Comité de salut public

Le Comité de salut public mis en place par la Convention nationale le 17 Germinal an I (6 avril 1793 élus pour un mois et rééligibles formait le de facto sauf en matière financière gouvernement de la France jusqu'au Directoire.

Jusqu'au 10 juillet 1793, la composition de ce comité de neuf membres, délibérant en secret, dominé par Georges Danton, comprenait, dans l'ordre de leur élection :

Jean Antoine Debry, malade, donna sa démission et fut remplacé par Robert Lindet, député de l'Eure

On installa ce nouveau comité le 7 avril 1793 aux Tuileries jusqu' à sa disparition en octobre 1795 dans les appartements de Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, au pavillon de Flore, devenu le palais de l'Égalité.

L'organisation du pouvoir en France devenait :

                                       Suffrage universel
                                                |
                                                |
                                    Montagne Marais Girondins
            nomme                   --------------------------               nomme
            ------------------------ | Convention nationale  |  ------------------
            |                        --------------------------                   |
            |                           ^                                         |
            |                           |                                         |
   -------------------------            |                   ---------------------------
  | Comité de salut public |--- ---------                  | Comité de sûreté générale |
   ------------------------- propose les lois               ---------------------------
            |                                                fait passer les accusés devant  
 nomme les représentants en mission                                       |        
        |                  |                                  ----------------------------
        |                  |                                 |  Tribunal révolutionnaire |
        |                  |                                  ----------------------------
   Inspection          contrôle
      des                des
  départements          armées
                                          
                                                             
                                                                                                                                                    
 

La politique dantoniste, politique montagnarde modérée, y prédominera.

Considéré comme trop modéré, ce comité fut remanié après la chute des Girondins et, le 10 juillet, on y élimina les dantonistes.

Le 27 juillet 1793, Maximilien de Robespierre y fit son entrée.

En septembre 1793, le comité comprit douze membres :

Jean-Marie Hérault de Séchelles fut éliminé pour dantonisme et ne fut pas remplacé.

Alors que le régime est menacé par l'intervention des armées étrangères, les Jacobins sous Robespierre centralisent les dénonciations, les procès et les exécutions sous la supervision de ce comité de dix à douze membres. Il gouverne dictatorialement le pays, envoyant en province et aux armées des représentants en mission qui appliquent une politique de Terreur. Dans chaque commune, ceux-ci pouvaient s'appuyer sur des comités de surveillance.

Voir aussi

Claude-François de Payan

Liens externes

See also: Comité de salut public, 1793, 6 avril, Aisne, Bertrand Barère de Vieuzac, Charente-Inférieure, Claude-François de Payan, Comité de sûreté générale, Convention nationale, Côte-d'Or