Chine
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| Devise nationale : Compter sur ses propres forces | |||||
| Image manquante LocationPRChina.png | |||||
| Langues officielles | Mandarin 1 | ||||
| Capitale | Pékin 39° 55' N, 116° 23' E | ||||
| Plus grande ville | Chongqing | ||||
| Gouvernement - Président - Premier ministre | République populaire Hu Jintao Wen Jiabao | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 4e 9 596 960 2 km² 2,8% | ||||
| Population - Totale (2004) - Densité | Classé 1e 1 300 000 000 3 hab. 129 hab./km² | ||||
| Indépendance - Proclamation de la République Populaire | Antiquité 1er octobre 1949 | ||||
| Gentilé | Chinois, chinoise | ||||
| Monnaie | Renminbi (RMB)
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| Fuseau horaire | UTC +8 | ||||
| Hymne national | La Marche des Volontaires | ||||
| Domaine internet | .cn | ||||
| Indicatif téléphonique | +86
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| 1 le mandarin est la langue officielle, sauf à Hong Kong (cantonais et anglais) et à Macao (cantonais et portugais). Dans certaines régions autonomes, le mongol, l'ouïgour et le tibétain ont également un statut officiel. 2 9 634 057 km² avec Taïwan. 3 l'ethnie Han regroupe 92% de la population, mais 55 minorités sont reconnues. | |||||
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, litt. « Pays du Milieu ») est un pays d'Asie, le quatrième pays en superficie au monde. La Chine a une frontière commune avec 14 pays : l'Afghanistan, le Bhoutan, le Myanmar, l'Inde, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Laos, la Mongolie, le Népal, la Corée du Nord, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan et le Viêt Nam. Avec une population supérieure à 1,3 milliard d'habitants, c'est le pays le plus peuplé au monde.
Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Ya-tsen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing.
Le statut de Taiwan et de la République de Chine en exil sur cette île ne fait pas l'objet d'un consensus. Cet article traite essentiellement de la République Populaire de Chine (ou RPC), pour ses parties politiques. Depuis 1949, Pékin considère Taiwan comme une province et souhaite imposer le principe d'« une seule Chine » à ses partenaires économiques et diplomatiques. D'autre part, la République de Chine basée à Taiwan souhaite que sa légitimité soit reconnue et une partie de la population de l'île cherche à acquérir une indépendance en droit, tenant compte de l'indépendance de fait vis-à-vis du gouvernement de Pékin. Une tension diplomatique et militaire constante entre les deux rives du détroit de Formose (ancien nom européen de Taiwan), des problèmes de droit international, une quasi-identité ethnico-culturelle auxquels s'ajoutent des enjeux économiques importants, font que le problème de Taiwan est un des points de géopolitique les plus délicats de l'époque contemporaine. Voir l'article Taiwan pour une discussion plus approfondie.
| Sommaire |
Présentation
La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532)
La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XXe siècle, de nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine.
Géographiquement, la Chine a acquis depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est marquée par des mouvements de désintégration suivis d'unifications, selon des cycles de longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties, entrecoupées de périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remontrer aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations et qui irrigue toute l'activité intellectuelle depuis Confucius. Sur la pensée de ce Maître éducateur et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le Confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont suivis sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le Taoïsme, le Bouddhisme, le Néo-Confucianisme et jusqu'au Marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est pas toujours isolée du reste du monde.
La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et repoussante, souvent obscure et incomprise, échappant à la description et à l'analyse, et elle fait encore trop souvent office de miroir fantasmatique des craintes ou des espoirs des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.
Noms
Les Chinois ont plusieurs noms pour désigner leur pays.
Le plus utilisé aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé tchonn-kuo). 中 (Zhong) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guo) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guo en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Certains sinologues pensent que 中国 désignait au départ seulement un certain nombre de royaumes centraux dans la vaste confédération chinoise de l'antiquité et que son sens à été étendu pour désigner la Chine dans son intégralité.
Le caractère 华 (Huá, 華 en graphie traditionnelle), qui signifie magnifique, est souvent utilisé dans les noms propres pour désigner la Chine.
Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre.
