Fidel Castro
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Fidel Alejandro Castro Ruz, né le 13 août 1926, est un révolutionnaire et homme d'état cubain. Il dirige Cuba depuis 1959, date à laquelle il a renversé le gouvernement de Fulgencio Batista. Il a été premier ministre de 1959 jusqu'en 1976, puis président du conseil d'État et du conseil des ministres. Il est le Premier secrétaire du Parti communiste cubain depuis sa création en 1965. Son frère Raúl est généralement considéré comme son successeur probable.
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La jeunesse et l'accès au pouvoir
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Né à Biran, près de Mayari, dans la province de Holguin (ex-province orientale), Fidel a passé ses premières années dans la ferme d'une famille aisée. Fils de Ángel Castro y Argiz, un immigrant espagnol et de sa cuisinière, Lina Ruz González, Castro fit ses études chez les jésuites et notamment au collège Belen de La Havane. Il entre en 1945 à l'université de La Havane et en sort diplômé en droit en 1950.
De 1950 à 1952, il se consacre au droit, puis se présente au Parlement pour le « Parti orthodoxe ». Mais le coup d'État du General Fulgencio Batista, qui renverse le gouvernement de Carlos Prío Socarrás annule ces élections. Castro attaque Batista en justice, l'accusant d'avoir violé la constitution, mais sa demande est jugée irrecevable. Castro organise alors une réaction armée à la caserne Moncada le 26 juillet 1953, mais celle-ci est un désastre. Quatre-vingt des assaillants sont tués, et Castro est arrêté et condamné à 15 ans de prison. C'est à cette occasion qu'il rédige « L'Histoire m'acquittera » discours passionné défendant son action et explicitant ses thèses politiques. Libéré lors d'une vague d'amnistie en mai 1955, il s'exile au Mexique puis aux États-Unis avec son frère Raùl, d'où il réorganise la résistance à Batista. On les appelle le Mouvement du 26 juillet. À cette époque, Castro se définit comme un adepte de la philosophie jeffersonienne et adhère à la formule Lincoln de coopération entre le capital et le travail. En 1959, il affirme au U.S. News and World Report qu'il n'a l'intention de nationaliser aucune industrie.
Le 2 décembre 1956, il rentre clandestinement à Cuba, avec 82 autres exilés, sur le navire de plaisance Granma dans la Province Orientale (au sud-est de Cuba). Au moment où Castro et ses hommes débarquent, l'armée de Batista les attendait. Après quelques jours de combats, seuls 12 des 82 hommes engagés ont survécu. Ils se réfugient dans la Sierra Maestra d'où ils mènent une guérilla contre l'armée de Batista. Ce dernier commet une erreur stratégique en ne les repoussant pas à la mer : il déclare que personne ne survit dans la Sierra Maestra, mais Castro et ses hommes le démentent dans les faits. Parmi les survivants se trouvent Che Guevara, Raul Castro et Camilo Cienfuegos.
Gagnant le soutien populaire, le mouvement regroupe bientôt 800 hommes. Le mouvement révolutionnaire est d'ailleurs très populaire aux Etats-Unis, Le New York Times et CBS envoient leurs reporters, Castro apparaît alors comme un héros de la démocratie. Le Gouvernement des Etats-Unis, gêné par la brutalité de régime de Batista retire l'aide militaire américaine qu'il lui apportait et commence à voir en Castro une alternative à Batista. Le 24 mai 1958, Batista envoie dix-sept bataillons (plus de 10 000 hommes) contre Castro lors de l'Opération Verano. Bien qu'en infériorité numérique, Castro remporte des victoires, aidé en cela par des désertions massives dans l'armée de Batista. Au cours de la contre-offensive de l'automne 1958, les forces révolutionnaires prennent Santiago de Cuba (la deuxième ville du pays) et Santa Clara. Le 31 décembre 1958, alors que la situation est très incertaine, Batista fuit le pays avec 40 millions de dollars vers la République Dominicaine, puis l'Espagne de Franco. Au 1er janvier 1959, Castro et le président élu Carlos Rivero Agüero survolent le pays et les forces castristes prennent La Havane le 8 janvier 1959. Le crédit de Castro auprès de la population cubaine est énorme, à cette époque il passe encore pour un modéré et un démocrate. Un premier gouvernement temporaire est mis en place, associant toutes les forces d'opposition à Batista. Ce gouvernement a pour mission de préparer des élections dans les 18 mois. Mais Castro va progressivement prendre goût au pouvoir, et la démocratie idéale qu'il souhaitait fonder au début de la révolution va en quelques années devenir une dictature. Les élections prévues n'ont pas lieu.
