Direction générale de la sécurité extérieure
La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) est le service d'espionnage de la France.
Sous l'autorité du ministre de la Défense, elle est chargée, selon les termes du décret n° 82-306 du 2 avril 1982[1], qui a procédé à sa refondation, « de rechercher et d'exploiter les renseignements intéressant la sécurité de la France, ainsi que de détecter et d'entraver, hors du territoire national, les activités d'espionnage dirigées contre les intérêts français afin d'en prévenir les conséquences ». Avant ce décret, ce service s'appelait le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE).
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Les activités de la DGSE
Les activités de la DGSE sont diverses :
- Acquisition de renseignements :
- renseignement humain (« honorables correspondants »),
- espionnage des télécommunications (Frenchelon, Satellite Helios),
- interprétation des images spatiales (Satellite Spot, Satellite Helios).
- Appui au renseignement humain.
- Opérations militaires. Anciennement nommé 11e choc, le service des opérations militaires de la DGSE s'appelle actuellement Service action.
Le siége de la DGSE se trouve en partie au 141 boulevard Mortier, dans le XXe arrondissement de Paris. Il est surnommé la Piscine en raison de sa proximité avec la piscine des Tourelles. Cependant, elle est également installée au fort de Noisy-le-grand suite au projet de modernisation : Fort 2000
Le contre-espionnage, sur le territoire français, est assuré par la Direction de la surveillance du territoire (DST) placée sous l'autorité du ministre de l'Intérieur.
Organisation
La DGSE comprends les services suivants :
- la direction de l’administration ;
- la direction des opérations (service action);
- la direction du renseignement ;
- la direction de la stratégie ;
- la direction technique (recherche et exploite les renseignements d’origine technique, propose et met en œuvre les orientations de la DGSE dans les domaines techniques).
Directeurs généraux de DGSE
Le directeur général de la DGSE peut être un haut fonctionnaire civil ou militaire.
- Pierre Marion (préfet), du 17 juin 1981 au 10 novembre 1982 ;
- Pierre Lacoste (amiral), 10 novembre 1982 au 19 septembre 1985 ;
- René Imbot (général), 20 septembre 1985 au 1er décembre 1986 ;
- François Mermet (général), du 2 décembre 1986 au 23 mars 1989 ;
- Claude Silberzahn (préfet), du 23 mars 1989 au 7 juin 1993 ;
- Jacques Dewatre (diplomate), du 7 juin 1993 au 19 décembre 1999 ;
- Jean-Claude Cousseran (diplomate), du 19 décembre 1999 au 24 juillet 2002 ;
- Pierre Brochand (diplomate), depuis le 24 juillet 2002.
Agents connus ou supposés
En raison des activités secrètes des agents de la DGSE (et avant du SDECE), il n'est pas toujours facile d'établir l'appartenance de certaines personnes à ce service.
- Pierre Martinet dit Florent (alias vincent Cassard et Vincent Sayriès) : auteur d'un livre : DGSE Service Action Un agent sort de l'ombre ed. Privé
- Général Paul Louis Aussaresses ;
- Philippe de Dieuleveult agent supposé, disparaît en 1985 lors de l'expédition Africa-Raft au Zaïre. Les conditions de sa disparition n'ont toujours pas été élucidées. On évoque que le fait d'être un agent de la DGSE serait le motif de son meurtre.
- Colonel Alain Mafart (alias Alain Turenge) ; nageur de combat ayant aidé à posé les charges explosives sous le Rainbow Warrior, aujourd'hui photographe animalier
- Commandant Dominique Prieur (alias Delphine Turenge), les faux époux Turenge sont impliqués dans l'affaire du Rainbow Warrior ;
- Jean-Charles Marchiani, au SDECE de 1960 à 1970.
Opérations militaires connues
- Le 10 juillet 1985, une équipe de la DGSE fait exploser dans le port d'Auckland le Rainbow Warrior, bateau de l'organisation Greenpeace, faisant une victime, le photographe portugais Fernando Pereira.
- Le 12 juin 2005, la DGSE, libère Florence Aubenas et ses otages, de façon totalement secrète.
Voir aussi
- Direction de la surveillance du territoire
- Renseignements généraux
- Télécommunications
- CIA, KGB
- Frenchelon