Les mots Chine et Sino- proviendraient du nom chinois 秦 (Qín) de la dynastie Qin. Ce dernier serait passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie avant d'atteindre finalement l'Europe.
Durant les guerres sino-japonaises, la Chine était appelée Shina (支那), un terme réducteur japonais pour désigner la Chine. En chinois, 支那 est seulement utilisé pour faire référence aux autres territoires envahis par le Japon, comme pour Indochine (印度支那), et de ce fait, englobe souvent une connotation péjorative.
La Chine est appelée Cathay par Marco Polo, nom qui vient de Kithan / Kitat, les fondateurs du royaume chinois de Liao. Diogo Barbosa (1516) et Garcia de Orta (1563) mentionnent le mot Chine.
La Chine est parfois appelée l'Empire du Milieu ou le Céleste Empire dans les ouvrages littéraires anciens en Occident.
Histoire
Articles détaillés : Histoire de la Chine ~ Histoire de la République populaire de Chine
La Chine correspond à un des foyers majeurs de civilisation, et elle est devenue dès la première dynastie des Qin une vaste zone politiquement et linguistiquement relativement unifiée, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques.
Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chef de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'entièreté du pays, les Chinois considéraient qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et il pouvait fonder une nouvelle dynastie. La Chine a aussi connu deux dynasties étrangères : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue.
Les dynasties chinoises qui ont réussi à stabiliser le pays pendant de longues périodes de paix sont celles des Han, des Tang, des Song, des Ming et des Qing. Elles ne correspondent pas forcément aux périodes les plus fertiles de la créativité chinoise mais, à l'exception de la dernière (les Qing mandchous), elles correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche des États du monde.
Même pendant les périodes d'unité, la Chine a toujours consisté en un tissu de cultures très diverses, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité peut être attribuée en grande partie à une particularité de l'écriture chinoise : relativement détachée de la phonétique, elle permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.
Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing a choisi de se fermer à l'influence étrangère (ce qui n'était pas le cas sous les autres dynasties, en particulier celle des Tang), et on peut considérer que de cette décision date son déclin économique et technologique. Pendant le XXe siècle, elle a été soumise à une très forte pression des puissances économiques, militaires et coloniales occidentales. Contrainte par la force des armes d'accepter les Traités inégaux, qui donnaient aux étrangers des droits d'implantation et de commerce à l'intérieur du pays, elle s'est vue découpée en zones d'influences allemande (dans le Shandong), française (au Yunnan) ou anglaise (ailleurs). En 1911, l'empire est aboli sous la pression des intellectuels et hommes politiques progressistes, et la république est proclamée en 1912. Suit une période d'incertitudes et de chaos, puis l'unité nationale est retrouvée contre l'envahisseur japonais. Le Japon défait par les Alliés, la Chine se divise à nouveau, principalement entre les partisans communistes de Mao Zedong et le parti nationaliste de Tchiang-kai-chek (le Kuomintang). L'armée rouge, après les déboires de la Longue marche, finit par repousser les nationalistes à la mer, et ceux-ci se replient sur l'île de Taïwan. Mao Zedong proclame la République populaire de Chine en 1949 sur la place Tian'anmen.
Pendant la seconde moitié du XXe siècle, la Chine continentale est dirigée par le Parti Communiste Chinois. Sous l'impulsion de Mao Zedong, des grands mouvements seront lancés, comme le Grand Bond en Avant ou la Révolution culturelle, dont les conséquences sur le peuple chinois sont controversées et qui provoquent la rupture avec l'Union soviétique. La position officielle chinoise reconnaît que le Grand bond en avant a eu des conséquences néfastes sur certaines parties de la population, et certains analystes considèrent que cette tentative de « rattraper l'Angleterre industrielle en dix ans » a été un des rares épisodes, sinon le seul, ou cette terre chinoise profondément agricole et fertile a été délaissée au point de ne plus pouvoir nourrir ses « enfants » : de 1959 à 1961, le Grand bond en avant fit, selon les estimations, entre 20 et 43 millions de victimes.
