Feu d'artifice
Très populaires en France, les feux d'artifice utilisent les ressources de la chimie (pour les explosions) et de la physique (pour les couleurs).
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Historique
La poudre noire a été rapportée en Europe au XIIIe siècle par Marco Polo, de son long voyage en Chine. Elle a été depuis lors parallèlement utilisée pour la guerre et les fêtes. Jusqu'au XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne, les feux d'artifice étaient principalement jaunes ou blancs. En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII.
Principes des feux d'artifice
Les feux d'artifice font du bruit lorsqu'ils explosent, mais c'est principalement leur lumière qui les rend si attrayants. Le principe de base des feux d'artifice repose sur la combustion exlosive d'un mélange pyrotechnique, dérivé de la poudre noire originelle contenant un composé oxydant — nitrate, chlorate, perchlorate — qui libère de l'oxygène et un composé réducteur — le soufre et le carbone en mélange avec des métaux comme le silicium, le bore, le magnésium et le titane — qui sert de combustible.
Il y a tout d'abord l'inscandescence des particules d'oxyde métallique, formées lors la combustion, dont l'incandescence va du blanc rouge (aux alentours de 1000°) jusqu'au blanc éblouissant (vers 3000°). Cette explosion porte à haute température les composés métalliques qui donnent les couleurs.
La technique liée aux feux d'artifice s'appelle la Pyrotechnie.
La forme
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Il existe plusieurs sortes de pièces pyrotechniques, chacune produisant un effet qui dépend de la composition ou de la structure de l'explosif. Les bombes, bouquets, embrasements, cascades, soleils ou le bouquet final, sont tous construits à partir du même principe.
Les pièces sont soit propulsées — fusées, à la disposition des amateurs — soit lancées par un mortier — plutôt réservé aux professionels.
La pièce la plus populaire est la bombe. Elle est constituée d'un propulseur rempli de poudre noire, d'un dispositif d'allumage à retardement et de quelques dizaines de sachets contenant la mixture pyrotechnique appelés « étoiles ». La disposition des étoiles autour de l'allumeur produit des effets différents donnant des pivoines, des palmiers, des marrons d'air et même des saules pleureurs. Il existe aussi des bombes à plusieurs étages ayant chacune leur compartiment de propulsion et d'étoiles. L'explosion de chaque compartiment allume le dispositif à retardement du compartiment suivant, donnant plusieurs explosions sucessives.
Le marron d'air ouvre généralement le spectacle. Il produit surtout un très fort bruit d'explosion.
Couleurs
En fonction du contenu de la mixture :
| Violet | Potassium | Nitrate de potassium KNO3, Chlorate de potassium KClO ou mélange de strontium (rouge) et de cuivre (bleu) |
| Bleu | Cuivre | Chlorure cuivreux CuCl, Sulfate de cuivre CuSO4 |
| Vert | Baryum | Nitrate de baryum Ba(NO3)2, Chlorure de baryum BaCl2, Chlorate de baryum Ba(ClO3)2 |
| Jaune | Sodium | Oxalate de sodium Na2C2O4, Oxyde de sodium Na2O, Nitrate de sodium NaNO3 |
| Orangé | Calcium | Nitrate de calcium Ca(NO3)2 |
| Rouge | Strontium, Lithium | Nitrate de strontium Sr(NO3)2, Hydroxyde de strontium Sr(OH)2, Chlorure de strontium SrCl2SrO, Oxyde de strontium, Carbonate de strontium SrCO3, Carbonate de Lithium Li2CO3 |
| Blanc | Poudre de magnésium ou d'aluminium | Mn, Al |
| Argenté | Poudre de titane ou d'aluminium | Ti, Al |
| Doré | Fer, charbon | |
| Étincelles | Granules d'aluminium | Al |
| Fumées | Poudre de Zinc | Zn |
| Scintillement | Antimoine | Sb |
Précautions
Rappel des principaux textes réglementaires concernant le tir de feux d'artifices :
- Décret n° 90-897 du 1er octobre 1990 portant sur la réglementation des artifices de divertissement. Il classe les pièces d'artifice en quatre catégories:
- Groupe K1 : artifices qui ne présentent qu'un risque minime ;
- Groupe K2 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces d'artifice lorsqu'ils peuvent être mis en œuvre sous cette forme, exige seulement le respect de quelques précautions simples décrites dans une notice d'emploi ;
- Groupe K3 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, peut être effectuée sans risque par des personnes n'ayant pas le certificat de qualification prévu pour les artifices du groupe K4, à la condition que soient respectées les prescriptions fixées dans un mode d'emploi ;
- Groupe K4 : artifices dont la mise en œuvre, soit isolément, soit sous forme de pièces ou de feux d'artifice, ne peut être effectuée que par des personnes ayant le certificat de qualification prévu à l'article 16, ou sous le contrôle direct de personnes ayant ce certificat.
- Arrêté ministériel du 27 décembre 1990 relatif à la qualification des personnes pour la mise en œuvre des artifices de divertissement du groupe K4.
- Arrêté ministériel du 16 janvier 1992 modifiant l'arrêté du 27 décembre 1990.
- Arrêté ministériel du 25 mars 1992 relatif au stockage momentané de pièces et feux d'artifices en vue d'un tir à proximité du lieu de ce tir.
- Circulaire n° 86-1 565 du ministère de l'Intérieur.
En savoir plus
- Des photographies de feux d'artifice.
- Des dizaines de définitions sur le feu d'artifice.
