Collioure

Collioure
Pays
Image manquante
France_flag_large.png
drapeau de la France

     France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Arrondissement de Céret
Canton Canton de Côte Vermeille
Code INSEE 66053
Code postal 66190
Maire
Mandat en cours
Michel Moly
2001-2007
Intercommunalité
Longitude 03°04'53" Est
Latitude 42°31'36" Nord
Altitudes moyenne : 10m
minimale : 0m
maximale : 655m
Superficie 1302 ha
= 13,02 km²
Population sans
doubles comptes
2 763 hab.
(1999)
Densité 212 hab./km²

</div>


Collioure est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Colliourencs.

Image manquante
200307_Anse_de_Collioure_01.jpg
Anse de Collioure

Géographie

Ville touristique du Roussillon située sur la Côte Vermeille, Collioure (en catalan Cotlliure) a pour communes limitrophes : Argelès-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer et Port-Vendres. Ancien village de pêcheurs, renommée pour ses anchois, Collioure est également prisée des artistes peintres qui se plaisent à immortaliser son château royal, ses ruelles et son église pittoresque accolée à un étrange clocher phallique.

Histoire

Le site de Collioure était déjà bien connu des hommes préhistoriques, si l'on en croit les divers dolmens recensés : près du hameau du Rimbau (assez bien conservé) au col del Molló (ruiné) et sans doute au lieu-dit l'Arqueta.

Des fouilles menées dans le glacis du château ont montré que la ville existait déjà au VIe siècle av. J.-C.. Elle a joué un rôle important dans l'Antiquité, servant de port à la ville d'Elne.

Collioure est citée pour la première fois en 673 sous la forme castrum Caucoliberi. Un texte plus tardif (IXe siècle), mais reprenant une mention du Ve siècle, donne à peu près la même forme (Caucholiberi). Par la suite, se développent des graphies du type Cochliure, Cocliure, parfois transformées en Cobliure ou Copliure (également Coblliure, Coplliure). La graphie catalane actuelle Cotlliure n'a jamais été la plus fréquente. La forme française s'est développée au XIXe siècle.

Le nom est d'origine ibère (ibéro-basque pour les uns, ibéro-ligure pour d'autres). Il est composé de la racine kauk (= creux, baie) et de illiberi (= la ville neuve), ce dernier terme ayant aussi servi à désigner la ville d'Elne jusqu'au IVe siècle.

Image manquante
200307_Château_Royal_de_Collioure.jpg
Château royal de Collioure


Son château est déjà cité en 673, preuve du rôle stratégique et commercial tenu par la cité à l'époque mérovingienne.

Le château et la ville appartiendront ensuite aux comtes du Roussillon, puis aux divers rois qui se succéderont (Collioure était encore propriété royale à la Révolution). Sous le règne des rois de Majorque, le château, entièrement renconstruit entre 1242 et 1280, devint résidence royale, la ville étant pour sa part le premier port du Roussillon. Le commerce, surtout au temps des rois d'Aragon, y était intense : on exportait notamment des draps, de l'huile et du vin, et l'on importait des épices, des tissus orientaux et d'autres produits exotiques. Notons qu'il y avait à Collioure un autre château, celui des Templiers, qui deviendra château des Hospitaliers après la dissolution de l'ordre.

Sans entrer dans le détail des épisodes de l'histoire auxquels Collioure est mêlée, il faut mentionner l'occupation française de la fin du XVe siècle, pendant laquelle la ville fut débaptisée sur ordre de Louis XI pour s'appeler Saint-Michel (1475-1481). Après la prise de la ville en 1643, son rôle stratégique fut redéfini par Vauban, qui voulait en faire une ville de garnison, rasa la vieille ville pour accroitre le château et construisit de nouveaux forts. La population, menacée de déportation à Port-Vendres, obtint de reconstruire la ville à son emplacement actuel. La ville fut occupée par les troupes espagnoles en 1793, et libérée par le général Dugommier en mai 1794.

Au XIXe siècle, on note un important essor économique lié à l'expansion de la pêche (et au succès des anchois de Collioure) et à la production vinicole. Ce progrès s'essouffle cependant au début du XXe siècle : après un maximum de 3846 habitants en 1857, on tombe à 2830 habitants en 1901, soit une perte de 1000 habitants en une cinquantaine d'années. Le développement de Port-Vendres y est sans doute pour beaucoup.

Mais, à cette époque, Collioure connaît un tournant essentiel, qui contribuera grandement à son développement touristique. C'est en effet en 1904 que Matisse vient peindre à Collioure, où, en compagnie de Derain, il crée le fauvisme. D'autres peintres suivront, notamment Marquet, Gris, Braque, Picasso, Dufy, Foujita et bien d'autres.

Depuis, la population s'est stabilisée entre 2500 et 2900 habitants, bien souvent submergés par le flot des dizaines de milliers de touristes qui visitent chaque année la ville.

Image manquante
200307_Collioure_Sud.jpg
Partie sud de Collioure
Image manquante
200307_Collioure_Nord.jpg
Partie nord de Collioure



Ressources externes


Voir aussi : Vins du Languedoc-Roussillon


Note : Certains passages de cet article, ou d'une version antérieure de cet article, proviennent d'un article de Jean Tosti (cf. lien ci-dessus), avec autorisation.

See also: Collioure, 1242, 1280, 1475, 1481, 1643, 1793, 1794