Faîtage
Le faîtage est la ligne de rencontre haute de deux versants d'une toiture.
C'est par nature un des points délicats à traiter lorsqu'on réalise l'étanchéité de la couverture d'un bâtiment. Selon le type de matériau utilisé, la réalisation du faîtage fait appel à diverses techniques :
- toiture en tuiles traditionelles : on utilise des tuiles identiques, disposées à cheval au sommet des deux versants. Ces tuiles sont dites faîtières bien qu'il s'agisse de tuiles strictement identiques aux autres tuiles utilisées.
- toiture en tuiles industrielles : des tuiles faîtières spécifiques permettent d'assurer la jonction des deux pans de toit.
- toiture en ardoises ou en plaques de zinc : on utilise généralement dans ce cas des bandes de zinc pliées en deux dans le sens de la longueur, posées à cheval sur les deux pans de toit à couvrir.
- toitures en paille, en feuilles... : une épaisseur supplémentaire est ajoutée au niveau du faîtage, et la souplesse naturelle du matériau permet souvent d'assurer l'étanchéité. Cependant, dans certains cas, pour éviter d'avoir à traiter une ligne de faîtage, les techniques de construction font appel à une couverture ronde pour n'avoir qu'un point critique, qui sert alors souvent de cheminée.
- en Normandie, le faîtage des toits de chaume est constitué d'un banc de terre argileuse - relativement imperméable - enrobant l'extrémité des tiges de roseau, dans laquelle sont plantés des iris. Les racines de la plante aident à fixer le matériau
Dans les constructions traditionnelles en dur, on préfère réaliser des faîtages linéaires, en minimisant le nombre de points d'inflexion de la ligne faîtière. Ceci permet une mise en œuvre plus simple des matériaux et de garantir une bonne étanchéité. Les faîtages courbes peuvent cependant exister, au prix de l'utilisation de bandes de métal mises en forme ad hoc.