Le Parti Communiste a officiellement reconnu que la Révolution culturelle était une erreur de Mao, que le culte de la personnalité qui l'a accompagné a été exagéré, et que le pays a été plongé dans le chaos et l'anarchie. Lors de cette quasi-guerre civile, la culture chinoise classique est mise au pilori et les influences occidentales sont condamnées. Des intellectuels sont torturés ou envoyés dans les « camps de rééducation par le travail » (les laogai), de nombreux temples sont brûlés, des monuments sont pillés par les Gardes Rouges, ces jeunes fanatisés et embrigadés dans le culte de la « pensée Mao Zedong ». La lutte des factions, matée ensuite par l'armée, aurait entraîné la mort de plus de 5 millions de Chinois.
Des observateurs comme Simon Leys (dans son ouvrage Ombres chinoises, 1974) ont très tôt alerté les consciences sur ce drame humain, mais les intellectuels occidentaux (en particulier français) qui ont défendu le maoïsme et la Révolution culturelle à cette époque ont été nombreux.
Après la mort de Mao, la Chine est restée officiellement socialiste (en réalité capitaliste), mais, sous l'impulsion en particulier de Deng Xiaoping, elle a graduellement évolué vers une économie plus libre, dite « socialiste de marché » (en réalité elle est passée d'un capitalisme planifié à un capitalisme de marché, traditionnel), permettant le déploiement de l'activité commerciale et industrielle chinoise, qui en font aujourd'hui l'« usine du monde » et une puissance émergeante dont le taux de croissance s'approche régulièrement des 10 %.
Voir aussi : Chronologie de la Chine
Politique
Article détaillé : Politique de la Chine
La Chine se présente comme une « république populaire ». Ses institutions et leur fonctionnement administratif ont été dans un premier temps fortement inspirés par ceux de l'URSS et des autres pays staliniens. Cependant le stalinisme chinois est aussi imprégné de la spécificité chinoise et des désaccords historiques entre la Chine et l'URSS. La principale différence historique peut se voir dans le remplacement, dans la théorie marxiste de la lutte des classes, de la classe ouvrière par la classe paysanne, comme moteur principal de la révolution.
La vie politique chinoise est aujourd'hui encore centrée sur le Parti communiste chinois et son régime peut être qualifié de « démocratie populaire à parti unique ». Dans la mesure où le pays ne connaît pas d'élections nationales, il est difficile de savoir si la population soutient ou non le gouvernement et le Parti. Des entrepreneurs ou des personnalités civiles ont été récemment intégrés dans les mécanismes de décision mais ceux-ci restent peu transparents aux observateurs extérieurs. Des entorses aux Droits de l'Homme et une censure exercée à l'encontre des média sont souvent dénoncés par les associations. Ainsi selon le rapport annuel de Reporters sans frontières publié le 26 octobre 2004, la liberté de la presse n'est pas respectée en Chine, qui se trouve en 162e position sur 167.
Des mouvements pro-démocratiques comme le Mouvement Démocratique Chinois cherchent actuellement à promouvoir des réformes politiques accompagnant les réformes économiques en cours. De même, des dissidents politiques en exil dénoncent l'opacité du gouvernement et l'arbitraire des décisions du Parti. En 1989, les manifestations de la place Tienan Men, durement réprimées par l'armée, ont été perçues comme un recul et une rigidification politique par de nombreux observateurs.
Aujourd'hui cependant, le nouveau poids économique, diplomatique et culturel de la Chine dans le monde, son entrée récente dans l'Organisation mondiale du commerce, l'augmentation sensible du niveau de vie et l'ouverture au monde font que la forme et les motifs des critiques occidentaux ont changé. Ces critiques sont relativement mal perçues par la plupart des Chinois, qui y voient, non sans raison, le signe d'une incompréhension de la réalité chinoise et d'une ingérence malvenue, voire un reste de complexe de supériorité coloniale, quand ce n'est pas tout simplement une carte de plus jouée sur la table des négociations sino-américaines. Cependant le gouvernement central semble prêt à certaines concessions et souhaite que le pays acquière une respectabilité internationale, d'accord sur ce point avec les Chinois eux-même, qui ressentent généralement une grande fierté d'être membre d'un peuple à l'histoire si riche et à la culture si fertile. Pour les observateurs optimistes, la question des réformes politiques est devenue une simple question de temps, celles-ci ne pouvant que suivre les réformes économiques et l'ouverture. Pour d'autres, plus pessimistes, l'évolution politique chinoise est essentiellement cosmétique et seule une nouvelle révolution serait capable de faire entrer la Chine dans la démocratie, préalable à une véritable expansion économique partagée. Il est difficile de recueillir l'avis du peuple chinois lui-même sur ces questions délicates, mais il semble que ceux qui souhaitent de nouveaux bouleversements en profondeur sont très peu nombreux, tant que l'essor économique permet à chacun de tenter sa chance et qu'un minimum de liberté individuelle est préservé.
