Échelle diatonique

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L'échelle diatonique est l'échelle des fréquences utilisée en musique occidentale tonale — ainsi d'ailleurs, que dans d'autres types de musique, apparentés ou non à celle-ci.

Sommaire

Structure

L'échelle diatonique prend la forme d'une « succession de demi-tons diatoniques isolés, formant entre eux des groupes alternés de deux et trois tons ».

Représentation verticale
de l'échelle diatonique
Représentation cyclique
de l'échelle diatonique
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Représentation verticale de l'échelle diatonique

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Représentation cyclique de l'échelle diatonique

Différentes catégories d'espaces conjoints

On classe les espaces conjoints constituant l'échelle diatonique en deux principales catégories : les espaces diatoniques et les espaces chromatiques.

Ton

Le ton diatonique est le plus grand espace conjoint de l'échelle diatonique.

Réduite à l'étendue d'une seule octave, l'échelle diatonique contient cinq tons diatoniques (exemple : do-ré, ré-mi, fa-sol, sol-la et la-si, pour l'échelle diatonique naturelle).
Dans la pratique, le ton diatonique est simplement appelé ton — sans davantage de précision. Quand on parle de ton, en effet, il est évident que l'on entend ton diatonique, vu qu'il n'existe aucune autre espèce de ton. Par contre, lorsqu'on parle de demi-ton, il convient de ne pas omettre le qualificatif afin de bien distinguer « demi-ton diatonique » et « demi-ton chromatique », ces deux intervalles n'ayant ni la même nature, ni la même étendue, ni la même fonction.

Demi-ton diatonique

Le demi-ton diatonique est le plus petit espace conjoint de l'échelle diatonique. Il est appelé ainsi parce qu'il est pratiquement égal à la moitié du ton diatonique.

Réduite à l'étendue d'une seule octave, l'échelle diatonique contient deux demi-tons diatoniques (exemple : mi-fa et si-do, pour l'échelle diatonique naturelle).

Demi-ton chromatique

Le demi-ton chromatique est un espace conjoint appartenant à l'échelle diatonique amplifiée, c'est-à-dire, à l'échelle chromatique (exemple : do-do\sharp). Il est appelé ainsi parce que, tout comme le demi-ton diatonique, il est pratiquement égal à la moitié du ton.

Réduite à l'étendue d'une seule octave, l'échelle chromatique contient cinq demi-tons chromatiques et sept demi-tons diatoniques.

Étendue des espaces conjoints en commas

L'échelle diatonique usuelle, est appelée échelle cyclique, ou échelle pythagoricienne, en souvenir de celui qui l'a définie. Ses divers espaces conjoints ont été mesurés en commas par Holder à la fin du XVIIe siècle.

L'appellation d'échelle cyclique vient du fait que les degrés sont obtenus par le cycle (approximatif) de sept quintes : fa, do, sol, ré, la, mi, si, etc., et par réduction des octaves — cf. l'article Équivalence des octaves. Pythagore aurait été le premier à en faire la démonstration sur une corde tendue, le monocorde. Ainsi, si l'on partage la corde en deux, celle-ci double sa fréquence et produit l'octave ; si l'on fait vibrer la corde sur ses 3/2, celle-ci produit la quinte ; la nouvelle note ainsi obtenue produit à son tour sa propre quinte, etc.
C'est à tort que le comma est considéré comme la plus petite différence de fréquence qu'une oreille humaine puisse percevoir entre deux sons : en réalité, une oreille humaine, même non exercée, peut discerner des différences bien inférieures : de l'ordre d'un 1/100 de ton, et parfois davantage. En outre, un intervalle très faible entre deux notes émises simultanément produit un phénomène de « battement » très perceptible et qui est d'ailleurs mis à profit pour accorder les instruments.
Il convient de toujours préciser comma holdérien, parce que le mot comma n'a qu'un sens très vague de « distance inférieure au demi-ton » pouvant en théorie désigner des étendues différentes. Il existe également le comma zarlinien — dérivé de l'échelle de Zarlino —, le comma syntonique, etc.
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Récapitulation sur les espaces conjoints

Dans le tableau ci-dessus, les accolades indiquent les tons. Les demi-tons diatoniques sont laissés en blanc. Les notes intermédiaires figurant entre parenthèses, sont des notes altérées.

Simplification opérée par le tempérament égal

Le tempérament est une simplification conventionnelle de l'échelle musicale occidentale, consistant, dans le cas de notes très proches mais néanmoins différentes — théoriquement séparées par un comma —, à ne conserver qu'une note sur deux pour des raisons de commodité. Le tempérament est donc une tentative de compromis entre, d'une part, les exigences auditives, et d'autre part, les nécessités pratiques de certains instruments.

1. Quelques exemples d'instruments naturels : les voix, certains instruments à cordes frottées, sans frettesviolon, alto, violoncelle, etc. —, certains instruments à venttrombone à coulisse, etc.
2. Quelques exemples d'instruments tempérés : les instruments à clavierpiano, orgue, clavecin, harmonium, accordéon, célesta, etc. —, certains instruments à cordesguitare, mandoline, luth, harpe, viole, etc. —, les instruments à vent avec clés ou pistons — trompette, tuba, clarinette, hautbois, etc.
L'échelle musicale au tempérament égal
(échelle chromatique tempérée)
Le clavier du piano
(exemple d'instrument tempéré)
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Échelle musicale au tempérament égal

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Clavier du piano

Voir aussi

Liens internes


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See also: Échelle diatonique, Accord (organologie), Accordéon, Alto (violon), Altération (solfège), Battement