Frégate (navire)

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La frégate furtive Surcouf

Dans la terminologie militaire moderne, une frégate est un navire de guerre conçu pour protéger d’autres navires de guerre et des navires de commerce ; elles sont typiquement spécialisées pour la lutte anti-sous-marine ou la lutte anti-aérienne.

Sommaire

Historique

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La Rieuse, frégate à rames de 30 canons (1674-1698)
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Le combat de la frégate française La Cannonière contre le vaisseau anglais Tremendous et une autre frégate, 21 avril 1806
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La frégate à vapeur (fictive) USS Abraham Lincoln, une frégate typique de la fin du XIXème siècle, dans 20000 Lieues sous les Mers

Les frégates sont apparues au XVIe siècle, pendant l’âge d’or des galions. C’étaient alors de petits navires de guerre rapides, à un pont découvert et légèrement armés (une évolution de la simple barque à rames et voile latine munie d’une ou deux pièces d’artillerie).

Entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, les frégates évoluèrent en des navires de guerre de taille moyenne avec un pont d’artillerie portant des pièces de calibre moyen (24 livres) et des affûts sur le pont supérieur. Elles étaient plus rapides et manœuvrables que les vaisseaux de ligne tout en gardant une grande autonomie, un grand rayon d’action et des capacités militaires importantes — au millieu du XIXe siècle, les Britanniques et les Français commencèrent à qualifier leurs grandes frégates à long rayon d’action de croiseur.

Les frégates furent à cette époque les vaisseaux les plus actifs, elles étaient maintenues constament opérationelles, contrairement aux grands navires de ligne qui eux étaient souvent désarmés et maintenus dans les ports, en temps de paix, car le coût de leur entretien était prohibitif. Les frégates constituait donc en temps de paix, le gros de la flotte d'active et les meilleurs équipages et chefs y servaient.

En temps de guerre, elles effectuaient des missions de reconnaissance (rôle d’aviso) ou de liaison (véritables estafettes des mers, elles convoyaient les ordres et les messages importants) pour les flottes de ligne , et attaquaient les convois commerciaux en pratiquant la guerre de course, seules ou regroupées dans de petites unités. Elles étaient, ainsi souvent commisionées comme navire corsaire et accomplissaient des exploits comme ceux de Robert Surcouf ou René Duguay-Trouin.

Les plus grands modèles, pouvaient rivaliser avec les petits vaisseaux de ligne (dans la terminologie de la Royal Navy, les frégates étaient des navires des 4e, 5e ou 6e rang) et combataient parfois au sein d'une escadre.

Les frégates ont souvent représenté l’état de l’art de la marine à voile, tant en matière de gréement qu’en dessin des coques ; autour des années 1800, un bon marcheur pouvait filer dans les 12 nœuds, vitesse très remarquable pour l’époque. Leur armement pouvaient aller de 16-22 canons sur un pont (La Confiance de Surcouf, par exemple) jusqu’à 74 canons sur deux ponts (la Belle-Poule de 60 canons, qui ramena les cendres de Napoléon de Saint-Hélène) qui apparurent lors du XIXe siècle. Il allait généralement de 32 à 44 canons, de 8 à 24 livres (3,6 à 11 kg) plus quelques carronades.

Les frégates anciennes étaient classées d'abord, selon le calibre des canons de la première batterie, exprimé par la masse du boulet en livre (unité de masse)s :

Puis, par le nombre de canons embarqués (on parlait alors de frégate de premier ou second rang (ou classe dans certaines marines) :

Le passage d’une classe à l’autre s’est fait de manière empirique dans un premier temps : aucune classe n’etant codifié avant le 18 ème siècle .

Après que la vapeur eut fait son apparition (1840-1860), les frégates à vapeur étaient alors les bateaux les plus rapides. Avec la systématisation des blindages, elles évoluèrent finalement en croiseurs à la fin du XIXe siècle, le terme tombant en désuetude.

Le terme de Frégate réapparut dans la marine britannique pendant la Seconde Guerre mondiale pour désigner les navires plus grands que les corvettes, mais plus petits que les destroyers, et chargés de l'escorte des convois. Ces bâtiments avait principalement un armement et un équipement à vocation anti sous-marine, délaisant l'armement de lutte contre les navires de surface, en particulier, les torpilles. Ils étaient plus lents que les destroyers, car ils escortaient surtout des cargos qui fillaient moins de vingt noeuds, mais aussi plus endurants en particulier dans des mers agitées, car il devait remplir leur mission sur toute la longueur de l'Atlantique. De part leurs tâches et leur taille, ils s'apparentaient étroitement aux destroyers d'escorte.

Frégates modernes

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L'USS McInerney, une frégate étatsunienne de la classe Perry
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Hélicoptère Alouette III sur la frégate La Motte-Picquet.
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Frégate Vendemiaire à Papeete.

Les frégates modernes ne sont plus que faiblement apparentées à leurs homologues à voiles. L'appellation est devenue à peu près interchangeable avec celle de destroyer, en fonction des traditions des diférentes marines. Dans les années 60 à 70, l’introduction puis la généralisation des missiles anti-navires et anti-aériens révolutionnèrent la ligne des frégates. Suivant une tendance à la spécialisation des rôles hérités de la Seconde Guerre Mondiale (avec les escorteurs d’escadre), elles devinrent des navires spécialisés dans les tâches anti-sous-marine ou anti-aérienne, tout en gardant des capacités anti-navire (grâce aux canons tous usages et à des missiles comme l’Exocet). Un grand nombre de frégates modernes portent des hélicoptères, qui sont utilisés pour la lutte anti-sous-marine, la reconnaissance, le sauvetage ou les liaisons.

Entre 1950 et 1970, certaines marines construisirent des navires avec des capacités militaires de croiseur anti-aérien sur des coques de destroyers, sous la dénomination de frégates. Certaines de ces énormes unités, par la suite renommées « croiseurs lance-missiles », étaient à propulsion nucléaire. Elles furent déclarées obsolètes dans les années 90. L’amélioration de la technologie des missiles anti-aériens et anti-missiles (comme l’Aster européen) est en train de redéfinir le rôle des frégates en un navire capable de projeter autour de lui une « bulle » de protection capable d’assurer la sécurité du navire lui-même, de la flotte alentour, ou de tout un champ de bataille.

Les frégates anti-sous-marines, quand à elles, sont équipées de sonars actifs ou passifs, remorqués ou intégrés, de torpilles, et même des torpilles portées par des missiles. Elles sont aussi munies d’hélicoptères, eux-même pourvus de sonars trempés, de bouées et de torpilles. Ces hélicoptères leur confèrent des capacités supplémentaires : reconnaissance, lutte anti-sous-marine à longue portée, missions de sauvetage et d’assistance, ou missions de liaison.

L’évolution de la construction des frégates a permis l’apparition de frégates furtives munies de capacités anti-missiles (comme la classe La Fayette, munie de l'Aster 15). Leurs formes géométriques ont été réalisées pour minimiser la réflexion des ondes radars. Elles donnent également une bonne pénétration dans le vent, assez inhabituelle pour ce type de bâtiments, ce qui a fait comparer leur manœuvrabilité à celle d’un voilier.

Frégates dans le Monde

Algérie
Koni

Voir aussi

Liens externes


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See also: Frégate (navire), 1650, 1730, 1740, 1776, 1790