Georges Mandel

Georges Mandel, de son vrai nom Louis Georges Rothschild, né en 5 juin 1885 à Chatou (Seine-et-Oise) et mort le 7 juillet 1944 dans la forêt de Fontainebleau, est un homme politique et résistant français.

Biographie

Né en 1885, d'un père tailleur et d'une famille juive ayant fuit l'Alsace en 1871 pour conserver la nationalité française, il s'engage très jeune en faveur d'Alfred Dreyfus et devient journaliste. De convictions conservatrices et nationalistes, il entre à 21 ans à L'Aurore, le journal de Georges Clemenceau qui a fait paraître le « J'accuse » d'Émile Zola.

Quand Georges Clemenceau devient Président du conseil, en 1906, Georges Mandel voit là l'opportunité d'entrer au gouvernement, ce qu'il concrètise rapidement. Il devient Chef du « cabinet de guerre » du « tigre » durant la Première Guerre mondiale. En 1919, durant la vague « bleue horizon » de la droite, il est élu député de la Gironde, poste qu'il perd en 1924 face au « Cartel des gauches ». En 1934, Georges Mandel devient ministre des Postes. Il y est remarqué pour sa fermeté ; sous son égide est diffusée la première émission officielle de télévision française, le 26 avril 1935.

Dans les années 1930, il élève sa voix pour avertir des dangers de l'Allemagne nazie. Il obtient en 1935 la condamnation par la Société des Nations du rétablissement du service militaire obligatoire par Adolf Hitler puis s'oppose à Pierre Laval sur la question de la colonisation de l'Éthiopie par l'Italie de Benito Mussolini. Après la chute du Front populaire, il est nommé ministre des Colonies. Il propose une alliance avec l'URSS puis proteste contre les accords de Munich.

Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Paul Reynaud juste avant l'arrivée de Philippe Pétain au pouvoir en 1940, il fait tout pour endiguer par la force l'esprit de débacle qui s'abat sur la France et songe à un « réduit breton » pour les forces françaises. Il s'oppose à l'armistice et à l'émergence du Régime de Vichy : il est rapidement arrêté le 17 juin 1940, puis libéré. Il cherche à organiser le départ pour l'Afrique du Nord du Président de la République, des présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat et de nombreux parlementaires, afin de poursuivre la lutte. En fait, seuls Georges Mandel et vingt-cinq autres députés s'embarquent sur le Massillia le 21 juin.

Le 8 août, George Mandel est arrêté au Maroc, déféré à la cour de Riom et conduit au Château de Chazeron où se trouvent déjà Paul Reynaud, Édouard Daladier et le général Maurice Gamelin. Ils sont tout quatre transféré dans un hotel de Vals et condamnés à la prison à vie par le maréchal Pétain le 7 novembre 1941. Ils sont emprisonnés au Partalet. Suite à l'invasion de la « zone libre » par l'armée allemande, George Mandel et Paul Reynaud sont remis aux nazis et transférés en novembre 1942 dans un camp de la Gestapo à Oranienburg. George Mandel est ensuite déporté à Buchenwald où se trouve déjà Léon Blum. Ramené à la prison de la Santé à Paris et livré à la Milice le 4 juillet 1944, il est abattu le 7 juillet dans la forêt de Fontainebleau, en riposte à l'assassinat par la Résistance du ministre de la Propagande Philippe Henriot.

Il est enterré au cimetière de Passy. Un monument à sa mémoire à été érigé à l'endroit où il a été abattu, le long de la route de Fontainebleau à Nemours (N7).

Bibliographie

Lien externe

See also: Georges Mandel, 17 juin, 1871, 1885, 1906, 1919, 1924, 1934