Économie de l'Argentine
L'Argentine dispose de nombreuses richesses naturelles et d'une main-d'œuvre très qualifiée, d'une agriculture orientée vers l'exportation et d'un tissu industriel diversifié. Malgré ces atouts, l'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette externe (dette qu'elle ne compte rembourser qu'en partie « 10% »), l'inflation atteignait 200% par mois et la production avait considérablement chuté.
Pour lutter contre cette crise économique, le gouvernement de Menem a lancé une politique de libéralisation du commerce, de déréglementation et de privatisation.
En 1991, le gouvernement décida d'ancrer le peso argentin au dollar américain et limita par une loi la croissance de la masse monétaire à la croissance de réserves monétaires.
Le PIB a chuté de 11% en 2002.
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La dette argentine
Le montant de la dette, en souffrance depuis décembre 2001, se monterait à 82 milliards de $US plus les intérêts en retard, soit un montant avoisinant les 100 milliards de $US (janvier 2005, 76 milliards d'euros).
Le ministre de l'économie, Roberto Lavagna, affirme que les dettes à l'égard des organismes internationaux et les obligations émises à l'intérieur du pays depuis 2002, pour compenser les réductions de salaires des fonctionnaires, ont toujours été honorées, soit 43% de l'ensemble de la dette.
Il propose aux créanciers, un plan de restructuration de 66% de la dette par échange des créances en défaut contre de nouvelles créances, mais en concédant une perte de 75% de la valeur. L'Argentine va mieux, mais elle ne peut faire une offre plus généreuse sans compromettre ses équilibres financiers futurs. Le ministre affirme qu' « il ne fera plus aucune offre dans le futur » et que ceux qui refuseront cette opération de restructuration risquent de ne jamais rien recevoir de l'État argentin.
L'Italie est le pays le plus touché par cette restructuration avec 450 000 petits porteurs de titres, pour la plupart des retraités, représentants 15% de la dette en défaut. Les banques italiennes sont accusées d'avoir trop incité leurs petits clients à investir dans des obligations de l'État argentin, sans les avertir du risque croissant de banqueroute du pays.
Crise économique de 2001-2002
Historique des derniers événements
- le 1er novembre 2001, le président Fernando de la Rua prend une décision qui aura un impact important.
- Plusieurs ministres de l'économie démissionnent et se succèdent :
- Jorge Remes Lenicov
- Roberto Lavagna
- De même, l'Argentine a connu, depuis fin 2001 et en l'espace de quelques semaines, plusieurs présidents :
- Fernando de la Rua : démissionne le 20 décembre
- Adolfo Rodriguez Saa
- Eduardo Duhalde
Termes spécifiques à l'Argentine
- « corralito » (petit enclos) : désigne les restrictions bancaires imposées aux particuliers pendant la crise économique pour éviter que le système bancaire ne s'effondre. Pour simplifier, les Argentins ne pouvaient retirer chaque semaine qu'une quantité limitée d'argent.
- currency board (anglais) : currency board (français)
- pesification de l'économie
- « piqueteros » (piquiers) : désigne les chômeurs qui bloquent la route pour manifester. Ce terme a été utilisé dans les journaux francophones lors de la crise économique.
Liens externes
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