Suivent des exécutions à l'issue de procès parfois sommaires, quelques fois menés en quelques minutes au milieu de foules surchauffées et haranguées. Les adversaires de Castro parlent de carnage gratuit destiné à tuer les représentants des contrepouvoirs potentiels. Les castristes mettent en exergue les déclarations des dignitaires castristes selon lesquelles il n'y aurait eu aucun excès. Castro lui-même aurait revendiqué pour le régime l'exécution de vingt mille personnes, ce que ses défenseurs expliquent être une rodomontade destinée à jeter l'effroi parmi ses adversaires. Castro confie la gestion de la prison de la Cabana, et avec elle la responsabilité d'une grande part des exécutions à Ernesto Guevara, dit « le Che » que les opposants surnomment « le boucher ».
La religion
Castro est athée. Il n'a pas pratiqué la religion catholique depuis son enfance. Le Pape Jean XXIII l'a d'ailleurs excommunié le 3 janvier 1962, en conséquence d'un décret du Pape Pie XII interdisant aux catholiques de soutenir le mouvement communiste. Pour Castro, qui avait déjà renoncé à la foi, l’événement n'eut pas d'importance. Il avait pour but de décourager le soutien des fidèles, mais il semble que cela n'ait pas intégralement fonctionné dans les pays étrangers.
Juste avant son entrée à la Havane, à l'issue de la révolution, Fidel Castro est allé dormir au sanctuaire de la Vierge del Corbe, donnant l'apparence d'aller se recueillir. Il aurait ainsi cherché à brouiller les pistes et masquer son communisme, qu'il dissimulait à l'époque, d'une part pour obtenir le soutien des révolutionnaires, majoritairement partisans de la démocratie et opposés au communisme et d'autre part pour obtenir l'aide des pays non communistes dont les Etats-Unis qui avaient apporté une aide militaire importante à la révolution cubaine sous la forme de livraisons d'armes via le Costa Rica, comme la publication d'archives de la CIA l'ont révélé.
Ses relations avec le Pape Jean-Paul II sont plus complexes. Au début des années 1990, en situation de faillite économique, cherchant à obtenir l'aide économique occidentale pour éviter que les pénuries n'aient des conséquences tragiques, Fidel Castro consent à une libéralisation importante de la société cubaine, diminue les restrictions sur la religion et autorise les catholiques pratiquants à adhérer au parti communiste. En 1998, Fidel Castro accueille Jean-Paul II lors de la première visite d'un Pape en exercice sur l'île. À cette occasion, Jean-Paul II critique vivement à la fois le régime cubain et l'embargo américain.
La politique étrangère
Les États-Unis reconnaissent très rapidement le nouveau régime, et Fidel Castro devient premier ministre en février. Mais une tension se développe alors qu'il commence à exproprier des industries américaines telles que United Fruit, proposant une compensation uniquement basée sur la taxe foncière que ces dernières s'étaient arrangées pour maintenir artificiellement basse. En avril 1959, Castro rencontre le vice-président Richard Nixon à la Maison Blanche. On raconte que Dwight D. Eisenhower évita Castro, prétextant une partie de golf, pour laisser Nixon discuter avec lui et déterminer s'il était communiste. La politique économique de Castro avait inquiété Washington, qui pensait qu'il avait fait allégeance à l'Union Soviétique. Suite à cette rencontre, Nixon expliqua que Castro était naïf mais pas forcément communiste.
En février 1960, Castro signe un accord avec l'URSS pour l'achat de pétrole suite au refus des raffineries américaines expropriées implantées à Cuba de le lui fournir. Les États-Unis suspendent peu après les relations diplomatiques avec l'île. À la grande inquiétude de l'administration Eisenhower Cuba resserre progressivement les liens avec l'Union Soviétique. Nombre de conventions sont signées entre Fidel Castro et Nikita Khrouchtchev concernant une aide substantielle en matière économique et militaire.
