École polytechnique (France)
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Fondée en 1794 à l’instigation de Gaspard Monge et de Lazare Carnot, l’École Polytechnique (surnommée l’X) est l’une des plus célèbres grandes écoles d’ingénieurs françaises. Sa devise est : « pour la Patrie, les sciences et la gloire ».
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Histoire
En 1805, Napoléon Bonaparte lui donna un statut militaire et l’installa sur la montagne Sainte-Geneviève à Paris. En 1970, elle reçut un statut civil tout en étant rattachée au Ministère de la Défense. Les élèves français sont élèves officiers de réserve, sous statut militaire. L’école est dirigée par un général de l’armée active.
1972 vit pour la première fois l’admission de 7 femmes, dont le major de promotion (Anne Chopinet). En 1976, l’école déménagea à Palaiseau où elle occupe un campus de 186 hectares avec une surface bâtie de 155 000 m². 3 200 personnes travaillent sur le site. Elle reçoit simultanément deux promotions de 500 élèves dont 100 étrangers par promotion. Les élèves français sont pour l’essentiel recrutés par un concours en sortie des classes préparatoires aux grandes écoles MP*, PC* et PSI* (il existe d’autres recrutements parallèles, très minoritaires). Les élèves étrangers sont recrutés soit par le même biais que les élèves français (première voie), soit par sélection sur dossier (seconde voie), ce qui permet de recruter des étrangers avec des profils intéressants, mais non francophones et issus de systèmes d’éducation supérieure dont l’organisation est très différente du système français.
Quelques polytechniciens célèbres
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- Jean-Baptiste Biot (X1794), physicien
- Étienne Louis Malus (X1795), physicien
- Gay-Lussac (X1797)
- Siméon Denis Poisson (X1798), illustre mathématicien
- François Arago (X1803)
- Augustin Fresnel (X1804), inventeur de la fameuse lentille de Fresnel
- Augustin Louis Cauchy (X1805), bâtisseur des suites de Cauchy et des critères de convergence associés.
- Pierre Louis Dulong (X1805), physicien
- Michel Chasles (X1812), mathematicien
- Auguste Comte (X1814)
- Benoît Paul Émile Clapeyron (X1816)
- Camille Bachasson, comte de Montalivet (X1820), Pair de France et ministre de Louis-Philippe
- André Marie Ampère, physicien qui inspira le savant Cosinus
- Denfert-Rochereau (X1842)
- Charles de Freycinet (X1846)
- Sadi Carnot (X1857), président de la République
- Fulgence Bienvenüe (X1870), père du métro parisien
- Henri Becquerel (X1872), un des trois découvreurs de la radioactivité
- Henri Poincaré (X1873), mathématicien du chaos
- Frédéric Le Play, sociologue de la première heure, promoteur du paternalisme patronal et de la maison individuelle
- Émile Menier, industriel du chocolat, réformiste philanthrope, créateur du complexe industriel de Noisiel (classé monument historique)
- Henry Le Chatelier : Chimiste, découvreur du principe des équilibres chimiques dit loi Le Chatelier.
- Joseph Joffre (X1869), maréchal de France
- Victor Considérant, réformiste social, créa au Texas avec l’aide de Jean-Baptiste André Godin le Phalanstère de la Réunion.
- Conrad de Schlumberger (X1898)
- André Citroën (X1898)
- Ferdinand Foch (X1916), maréchal de France.
- Pierre Masse (X1916)
- Jacques Rueff (X1919), académicien
- Louis Leprince-Ringuet (X1920), physicien, académicien, professeur au Collège de France.
- Jean Borotra (X1920), joueur de tennis, un des quatre mousquetaires.
- Alfred Sauvy (X1920 S), démographe, économiste, professeur au Collège de France.
- Jean-Marie Bastien-Thiry (X1934), ingénieur militaire de l’air, créateur du missile filoguidé SS-11 et organisateur de l’attentat du Petit-Clamart contre Charles de Gaulle.
- Yves du Manoir (X1924)
- Pierre Shaeffer (X1929), théoricien des médias et de la société contemporaines
- Auguste Detoeuf (X1937), auteur des Propos de O.L. Barenton, confiseur.
