Front de libération nationale (Algérie)
Le Front de libération nationale (ou FLN) a été fondé le 10 octobre 1954 pour restituer l'indépendance de l'Algérie au peuple algérien ayant souffert d'une colonisation qui a duré un siécle et trente deux ans (1830 - 1962). Il était dirigé par neuf personnalités : Ahmed Ben Bella, Krim Belkacem (assassiné à Francfort en 1970), Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf (qui fut par la suite chef de l'État), Didouche Mourad, Ben Boulaïd, Bitat, Hocine Aït Ahmed et Larbi Ben M'Hidi
Ce mouvement nationaliste est issu de la fusion de plusieurs mouvements. Il s'est doté d'une armée, l'ALN (Armée de libération nationale). Le FLN était aussi lié à d'autres mouvement nationalistes, dont le CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action), le GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne, dirigé par Ferhat Abbas) et l'UDMA (Union démocratique du manifeste algérien). Le FLN et l'ALN ont utilisé une tactique de guérilla dans leur lutte : sabotages, attentats, assassinats, mutilation et attaques de civls, émeutes. Durant la guerre d'Algérie (1954 - 1962), l'histoire du FLN a été marquée par de nombreuses purges, résultant de fortes rivalités internes. À l'indépendance, le FLN devint un parti politique, qui est toujours au pouvoir actuellement.
Le FLN au pouvoir
Le mouvement devient en 1962 le parti unique du pays jusqu'en 1989. L'essentiel du pouvoir se trouve en réalité entre les mains des officiers. En 2004, Ali Benflis se présente aux élections présidentielle, comme candidat du FLN. Mais la victoire d'Abdelaziz Bouteflika entraîne une reprise en main du parti.
