Espionnage
L'espionnage c'est la récolte clandestine de renseignements.
- « Une armée sans agents secrets est un homme sans yeux ni oreilles », Sun Zi, VIe siècle av. J.-C.
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Histoire de l'espionnage
Pendant longtemps l'espionnage ne sera pas organisé, il faut attendre l'époque moderne pour voir se « professionnaliser » l'espionnage.
Antiquité
L'épisode du cheval de Troie serait marqué par l'emploi d'un espion pour convaincre les Troyens de recevoir le cheval À développer
Moyen Âge
Les services secrets chez les Normands
Les sources rapportes que les Normands employèrent en plusieurs occasions des méthodes assimilables à l'espionnage et à la désinformation. À développer
Bibliographie :
- Jean Deuve, Les services secrets normands (le renseignement au Moyen Âge), Condé-sur-Noireau, 1990
Chrétienté et Islam
Les relations entre l'Occident chrétien et l'Orient musulman par le biais des pélerinages à Jérusalem furent fréquemment marquées par des soupçons d'espionnage envers les pèlerins. En 720, Willibald prêtre anglo-saxon en pélerinage en Terre sainte se fait arrêté à Homs sous accusation d'espionnage. En 865, Bernard, un moine breton également parti en Terre sainte est également étroitement surveillé par les autorités musulmanes. En 1217, maître Thietmar, frère mineur de Westphalie, subit à son tour des contrôles et la captivité. En 1323, Symon Semeonis, un frère mineur irlandais est également suspecté d'espionnage. En dehors de ces simples affaires de suspicion, il y eut effectivement des Occidentaux à voyager en territoire muslman pour recueillir des informations en vue d'organiser de nouvelles croisades. Ainsi dans la première moitié du XVe siècle, Emmanuel Piloti, traverse différents territoires de l'Islam (Égypte, Palestine, etc.) et à son retour adresse à son maître Philippe le Bon, duc de Bourgogne — qui en février 1454, s'était engagé par les Vœux du faisan à partir en croisade — un traité intitulé Traité sur le passage en Terre sainte et selon le propre aveu de son éditrice en 1997, son titre devrait être corrigé en Traité d’Emmanuel Piloti sur l’Égypte et les moyen de conquérir la Terre sainte.
Bibliographie :
- Christiane Deluz, « Pèlerin ou espion ? Les difficultés des pèlerins avec les autorités musulman au Moyen Age », dans L’image du pèlerin au Moyen Age et sous l’Ancien Régime, p. 55-63.
- Emmanuel Piloti, Danielle Régnier-Bolher (éditrice), « Traité sur le passage en Terre sainte », dans Croisades et Pélerinages, Laffont, 1997, p. 1233-1278
Entre France et Angleterre
Les conflits entre les Capétiens et Plantagenêt, notamment la guerre de Cent Ans, furent des période d'emploi fréquent d'observateurs, souvent des gens du cru stipendiés et qualifiés dans les sources d'« espié ». Philippe Anglais au XIVe siècle.
Charles de Blois, assiégeant Quimper fut espionné au profit des Anglais par une pauvresse à laquelle pourtant il avait offert des aumônes.
Dans les années 1425-1429, le duc de Bretagne dispose d'un espion chez sont allié anglais, à Londres. Son réseau était semble-t-il dirigé par le sire du Juch en plusieurs occasions ambassadeurs de Bretagne en Angleterre.
Dans les années 1430 et 1440 les Anglais emploient différents habitants du Cotentin pour surveiller les mouvement de troupes française.
Bibliographie :
- Philippe Contamine, Azincourt, Paris, Juillard, 1964, p. 139-140.
- Jean-Christophe Cassard, Charles de Blois, CRBC, Brest, p. 113.
- R. A. Griffiths, « Un espion breton à Londres, 1425-1429 », dans Annales de Bretagne, 1979, p. 399-403.
- M. Lantier, Cent cinquante textes sur la guerre de Cent Ans dans le bailliage de Cotentin, 1978, p. 125.
- G. A Knowlson, Jean V, duc de Bretagne, et l’Angleterre, 1399-1449, Rennes, 1964, p. 122.
Les toiles de l'« Universelle aragne »
C'est avec Louis XI de France que se développe réellement l'espionnage. Il fut même pris à sa propre toile lorsque ces agents déclenchèrent une révolte à Liège, alors vassal de Charles le Téméraire. Il fut contraint de donner son soutien à la répression de cette même révolte.
Bibliographie :
- André Leguai, « Espions et propagandistes de Louis XI arrêtés à Dijon », dans Annales de Bourgogne, 1952 ( ?), p. 50-55.
Époque moderne
Au XVIIIe, le prince de Conti dirige un service de renseignement appelé le « Secret du Roi » dont l'un des agent les plus célèbres est le Chévalier d'Éon, transformiste de talent. Bibliographie :
- J. W. Thompson et S. K. Padover, La Diplomatie secrète. L'espionnage politique en Europe de 1500 à 1815, Paris : Payot, 1938, Traduit de l'anglais par Adrien F. Vochelle...
- Sylvain Fortin, Stratèges, diplomates et espions : la politique étrangère franco-indienne, 1667-1701, Sillery (Québec) : Septentrion, 2002, ISBN 2-89448-334-1
Époque contemporaine
Empire napoléonien
Karl Schulmeister fut réputé être un agent au service de l'empereur Napoléon Ier Bibliographie :
- Abel Douay, Gérard Hertault, Schulmeister, dans les coulisses de la grande armée ISBN 2847360131
France-Allemagne
Après la guerre franco-allemande de 1870, les relations entre la France et l'allemagne sont entremaillées d'accusations d'espionnage, il y eut d'abord l'affaire Schnaebelé en 1887, mais surtout l'affaire Dreyfus en 1894, qui débuta par une affaire d'espionnage.
Cela se poursuit jusqu'à la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle Mata Hari est fusillée pour délit d'espionnage.
Seconde guerre mondiale
Guerre Froide
À développer
Organisme d'espionnage
- Australie : DSD, ASIO, ASIS, ONA, DIO
- Canada : SCRS, CSE
- France : DGSE
- Inde : RAW, IB, JIC, DIA
- Israel : Mossad
- Afrique du sud: BOSS (pendant l'apartheid)
- URSS : KGB (divers noms), GRU
- Royaume Uni : MI5, MI6, GCHQ, Special Branch
- États-Unis : CIA, DIA, NSA
Voir aussi la liste des services secrets.
Voir aussi
Contre-espionnage - liste d'espions célèbres