- Benoit Mandelbrot (X1944), découvreur de la loi de Mandelbrot et promoteur des fractales.
- Valéry Giscard d'Estaing (X1944), ministre des finances, puis président de la République, académicien.
- Francis Mer (X1959), homme politique français, ministre de l'économie de mai 2002 à mars 2004.
- Jacques Attali (X1963), écrivain.
- Bruno Mégret (X1969), homme politique français, fondateur du Mouvement national républicain.
- Anne Chopinet (X1972), première jeune femme major de l’X. (année rouge)
- Carlos Ghosn (X1974)
- Jean-Marie Messier (X1979)
Traditions
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Le symbole de l’école, le X, vient de son insigne, représentant deux canons croisés. Sa devise, « Pour la Patrie, les sciences et la gloire », marque l’attachement de l’école au service de l’État et à l’excellence scientifique.
Les élèves de l’X de nationalité francaise ont un statut militaire d’officier durant leur scolarité. À ce titre, ils percoivent une solde. Ils doivent suivre une formation initiale d’élèves officiers de réserve et un service militaire ou civil au cours de leur première année scolaire (la durée de ce service a été réduite suite à la suppression du service national et à la réforme X2000 de la scolarité).
Tous les élèves (francais ou non) possèdent un uniforme spécifique à l’X, appelé Grand Uniforme (ou GU). Celui-ci comporte notamment un bicorne et une épée (appelée tangente). Il est revêtu pour les cérémonies militaires importantes et d’autres manifestations comme le bal de l’X. Les élèves ne portent normalement pas l’uniforme lors des activités d’enseignement.
Une délégation d’élèves de l’École Polytechnique défile le 14 juillet en tête des armées sur les Champs-Élysées. Jusqu’à une époque récente, ce défilé était l’occasion d’un gag, souvent en forme de clin d'œil à l’actualité.
Une règle de savoir-vivre veut que le tutoiement soit de rigueur entre anciens élèves appartenant à des promotions de moins de 10 ans d’écart, ou à l'initiative du plus ancien en cas d'écart supérieur.
Trois citations typiques
- « Bon sens et logique : un chef. Bon sens sans logique : un employé. Logique sans bon sens : une catastrophe. D’où l’échec de beaucoup de polytechniciens. » Auguste Detœuf in Propos de O. L. Barenton, confiseur. Il était lui-même polytechnicien.
- « Un polytechnicien n’est ni de droite, ni de gauche : il est dans l’axe. »
- X et religion : « Quelle est la différence entre un Polytechnicien et Dieu ? Dieu conçoit et il réalise ! »
Anecdote
Deux promotions d’élèves se trouvent simultanément à l’École Polytechnique. Il était autrefois possible de savoir à quelle promotion appartenait un élève en regardant la couleur du liseré de son uniforme d’intérieur : il était jaune pour ceux entrés une année impaire et rouge pour ceux entrés une année paire. Si les uniformes d’intérieurs ont depuis longtemps disparu, l’habitude d’appeler jônes les élèves issus de promotions impaires et roujes ceux de promotion paires s’est maintenue. Ces deux couleurs font désormais partie de l 'identité de l’X et on les retrouve notamment sur le logo officiel de l’École.
La revue des anciens élèves changeait d’ailleurs initialement de nom tous les ans, devenant La rouge et la jaune ou La jaune et la rouge au fil des années. Cette habitude s’est avérée être source de multiples casse-têtes administratifs, notamment au moment de l’attribution d’un numéro ISSN et a été abandonnée : la revue s’appelle désormais La jaune et la rouge quelle que soit l’année.
Voir aussi
- École Centrale Paris (ECP)
- École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE)
- École nationale des ponts et chaussées (ENPC)
- École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA)
- École des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP)
- École nationale supérieure des Mines de Paris (ENSMP)
- École des mines de Nancy
- École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (Supaéro)
- École nationale supérieure des télécommunications (ENST)
- Études supérieures en France
- École normale supérieure (ENS)
- Supélec (École supérieure d’électricité, ESE)
- École supérieure d'optique (ESO)
