Dériveur
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Un dériveur est un voilier monocoque muni d'un plan antidérive. Ce terme recouvre deux types de voiliers : le dériveur lesté et le dériveur léger.
Le dériveur lesté est un voilier muni, dans les parties basses de la coque, d'un lest (généralement métallique) destiné à assurer sa stabilité, et d'un plan antidérive (appelé aussi plus simplement dérive) pivotant ou coulissant à l'intérieur de la coque. Ce dernier peut ainsi se déployer dans l'eau ou s'escamoter, totalement ou partiellement. Les dériveurs lestés habitables constituent des voiliers de croisière agréables, qui peuvent accéder à des mouillages peu profonds grâce à leur faible tirant d'eau.
Le dériveur léger est un bateau de construction légère, généralement ponté sur l'avant et dont le plan antidérive est assuré par une dérive en bois, en métal ou en stratifié, amovible ou pivotante. Au centre de la coque se trouve le puits de dérive dans lequel se positionne la dérive : descendue aux allures du près ou du travers, elle est relevée en vent arrière.
Un jour considéré comme le roi des dériveurs est le 505 (prononcez cinquocinq ), dériveur à deux équipiers (on dit aussi dériveur en double) créé en 1954 par John Westell à la demande d'Alain Cettier, alors président de la classe des Canetons. C'est sur ce bateau qu'ont été rassemblés pour la première fois tous les équipements que l'on retrouve désormais sur ce type de bateau - trapèze, spinnaker, trappes d'évacuation de l'eau, réserve de flottabilité, coque planante, échelles de rappel (intégrées à la coque sur le 505), etc.
D'autres dériveurs ont marqué l'histoire de la voile légère, soit par le succès populaire de leur série, soit par l'accès au statut de série internationale ou de série olympique. Parmi les dériveurs en solitaire, on retiendra l'Optimist, le Laser, l'Europe et le Finn. Les dériveurs en double les plus connus dans nos régions sont, outre le 505 déjà cité, le Vaurien, le 420 et le 470. La Caravelle est un dériveur école pouvant emporter de 4 à 6 équipiers.