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Le débarquement manqué de la Baie des cochons
Le 17 avril 1961, au lendemain de l'annonce par Fidel Castro de la nature socialiste de sa révolution, les États-Unis soutiennent un débarquement de la Brigade 2506, composée de 1 400 exilés cubains financés et entraînés par la CIA, sous la direction des agents Grayston Lynch et William Robertson. Il a lieu sur la côte sud de Cuba, à la plage Giron appelée la Baie des Cochons. La CIA pense que le débarquement va provoquer un soulèvement populaire contre Castro. Or, il n'en est rien, et les forces débarquées sont capturées, alors que le Président Kennedy retire au dernier moment son soutien à l'opération. Deux navires de la marine américaine, venus en support, sont coulés par l'aviation cubaine et neuf personnes sont exécutées suite à cet échec. Castro, présent personnellement sur le champ de bataille, y gagne une popularité supplémentaire auprès des Cubains. Le 2 décembre de cette même année, lors d'une intervention télévisée, Castro se définit comme un marxiste-léniniste et annonce que Cuba adopte le communisme. Pendant les années soixante, plusieurs autres tentatives de moindre ampleur sont menées. Les exilés cubains, financés et équipés par la CIA, tentent d'imiter la révolution castriste, formant des gangs violents qui opèrent en particulier dans la Sierra de Escambray une région proche de Trinidad. Mais la population ne se soulève pas et les pertes civiles sont lourdes.
La crise des missiles de Cuba
Dans ses mémoires, Khrouchtchev raconte qu'il était en vacances en Crimée au printemps 1962 lorsqu'il eut l'idée de placer des missiles à Cuba afin de dissuader les États-Unis d'agresser l'île ou directement l'URSS. Ayant consulté l'État-major soviétique, il rencontra en juillet une délégation cubaine conduite par Raul Castro afin d'en préciser les modalités. Des R-12 MRBM devaient être déployés sur le sol cubain, mais les États-Unis découvrirent la construction des installations lance-missile le 15 octobre 1962, avant le déploiement des armes. Le gouvernement américain, considérant l'installation d'armes nucléaires soviétiques à 90 miles de Miami comme une agression et une menace directe contre la sécurité des États-Unis, annoncèrent publiquement leur découverte et mirent en place une quarantaine autour de Cuba, susceptible d'arrêter tout navire à destination de l'île. Dans une lettre que Castro adressa à Khrouchtchev le 27 octobre 1962, il lui demanda de réagir par la force nucléaire si Cuba venait à être envahie (à vérifier). Mais le premier secrétaire rejeta l'idée. Les militaires soviétiques présents à Cuba furent cependant autorisés à utiliser des armes tactiques nucléaires en cas d'attaque américaine.
Khrouchtchev accepta finalement de retirer les lance-missiles en échange d'une promesse américaine de ne pas envahir Cuba et du retrait de leurs missiles Jupiter de Turquie. À la suite de cette évènement, les États-Unis ne tentèrent plus d'invasion de Cuba, mais leurs relations restèrent tendues, notament via l'embargo et la CIA continua de soutenir nombre de projets d'assassinat (plus de 600 selon des sources cubaines) pendant les années qui suivirent.
Les relations avec le Canada et Trudeau
En 1976, Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre du Canada fit à Cuba l'une des premières visites d'État d'un leader occidental pendant le blocus imposé par les États-Unis. Il apporta 4 millions de dollars d'aide canadienne et offrit un prêt de 10 millions supplémentaires. Dans son discours, Trudeau déclara : « Longue vie au commandant en chef Fidel Castro. Longue vie à l'amitié cubano-canadienne. » L'amitié entre les deux hommes se poursuivit après le retrait du premier ministre de ses fonctions et Trudeau se rendit à de nombreuses reprises sur l'île dans les années 1980 et 1990. Castro fit le déplacement au Canada en 2000 pour assister à ses funérailles.
