Gestion actifs-passifs
La gestion actifs-passifs, par référence aux deux volets d'un bilan comptable, est pratiquée notamment par les banques et autres organismes financiers.
Elle revient à s'assurer que l'équilibre entre types de ressources financières et types d'emplois financiers est tel qu'il n'y ait pas de risque de solvabilité ou de liquidité, tout en optimisant la rentabilité générale.
Risques à gérer
Les risques à maîtriser sont notamment:
- l'illiquidité : ressources immédiatement disponibles inférieures aux retraits d'argent possibles. Cette partie s'apparente à la classique gestion de trésorerie des entreprises, à la différence que les banques doivent évaluer la probabilité de retraits sur leurs dépôts à vue.
- le risque de transformation : emplois de longue durée financés par des ressources de durée trop courte.
- le risque de taux : emplois à taux fixes financés par des ressources à taux variable, dont le taux peut donc augmenter et entraîner une marge bénéficiaire insuffisante ou négative. L'inverse est tout autant risqué, si les ressources sont à taux fixe et les emplois à taux variable, une baisse de ces taux nuit à la rentabilité.
- le risque de portefeuille : des emplois insuffisamment diversifiés peuvent rendre l'établissement financier trop sensible aux défaillances de ses emprunteurs ou à des moins-values sur ses placements. Des ressources insuffisamment diversifiées peuvent avoir le même effet, au cas où une source importante de fond viendrait à se tarir.
Méthodes de réduction des risques
La gestion actifs-passifs consiste à
- ajuster ces ressources, par exemple en limitant les écarts de durée par des refinancement adaptés,
- à utiliser des dérivés permettant « d'assurer » les risques, notamment des swaps qui échangent des flux d'intérêts à taux variables contre des flux d'intérêts à taux fixe.
- à diversifier tant les sources de fonds que les emplois
- à veiller, comme pour toute entreprise, à ce que les capitaux propres soient suffisants pour absorber les pertes éventuelles.
Il existe dans ce domaine des règles, sous forme notamment de ratios prudentiels à respecter, édictées au niveau de chaque banque centrale et, au niveau international, par le Comité de Bâle (BRI)