Diplomatie
Le mardi 12 avril 2005, l'Inde et la Chine ont signé un important accord réglant certains différents territoriaux.
Provinces & Regions
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Article détaillé : Les Provinces de Chine
La Chine continentale a 23 provinces (省), si l'on compte Taiwan comme le fait la RPC (voir l'article sur Taiwan pour plus d'information). En plus des provinces, il y a 5 régions autonomes (自治区) où vivent un important pourcentage de plusieurs minorités nationales ; 4 municipalités (直辖市) pour les plus grandes villes de Chine et 2 régions administratives spéciales (RAS) (特别行政区).
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Provinces
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Régions autonomes
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Géographie
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Article détaillé : Géographie de la Chine
La Chine est le quatrième pays du monde en superficie (après la Russie, le Canada et les États-Unis) et possède une grande variété de climats et de paysages. À l'est, le long des rives de la mer Jaune et de la mer de Chine orientale se trouvent de vastes plaines alluviales très densement peuplées ; les rives de la mer de Chine méridionale sont plus montagneuses et la Chine du sud est dominée par des zones vallonnées et des chaînes de montagnes de faible altitude. Dans le centre-est se trouvent les deltas des deux principaux fleuves de Chine, le Huang He et le Chang Jiang. Parmi les autres rivières importantes, on compte le Xi Jiang, le Mékong, le Brahmapoutre et l'Amour.
A l'ouest, d'importantes chaînes montagneuses, notamment l'Himalaya avec le point le plus élevé de Chine (et du monde), le mont Everest, ainsi que de hauts plateaux supportant des paysages très arides comme les déserts du Takla-Makan et le désert de Gobi. En raison d'une sécheresse prolongée, ainsi peut-être qu'à cause de mauvaises pratiques agricoles, des tempêtes de poussière sont désormais communes durant le printemps en Chine. Selon l'Agence chinoise de protection de l'environnement, le désert de Gobi s'est étendu et est une source majeure des tempêtes de poussière qui affectent la Chine ainsi que d'autres parties du nord-est asiatique, comme la Corée et le Japon. [1]
Voir aussi : Villes de Chine
Économie
Article détaillé : Économie de la Chine
À partir de la fin 1978 le gouvernement chinois a engagé des réformes pour passer d'une économie planifiée de type soviétique à une économie dite « socialiste de marché », dans laquelle la liberté d'entreprise est encadrée par le parti communiste. Par exemple, les autorités ont instauré un système de responsabilité par foyer dans le domaine de l'agriculture pour remplacer l'ancienne collectivisation, elles ont augmenté l'autorité des officiels locaux et des dirigeants d'usines dans l'industrie, permis une grande variété d'entreprises de petite taille dans les domaines des services et de l'industrie légère, et ouvert l'économie à un nombre accru de commerces extérieurs et d'investissements étrangers. La conséquence a été une transformation d'une économie de commande en un système d'économie mixte original, souvent nommé « économie socialiste de marché ». Ce système est de facto fondé sur la base du capitalisme : la recherche des profits. L'ouverture officielle des bourses de Shanghaï et Shenzhen, en décembre 1990 et en juillet 1991, est symptomatique des réformes économiques dans le pays.
Afin de promouvoir les échanges de compétences et de capitaux avec l'étranger tout en les surveillant de près, le gouvernement de Pékin a créé plus de 2 000 zones économiques spéciales (ZES) où les lois relatives aux investissements sont assouplies et où la venue d'étrangers est encouragée.
Le résultat de la politique d'ouverture économique a été le quadruplement du PNB depuis 1978. En 1999, avec son 1,25 milliard d'habitants et un PNB de seulement 800 $ par habitant, la Chine est devenue la sixième puissance économique au monde en termes de taux de change et la seconde après les États-Unis en termes de pouvoir d'achat.