Les problèmes des demandeurs d'asile
Le 28 mars 1980, un bus de demandeurs d'asile s'écrasa contre les portes de l'ambassade péruvienne à La Havane. Plus de 10 000 Cubains entrèrent dans l'ambassade en 48 heures. Le 20 avril, Castro annonça que tous ceux qui le souhaitaient pouvaient quitter le pays via le port de Mariel à La Havane. Les exilés cubains se mirent à naviguer vers Mariel formant ce qui fut appelé la « flottille de la liberté. Selon les gardes-côtes américains, 124 776 Cubains avaient quitté le pays lorsque Castro ferma les vannes le 26 septembre (les chiffres donnés sont contestés et contestables, ils viennent d'organisations anti-castristes.)
Bien que la plupart des Cubains qui quittèrent l'île pendant cette période aient été des demandeurs d'asile réels, Castro en profita pour expulser 20 000 citoyens criminels.
Les critiques contre les États-Unis
Fidel Castro se livre à de virulentes critiques contre la politique américaine d'embargo et les tentatives fréquentes de renversement de son gouvernement. Il condamne aussi la mainmise des entreprises américaines sur les pays en voie de développement et même la politique de santé publique des États-Unis. Récemment, il a également sévèrement critiqué la politique migratoire de son voisin qui empêche les émigrés cubains de rendre visite à leur famille dans l'île. Il s'oppose aussi à l'attitude des pays développés vis-à-vis des pays en voie de développement, regrettant le poids croissant du service de la dette extérieure.
Nombre sont les accusations dont les États-Unis sont l'objet. Pendant la Guerre Froide, ils ont provoqué nombre d'attaques secrètes et mortelles pour Cuba afin d'affaiblir le pays et par là-même, de faire tomber le gouvernement Castro. En 1971, une épidémie de peste porcine africaine fut importée par des organisations anti-castristes soutenues par la CIA, ce qui fut révélé par la presse américaine en 1977. Les Cubains durent euthanasier la moitié de leurs porcs pour enrayer la maladie. En 1981, une épidémie de dengue tua 188 personnes ce qu'une enquête internationale, conduite peu après, attribua aux américains. En 1988, le procès du leader d'Omega 7, Eduardo Arocena, pour le meurtre du diplomate cubain Felix Garcia en apporta de nouvelles preuves. D'autres pathologies telles que la mycète du tabac ou le smut de la canne à sucre leur furent attribuées, tout comme les tentatives répétées d'assassinat de leaders cubains.
La politique économique
Castro consolida son contrôle sur le pays en nationalisant les industries et en expropriant aussi bien les cubains que les non-cubains et en mettant en place des politiques favorables aux habitants. Nombre de cubains (environ deux millions), pour cette raison, quittèrent l'île, la plupart pour Miami, en Floride, où ils constituèrent une importante communauté anti-castriste. À cause de la politique des blocs durant la guerre froide, et à cause de l'embargo établi par les États-Unis, Cuba devint de plus en plus dépendant des échanges commerciaux avec l'URSS et le bloc de l'Est, qui représentèrent environ 50% de son PNB réel, dont une aide importante sous la forme de prix surévalués. La dissolution de l'Union Soviétique en 1991 eut de sévères répercutions sur l'économie du pays.
Les sanctions économiques contre Cuba, interdisant notamment aux touristes américains de s'y rendre, sont présentées par les castristes comme un facteur majeur dans les troubles économiques de l'île. À contrario, les défenseurs de l'embargo répondent que celui-ci n'est le fait que des États-Unis et que Cuba reste libre de commercer avec les autres pays. Cependant, les États-Unis tentent d'empêcher les filiales étrangères des compagnies américaines de commercer avec Cuba et imposent des sanctions aux compagnies étrangères qui font des bénéfices sur des propriétés nationalisées sans compensation. Ils restreignent également leurs propres échanges avec les petits pays qui traitent avec Cuba.
Cuba est la deuxième destination touristique des Caraïbes la plus prisée (derrière la République dominicaine) ce qui lui apporte des devises étrangères vitales. L'île reçoit également d'importants subsides (on les estime à 850 millions de dollars) de la part de cubains exilés qui en envoient à leur famille ou à leurs amis. En échange de personnel médical, Cuba reçoit également du pétrole en provenance du Venezuela, suite à la suppression du canal d'alimentation de l'Europe de l'Est.
