Gourou

De son sens originel (voir gurû) dans la cadre des spiritualités indiennes, le mot a évolué suite à la déferlante New Age des gourous auto-proclamés et jugés fantaisistes, et pour certains dangereux.

Aujourd'hui, ce terme peut recouvrir plusieurs cas :

Le gouroutisme

Le gouroutisme (ou gourouisme) est l'utilisation

Problématique sectaire

En France, des études gouvernementales abordent le phénomène des gourous au sens de personnes se présentant comme détenteurs d'une vérité absolue qu'eux seuls détiennent (grâce à une révélation, par exemple) et qui leur permettent d'exercer un pouvoir totalitaire sur les membres de leur secte.

Ces études largement diffusées au sein des administrations (police, justice, éducation, jeunesse, etc.) dans un but préventif, parlent de culte de la personnalité dévorant, sacralisé; le gourou est vu comme un usurpateur de traditions anciennes, édictant les règles, codifiant la violence, coupant sous le prétexte de relier, au discours radical, diabolisant l'extérieur, aux aspirations inavouables ou indicibles, traducteur de l'impensable, porteur du refoulé collectif, dont l'image historique se change subrepticement en une image totalitaire, acceptant et encourageant l'imposture par l'idolâtrie. (Description inspirée de l'Introduction au guide de l'éducateur face au sectarisme comtemporain, publiée en 2001 par le Premier ministre et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) remplacée par la (MIVILUDES).

Les défenseurs des sectes objectent que cette manière de considérer les gourous est calomnieuse et en dénoncent le caractère propagandiste, diabolisateur, partial et intolérant, en violation avec les articles 18 et 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le principe de laïcité qui interdit à l'état toute ingérence dans le fait religieux.

Voir aussi

See also: Gourou, Coercition, Conformisme, Diabolisation, Déclaration universelle des droits de l'homme, Gurû, John Carmack, Manipulation mentale, New Age, Obéissance