L'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce en 2002, sa participation active à Asia Pacific Economic Cooperation, son poids croissant dans l'économie en cours de mondialisation, font que ce pays est sous le regard attentif, parfois admiratif mais le plus souvent inquiet ou critique, des observateurs économiques ou géopolitique du monde entier, qui surveillent en particulier certaines question brûlantes comme l'arrimage du Yuan au dollar US ou la levée des quotas sur les importations de textile.
Démographie
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Article détaillé : Démographie de la Chine
- La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de Chinois (Général de Gaulle)
C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Hangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Aujourd'hui, avec plus de 1,3 milliard d'habitants, le « continent chinois » est le plus peuplé du monde, et une pression démographique se fait sentir dans de nombreux secteurs.
Le gouvernement, conscient des risques et souhaitant limiter la croissance de sa population, a choisi une solution limitant les familles urbaines à un enfant unique (les minorités ethniques telles que les Tibétains étant exemptées), et les familles rurales à deux enfants lorsque le premier est une fille. Selon certaines sources, de nombreux cas d'avortement sélectif (en fonction du sexe de l'enfant) et d'abandon d'enfant ont lieu dans les zones rurales afin de s'assurer que le deuxième enfant soit un garçon. La conséquence est un ratio de 115 garçons nés pour 100 filles, ce qui est largement différent du ratio naturel, mais qui est comparable au ratio de la Corée du Sud. Le gouvernement chinois tente de limiter le problème en insistant sur la valeur de la femme et a même interdit aux praticiens médicaux d'annoncer aux parents le sexe du bébé qu'ils attendent.
Santé
La médecine traditionnelle chinoise est un des aspects de cette civilisation qui retient aujourd'hui l'attention des chercheurs et des étudiants en médecine du monde entier. Forte d'une expérience pluri-millénaire et notablement différente de sa sœur moderne (ou « occidentale »), beaucoup considèrent qu'elle a développée des notions et des techniques de soins utiles et souvent efficace, dans un domaine où la medecine moderne manque parfois de remèdes. La différence la plus apparente est que le médecin chinois n' « ouvre » jamais le corps du patient, ce qui fait que ses compétences chirurgicales sont souvent réduites. En revanche, il pratique un diagnostic très fin sur le pouls et divers éléments extérieurs (comme la complexion du visage), et le complête par des questions sur le mode de vie, l'alimentation, etc. du patient. S'ensuit une ordonnance où les potions prescrites sont destinées à « rééquilibrer les principes vitaux ». Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : il pique une série de fines aiguilles en certains « nœuds énergétiques » pour exciter des organes et, là aussi, rééquilibrer les principes vitaux. On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins.
La Chine connaît les problèmes de santé publique naturels à un pays de cette taille, parmi lesquels on peut noter un problème de tabagie excessive et une épidémie de sida sur laquelle peu de données fiables sont disponibles.
Seuls 76 millions de salariés urbains sont protégés par l'assurance-maladie, soit 5,8 % de la population.
Voir aussi : Médecine chinoise
Militaire
Nombre de soldats professionnels : 12 494 201 (2004 est.)
Réservistes : 208 143 352 (2004)
En 2003, l'Armée Populaire de Libération disposaient de 2 250 000 personnes et au environ de 7 180 chars de combat, 4 560 autres blindés,~ 3 400 avions, 480 hélicoptéres, 135 navires de combat dont 67 sous-marins et 400 armes nucléaires.
Culture
Voir aussi : Culture chinoise
En tant qu'entité linguistique et culturelle relativement homogène et continue, dont la longévité surprend (et bouleverse les théories du déclin nécessaire des civilisations), la Chine a développé une culture originale et immense, qui a exploré presque tous les modes d'expressions connus : littérature, peinture, musique, etc.
Elle a de plus inventé un art qui n'a pas d'équivalent dans les autres cultures : la calligraphie, art considéré comme le plus noble et le plus raffiné. Son économie de moyens (un pinceau, de l'encre noire, une feuille de papier absorbant) et son cadre très contraignant (l'ordre et la disposition des traits sont déterminés) en font, paradoxalement, un art dans lequel l'expressivité est à son comble : le pinceau y tient lieu de « sismographe de l'âme ».