Ces dernières années, Castro a encouragé le développement de la biotechnologie pour soutenir l'économie cubaine et trouver des substituts à la dépendance extérieure cubaine en matière de produits de santé. Cette politique a fait craindre un développement d'armes biologiques par Cuba. Aussi, en 2002, l'un des objectifs de la visite de l'ancien président Carter était-elle de visiter les sites d'ingénierie génétique. Depuis, l'île a bénéficié des exportations de technologie médicale et de la croissance du tourisme à but sanitaire.
Les systèmes d'éducation et de santé cubains
La communication du régime castriste à propos des réalisations économiques et sociales met un fort accent sur deux domaines phares : l’éducation et la santé. À Cuba, chacun peut accéder aux soins et à l'éducation. Durant la période castriste, ces deux domaines montrent des statistiques officielles très bonnes, parmi les meilleures d’Amérique Latine et dans le peloton de queue des pays développés. En 2000, après un demi siècle de castrisme, les taux officiel cubains se sont améliorés tant pour l’alphabétisation (96 %) que pour la mortalité infantile (0,9 %). Le PNB par habitant, lui, est devenu médiocre et place Cuba parmi les pays pauvres ou relativement pauvres.
Selon les statistiques de l'UNESCO, le taux d'instruction de base à Cuba est l'un des plus élevés d'Amérique Latine. Le taux d’alphabétisation a progressé officiellement de 76 % à 96 % en 1961. La campagne d'alphabétisation engagée par Fidel Castro a été concentrée sur les campagnes où le niveau d'éducation était très bas, seule la moitié des paysans sachant alors lire à Cuba. Lors d'un discours à l'automne 1960 devant les Nations unies Fidel Castro annonça que Cuba serait « le seul pays qui pourra dire, après quelques mois, qu'il ne possède plus un seul illettré. » Près de 270 000 professeurs et étudiants furent envoyés à travers le pays pour apprendre à lire et à écrire à ceux qui le souhaitaient. En 1961, le taux d'illettrisme était passé de 20 à 4 %. Les personnes qui terminaient leur cycle d'études étaient encouragées à envoyer une lettre à Fidel Castro comme test. Le musée national de l'instruction cubaine conserve 700 000 de ces courriers. La télévision cubaine diffuse, en plus des programmes de divertissement, des cours du second degré pour la population adulte.
Le système de santé s’affiche d'excellente qualité. En reconnaissance de ses efforts, Fidel Castro fut le premier chef d'État à recevoir la médaille de la Santé Pour Tous décernée par l'organisation mondiale de la santé (OMS).
La mortalité infantile est la plus basse de la région, avec toutefois un fort taux d’avortements, notamment pour raison médicale. La majeure partie du travail effectué par Cuba en matière de santé a porté sur l'enfance. Les média cubains mettent fréquemment en avant la différence entre les enfants cubains et ceux de Bogotá, Los Angeles, Buenos Aires, les «pueblos jóvenes» du Pérou, ou les favelas du Brésil. Le nombre d'enfants cubains vivant dans la rue y serait peu élevé en comparaison.
Tous les enfants cubains reçoivent du lait gratuitement jusqu'à l'âge de 6 ans.
L'espérance de vie à Cuba est officiellement à peine inférieure à celle des États-Unis en 2002, et est la plus élevée de toute l'Amérique latine. L'espérance de vie est passée de moins de 60 ans en 1959 à 73 ans en 2004, montrant l’amélioration des conditions de vie depuis le début du XXe siècle.
Il est généralement admis que Cuba a fait d'importants progrès en matière pharmaceutique. L'île possède ses propres médicaments qu'elle tente de vendre dans le monde. Environ 20 000 médecins ont été envoyés par Cuba auprès de 60 pays du tiers monde.
Une image populaire
Contrairement à de nombreux chefs d'Etat, il n'a été représenté que deux fois sur un timbre. La première fois en 1974, en commémoration de la visite de Leonid Brejnev, puis en 1999, sur un timbre commémorant le 40e anniversaire de la Révolution. Le régime a plutôt encouragé l'admiration envers le héros de l'indépendance, Jose Marti ou les martyrs de la révolution tels que Camilo Cienfuegos. Apparaissant rarement en public sans son uniforme militaire, Castro est connu pour ses discours fleuves qui durent souvent plusieurs heures et contiennent nombre de données et références historiques.
La CIA a créé pour nuire à son image le surnom de « leader maximo » qui n'a jamais été utilisé a Cuba.
