Économie sociale


On regroupe sous le terme d'économie sociale voire d'« économie sociale et solidaire » en y incluant l'insertion par l'activité économique tout un pan de l'activité économique

On parle aussi de troisième ou tiers secteur : le premier secteur étant le secteur capitaliste dont le but est « la maximisation du profit » par la recherche d'une clientèle solvable, et le deuxième secteur étant le secteur public dont l'activité cherche à satisfaire l'intérêt général, défini démocratiquement, au suffrage universel.

Les définitions du concept d'économie sociale varient au plan international et selon les pays où le terme n'a d'ailleurs pas nécessairement d'existence légale.

La 2e Rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité (Québec, octobre 2001) a défini ainsi l'économie sociale : « L'économie sociale et solidaire désigne un ensemble d'initiatives économiques à finalité sociale qui participent à la construction d'une nouvelle façon de vivre et de penser l'économie à travers des dizaines de milliers de projets dans les pays du Nord comme du Sud. Elle place la personne humaine au centre du développement économique et social. La solidarité en économie repose sur un projet tout à la fois économique, politique et social, qui entraîne une nouvelle manière de faire de la politique et d'établir les relations humaines sur la base du consensus et de l'agir citoyen. »

Sommaire

Principes de l'économie sociale

Selon le Conseil wallon de l'économie sociale (Belgique, 1990), « l'économie sociale se compose d'activités économiques exercées par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des associations dont l'éthique se traduit par les principes suivants : finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit, autonomie de gestion, processus de décision démocratique, primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus. »

Par ses principes de fonctionnement démocratique (une personne = une voix) et de redistribution des revenus aux personnes à l'encontre du système capitaliste, ses visées d'utilité sociale, et la gestion autonome, (cf infra), l'économie sociale se rapproche des communautés du logiciel libre :

Définitions et activités par pays

En Belgique

En Flandre, selon le VOSEC, « l'économie sociale consiste en une diversité d'entreprises et d'initiatives qui mettent en avant dans leurs objectifs la réalisation de certaines plus-values sociales et qui respectent les principes suivants : priorité du travail sur le capital, processus de décision démocratique, implication sociale, transparence, qualité, durabilité. Une attention particulière est portée à la qualité des relations internes et externes. Ces organisations offrent des biens et des services sur le marché et engagent leurs moyens économiques d'une manière efficace dans le but d'assurer leur continuité et leur rentabilité. »

En Belgique, le Conseil Wallon de l'Economie Sociale (CWES) a adopté en 1990 une formulation issue de ce genre de démarche dans laquelle le concept d'économie sociale se construit (1) en identifiant les principales formes d'organisation que l'on retrouve - a priori - dans le troisième secteur et (2) en affirmant l'existence d'une éthique spécifique à ces organisations.

Définition de l'économie sociale "L'économie sociale se compose d'activités économiques exercées par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des associations dont l'éthique se traduit par les principes suivants:

finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit, autonomie de gestion, processus de décision démocratique, primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus." (Conseil Wallon de l'Economie Sociale[1990])

Tout en reconnaissant l'existence de certains cas-frontières, on a maintenant coutume de repérer les organisations de l'économie sociale à la forme juridique qu'elles adoptent et qui consacrent les principes repris dans la définition du CWES. Ainsi, on rassemble sous le terme « économie sociale » des associations (ASBL, associations de fait, établissements d'utilité publique), des mutuelles (mutualités et unions nationales de mutualités) et des sociétés (sociétés coopératives à véritable projet coopératif et sociétés qui adoptent la qualité de société à finalité sociale), en supposant qu'elles respectent dans une large mesure les principes suivants qui sont autant de critères d'appartenance à un ensemble qui se démarque du secteur public et du secteur privé à but de lucre :

1. La finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que de profit, qui insiste sur le fait que l'activité économique sociale est un service rendu aux membres ou à d'autres personnes et non un outil de rapport financier[5]. Les bénéfices sont un moyen de mieux réaliser ce service, mais non le mobile principal de l'activité.

2. L'autonomie de gestion, qui vise surtout à distinguer l'économie sociale des pouvoirs publics. En effet, les activités économiques menées par ces derniers ne disposent généralement pas de la large autonomie qui constitue un ressort essentiel de la dynamique associative.

3. La démocratie, qui renvoie au principe « un homme - une voix » (et non « une action-une voix ») dans les organes souverains et souligne que l'adhésion et la participation aux décisions ne peuvent découler principalement de la propriété d'un capital.

4. La primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus, qui traduit des pratiques telles que la rémunération limitée du capital, la répartition des excédents sous forme de ristournes, la réserve pour investissements, l'affectation sociale...etc.

Au Canada

En France

Les CRES (Chambres régionales d'économie sociale) fournissent un soutien logistique (information, conseil, études) au secteur.

Il y a eu par le passé un secrétariat d'état a l'économie solidaire dépendant du ministère de l'économie, avec a sa tête Guy Hascoët

En Italie

En Suède

Les 3 familles de l'économie sociale

Dans la pratique, l'économie sociale correspond à des types d'organisation et de statuts juridiques précis

Voir aussi à économie solidaire

Liens

Polémique

Pour les pensées de gauche, dans l'absolu, le terme ne devrait pas exister puisque toute l'économie devrait être « sociale et solidaire », réserver ce terme à un système juridique d'organisation économique, serait accepter qu'une partie, la majorité, ne le soit pas. Cela servirait d'alibi à l'économie pour être socialement irresponsable. Cette pensée veut aussi lutter contre la dissociation des questions économiques et sociales qui sont en réalité deux angles d'approche d'une même réalité. Cette vision est aussi partagée par la pensée altermondialiste.

Voir aussi

Liens externes


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