Ensemencement des nuages
La condensation de la vapeur d'eau en eau liquide pour la formation des nuages et des précipitations nécessite la présence dans l'air de noyaux de condensation solide. La condensation directe sans noyaux n'est pas à proprement parler strictement impossible mais elle est thermodynamiquement très défavorable. La quantité de noyaux de condensation dans l'air peut donc être un facteur limitant au passage de la vapeur d'eau atmosphérique en eau liquide (nuage, précipitation).
Pour déclencher les précipitations
L'ensemencement des nuages par des noyaux de iodure d'argent, par exemple, peut donc favoriser la formation des nuages et des précipitations. Néanmoins, si la présence de noyaux de condensation s'avère quasi-nécessaire, elle n'est pas suffisante : l'état thermodynamique de l'atmosphère doit absolument permettre la condensation (rôle de la quantité de vapeur d'eau, de la température, pression etc.). L'ensemencement des nuages n'est donc en aucun cas une solution miracle au problème de sécheresse.
Pour lutter contre la grêle
L'ensemencement peut aussi être utilisé lorsqu'un orage menace, pour lutter contre la grêle. L'enrichissement de l'air en noyaux de condensation favorise aussi le passage de la phase gazeuse en phase solide, et donc la formation de grêle. Cela parait contradictoire, mais en fait il n'y a pas de paradoxe : l'ensemencement des nuages est censé favoriser la formation de nombreux grêlons de petite taille et ainsi lutter contre la croissance d'un nombre plus restreint de grêlons sur l'humidité atmosphérique disponible.
Peu efficace
Hélas, l'expérimentation a montré que si la limitation de la croissance des grêlons grâce à l'ensemencement marchait dans certains cas, il peut tout aussi bien s'avérer sans utilité ou pire, néfaste voire dangereux, en n'empêchant pas la croissance des grêlons tout en augmentant leur nombre. Les météorologues sont donc dans leur grande majorité défavorables à ce type d'action.