Article proche du thème de la culture chinoise : Religion traditionnelle chinoise
Littérature
Voir aussi : Littérature chinoise
Une infime partie de la production écrite de la civilisation chinoise est accessible en langues occidentales et bien peu d'œuvres sont connues du grand public. Etant donné le contexte particulier de ce pays, sa littérature au sens large a connu des évolutions différentes de celle des autres régions du monde. L'épopée, par exemple, y est singulièrement absente. En revanche, les anecdotes, contes, faits divers, courtes biographies, ainsi que les essais, les commentaires des classiques, les traités, les compilations sont des genres foisonnants.
Parmi les livres et les auteurs chinois qui ont été traduits et lus en Occident, on peut noter : Pérégrinations vers l'Ouest, Au Bord de l'eau, Le Rève au Pavillon rouge, la poésie de Du Fu et de Li Bai, ainsi que l'auteur moderne majeur qu'est Lu Xun.
Des articles proches du thème de la littérature chinoise : Article détaillé : Culture de la Chine ~ Arts de la Chine ~ Chinois célèbres ~ Cuisine chinoise ~ Mandarin ~ Caractères chinois (sinogrammes) ~ Théâtre chinois
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 1er janvier | Nouvel an | 元旦 yuán dàn | Férié |
| 1er jour du 1er mois lunaire | Festival de Printemps (Nouvel An chinois) | 春节 Chūnjié | Basé sur le calendrier chinois |
| 1er mai | Fête du travail | 劳动节 Láodòngjié | |
| 4 mai | Fête de la jeunesse | 青年节 Qīngniánjié | Commémoration du Mouvement du Quatre Mai |
| 1er juillet | Fondation du Parti communiste chinois | 建党节 Jiàndǎngjié | Formation du 1er Congrès national le 1er juillet 1921 |
| 1er août | Jour de l'armée | 建军节 Jiànjūnjié | Soulèvement de Nanchang (南昌起义) le 1er août 1927 |
| 1er octobre | Fête nationale | 国庆节 Guóqìngjié | Fondation de la RPC le 1er octobre 1949 |
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
| 15e jour du 1er mois lunaire | Fête des lanternes | 元宵节 Yuánxiāojié | Basé sur le calendrier chinois |
| Début avril | Qīngmíng, Lumière Pure | 清明节 Qīngmīngjié | voir calendrier chinois. Environ 15 jours après l'Équinoxe de printemps |
| 5e jour du 5e mois lunaire | Festival des bateaux dragons (Fête du dragon) | 端午节 Duānwǔjié | Basé sur le calendrier chinois |
| 15e jour du 7e mois lunaire | Fête des fantômes affamés | 中元节 Zhōngyuánjié | Basé sur le calendrier chinois |
| 15e jour du 8e mois lunaire | Festival de la mi-automne (Fête de la lune) | 中秋节 Zhōngqiūujié | Basé sur le calendrier chinois |
| 9e jour du 9e mois lunaire | Fête de double neuf | 重阳节 Chóngyángjié | Basé sur le calendrier chinois |
Voir aussi
Articles connexes
- Communications en Chine
- Transports en Chine
- Végétation de la Chine
- Armée Populaire de Libération
- Relations extérieures de la Chine
- Science en Chine
- Droits de l'Homme en Chine
- Système judiciaire chinois
- Liste des articles relatifs à la Chine
- Sport en Chine
- Hudson Taylor
Liens externes
- (fr) L'Ambassade de la République populaire de Chine en France
- (en) Chinaorbit.com portail avec articles sur la culture chinoise
- (en) China.org.cn portail officiel de la Chine
- (en) China News
- (en) Technologie et Internet en Chine
- (fr) Le droit chinois sur Jurispedia
- (fr) La Chine
- (fr) Islam en Chine hier et aujourd'hui
- (fr) Statistiques socio-économiques 2004
- (en) Les Droits de l'Homme en Chine et Pékin 2008 - Olympic Watch
- (fr) Fiche de statistiques et cartes sur la Chine
| Pays d'Asie |
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