Église catholique et sexualité
L'église catholique lie la sexualité au mariage et à la procréation. La chasteté est une vertu, alors que la luxure (plaisir sexuel recherché pour lui-même) est un péché capital, et de ce fait la masturbation, la fornication et la pornographie sont condamnées.
Homosexualité
La position de l'Église catholique concernant l'homosexualité est l'objet de débat en son sein.
- Les pratiques sexuelles homosexuelles sont considérées comme des péchés.
- Les fondements bibliques et dogmatiques de cette position sont contestés.
- Des organisations d'homosexuels catholiques réclamment la reconnaissance de leurs unions.
Contraception
Depuis l'encyclique Humanae vitae de Paul VI, l'Église a posé l'interdiction de principe des contraceptifs, au profit des méthodes naturelles de régulation des naissances.
Opposition à l'usage du préservatif
L'interdiction des contraceptifs est surtout critiquée dans le cas du préservatif, à cause de son intérêt comme prophylaxie du SIDA.
Alfonso Lopez Trujillo, président du conseil familial pontifical du Vatican, a affirmé le 9 octobre 2003 sur la chaîne BBC que l'usage du préservatif ne protégeait pas dans tous les cas d'une infection. Il propose que les gouvernements invitent les populations à ne plus les utiliser [1]. En réaction à ces affirmations, Catherine Hankins, conseillère scientifique en chef à ONU-SIDA, a critiqué la position de l'Église catholique en ces mots sur BBC News Online : « C'est très malheureux que le Vatican propage ce type de désinformation. D'un point de vue technique, ces déclarations sont totalement fausses. Les scientifiques ont démontré que les condoms de latex sont imperméables. Ils empêchent la transmission du SIDA. ». Cependant, l'efficacité du préservatif n'est connue qu'approximativement, et varie, selon les études disponibles, entre 60 et 90% environ (par exemple, une méta-étude conclut à une efficacité de 69 % [2] ; une autre étude donne 87% [3] ).
C'est en Afrique que la pandémie connaît les taux de transmission et de décès les plus élevés. L'ONU rapporte que pour l'an 2002, 2,4 millions d'Africains sont morts du sida. 10 millions de jeunes Africains âgés de 15-24 ans et environ 3 millions d'enfants de moins de 15 ans sont infectés par le virus du VIH). Les critiques de l'Église affirment que son opposition à l'usage du préservatif joue un rôle néfaste, favorisant l'épidémie. On peut cependant souligner trois points nuançant cette vision des choses :
- Les dons ne couvrent actuellement qu'une infirme part des besoins africains en terme de préservatifs.
- L'Église préconise dans le même temps de ne pas utiliser de préservatifs, et d'être fidèle à son conjoints. La fidélité conjugale protège efficacement d'une infection sexuelle par le VIH, sauf si un conjoint est déjà infecté.
- Les textes sont clairs sur le fait que l'usage du préservatif comme prophylactique, s'il n'est pas recommandé, est accepté par l'Église catholique. L'encyclique Humanæ vitæ [4] précise ainsi :
- « L'Église, en revanche, n'estime nullement illicite l'usage des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires pour soigner des maladies de l'organisme, même si l'on prévoit qu'il en résultera un empêchement à la procréation, pourvu que cet empêchement ne soit pas, pour quelque motif que ce soit, directement voulu. »
