une unité importante des armées carthaginoises lors des guerres puniques.
Le premier char hippomobile connu provient de la tombe de l'empereur chinois Wuding, mort en 1118 av. J.-C. Il est peu utilisé comme animal de trait dans l'agriculture mais cependant c'est aux Chinois que l'on doit le collier d'épaule. Les Chinois inventent l'étrier au VIe siècle avant notre ère, la cavalerie formant le gros des troupes chinoise. Le cheval (馬) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arrive à la cour de l'empereur, tout le monde s'en éprend. Les Chinois ne faisant pas d'élevage permanent des chevaux, ils restent un produit de luxe importés du Moyen-Orient.
Au Japon, le cheval (馬) sert d'animal de combat, de coursier et de transport de marchandise, mais dans ce dernier cas il est guidé par des hommes à pied, ce qui limite son potentiel.

Moyen Âge

La chevalerie se développe. Indépendamment de la race, le palefroi est un cheval de parade au Moyen Âge, le destrier le cheval de guerre et la haquenée est un cheval de monte féminine.
Richard Cœur de Lion importe les premiers pur-sang arabes.
Les chevaux portent l'Islam jusqu'aux portes de l'Orient.
La cavalerie est la principale force des armées mongoles et tartares.

Conquête du nouveau monde, et Post-Renaissance

Ce sont les premiers colons espagnols qui réintroduisent le cheval (arabe et andalou) dans les deux continents américains. L'espéce y avait alors disparu depuis plus de huit millénaires.
En 1519, Les conquistadors de Cortés, amènent avec eux seize chevaux : cinq juments et six étalons, dont deux avaient une robe pie et cinq autres une robe tachetée. Ils sont les premiers ancêtres des mustangs, ces chevaux retournés à l'état sauvage et qui ont une robe tachetée pour la plupart.
Le fait que les Amérindiens n'aient jamais vu ces bêtes aident les conquistadors à se faire passer pour des divinités et à remporter ainsi de nombreuses batailles. Cortez aurait déclaré : « Nous devons notre victoire à Dieu et à nos chevaux. »
Le cheval se répand alors rapidement sur ces terres, principalement en Amérique du Nord. À la période de la conquête de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages sont répartis à travers le continent. Au XVIIIe siècle, les Amérindiens élèvent de grandes hardes de chevaux (plus de 150 000). À partir de ces mustangs dressés émerge les Palomino. C'est également à partir du mustang que les Indiens Nez-Percés sélectionnent et obtiennent l'Appaloosa.
Les Anglais croisent leurs pur-sang arabes avec des espèces indigènes pour créer les pur-sang anglais.

Conquête napoléoniennes

Les pur-sang arabes sont les chevaux de choix pour la cavalerie des troupes napoléoniennes. C'est par le biais des campagnes de l'Empereur que ce type de cheval va se retrouver en Europe de l'Est et en Russie.

Les temps modernes

On retrouve en 1881 en Mongolie une harde sauvage d'une ancienne espèce de cheval, le cheval de Prjevalski. Menacée un temps d'extinction, un programme d'échange à travers les zoos du monde à permit sa réintroduction en Mongolie.

Le dernier tarpan pur (cheval de Gmelini) est mort au zoo de Munich en 1887.

Pour l'usage des chevaux comme force de transport, voir Traction hippomobile

Chevaux célèbres

Mythes, légendes, contes modernes

Citations célèbres

Astronomie

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La nébuleuse de la Tête de Cheval'

Physique & Fiscalité

Voir Cheval-vapeur et Cheval fiscal

Voir aussi

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Voir aussi « Cheval »
dans le Wiktionnaire.
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Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur les chevaux.
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Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de Cheval.

Liens internes

Liens externes

See also: Cheval, 1491