Culture du Mali

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En raison du nombre important d’ethnies vivant au Mali et de l’héritage historique, la culture du Mali est riche et diversifiée, conservant à la fois ses traditions comme l’oralité avec les griots ou l’artisanat et s’ouvrant depuis son indépendance à la littérature, au théâtre, au cinéma et à la photographie.

Sommaire

Les ethnies

Une vingtaine d’ethnies vivent au Mali. Malgré les échanges entre elles au cours de l’histoire, chacune possède une culture spécifique. Les principales ethnies sont :

Les festivals

A travers le pays se déroule toute l’année de nombreux festivals mettant à l’honneur les cultures traditionnelles.

Les langues


Depuis l’indépendance en 1960 , le Mali, ancienne colonie française du Soudan français, le français est la langue officielle. Elle n’est parlée que par une minorité de la population qui préfère s’exprimer dans les différentes langues nationales. Le bambara est la langue la plus parlée au Mali. Les principales autres langues sont le peul, le sénoufo, le soninké, le songhaï et le dogon.

Le français est la langue enseignée à l’école. Depuis les années 90, une expérimentation, appelée « pédagogie convergente » permet aux enfants à l’école fondamentale d’apprendre d’abord à écrire en langue nationale, celle qu’ils parlent naturellement en famille, puis progressivement le français. La pédagogie convergente se généralise actuellement.

L’architecture


Chaque ethnie possède une architecture propre. Tout au long de l’histoire, y compris avec les français pendant la colonisation, les rencontres entre ethnies ont façonnées des villes où les architectures se sont combinées. Quatre sites sont classés au Patrimoine mondiale de l’Unesco : Djenné, Tombouctou, le Tombeau des Askia à Gao et la falaise de Bandiagara au pays dogon.

Les griots ou « djéli ».


Bakary Soumano, chef des griots du Mali de 1994 à sa mort en 2003, a œuvré pour réhabiliter la fonction de griot.

La parenté à plaisanterie

La parenté à plaisanterie consiste pour deux groupes ayant des relations privilégiés (deux ethnies ou deux clans d’une même ethnie) à s’échanger des paroles qui révèlent les vérités supposées de chacun. Les protagonistes sont obligés d’accepter ces critiques souvent féroces.

La littérature

Pays de tradition orale, le Mali connaît depuis les années 60 plusieurs écrivains qui suivent les traces de Amadou Hampâté Bâ.

Parmi les écrivains contemporains, on peut citer :

Chaque année, un festival littéraire « Etonnants voyageurs » a lieu à Bamako et dans les principales villes du Mali.

La musique


Les instruments traditionnels comme la kora ou le balafon sont toujours utilisées de nos jours. Quelques musiciens maliens : Ali Farka Touré, Salif Keïta , Idrissa Soumaoro, Aly Keita.

Le cinéma

Quelques réalisateurs maliens :

La photographie

Quelques photographes maliens :

Le théâtre


Dans l’ethnie bambara se pratique une forme de théâtre traditionnel dénommé « kotéba ». Chaque année, après les récoltes, les villageois se réunissent pour une fête où se mêlent les danses, les chants et le théâtre burlesque. À travers des saynètes, on se moque des villageois et de leur travers sans jamais nommer personne afin de ne pas blesser. Le kotéba permet de préserver l’unité du village.

S’inspirant du kotéba, des troupes théâtrales tournent dans les villages afin de faire passer à travers les saynètes des messages concernant la santé (la prévention du sida, la vaccination) ou la protection de l’environnement.

Tous les deux ans, un festival de théâtre, le « Festival des réalités »a lieu à Bamako. Il a été créé par Adama Traoré, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique à l’Institut National des Arts de Bamako. (Voir : Bamako)

Voir aussi

See also: Culture du Mali, 1960, 1994, 2003, Abdoulaye Ascofaré, Adama Drabo, Ali Farka Touré, Alpha Mandé Diarra