Communautés de Belgique
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Trois communautés
La population est composée de trois groupes culturels (ethniques):
- les Flamands, majoritairement néerlandophones (estimés à 58% de la population), vivant en régions flamande et bruxelloise, avec des minorités liées aux différentes vagues d'immigrations ;
- les francophones (Wallons et Bruxellois francophones, estimés ensemble à 42%), avec des minorités fort comparables ;
- les germanophones (environ 70 000 personnes, moins de 1%), très localisés à la frontière allemande.
Territorialité des langues
La constitution belge a prévu quatre zones linguistiques: région flamande (néerlandophone), région bruxelloise (bilingue français-néerlandais), région wallonne (francophone) et les 'Cantons de l'Est' (germanophone). Ces quatre zones délimitent les territoires où chaque langue est la langue officielle, avec en plus une petite trentaine de communes sur les frontières linguistiques où des minorités historiques bénéficient de 'facilités linguistiques'.
Indépendamment de cette différence en zone linguistique, on trouve des petites minorités comme les Juifs qui se sont installés il y a plus de cinq siècles à Anvers et qui continuent à y former une composante marquante de la ville, bien qu'actuellement, il y ait plus de Juifs à Bruxelles.
Géographiquement et culturellement, la Belgique se situe au centre de l'Europe, et durant les deux derniers millénaires, elle a connu un va-et-vient incessant de populations et de cultures différentes. Tant et si bien qu'elle est devenue un véritable melting pot, mélangeant les cultures celte, romaine, germanique, française, hollandaise, espagnole et autrichienne.
Langues officielles
La Belgique possède trois langues officielles : le français, le néerlandais et l'allemand. L'anglais est largement utilisé, surtout dans le monde des affaires ainsi que dans des communications des institutions publiques. Plus de la moitié de la population est néerlandophone, le français étant la seconde langue, suivi de très loin par l'allemand (<1%). Bruxelles, la capitale, est très majoritairement francophone ; néanmoins le patois bruxellois d'origine est de racine francique, donc germanique. Le français y est depuis le temps espagnol et autrichien la langue de la noblesse et de la haute bourgeoisie, ainsi que celle de Flamands francisés et des Wallons et de Français venus s'y installer depuis 1830, et, plus récemment, de la grande majorité des populations issues de l'immigration (surtout venues de France, d'Italie, d'Espagne, des pays du Maghreb et de la Turquie).
Identités
Certains Flamands se définissent d'abord comme Flamands, ensuite comme Belges et enfin comme Européens. Chez les Bruxellois francophones, le sentiment « Belge en premier lieu » semble dominer. Quant aux Wallons, ce sentiment « Belge » semble s'estomper au profit du sentiment « Wallon » ; ceci étant dû aux problèmes communautaires récurrents que connaît la Belgique depuis une quarantaine d'années et ce malgré une fédéralisation accrue. Le Roi plaide chaque année pour un fédéralisme d'union mais celui-ci est loin de s'accomplir et les problèmes perdurent, essentiellement à cause des revendications des politiciens flamands poussés dans le dos par le persistence de certains discriminations et par le parti extrémiste Vlaams Blok (devenu depuis peu Vlaams Belang récemment condamné pour racisme, ce qui motiva son changement de nom).
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