Gravité
avec g = 9,8 N/kg environ,
et 2πR = 40 000 km.
Sous l'action de ce champ, les satellites de la Terre décrivent des mouvements elliptiques régis par les lois de Kepler.
La correction de non-sphéricité induit des perturbations de ces orbites (dont l'observation précise à quelques centimètres près par le système d'orbitographie DORIS donne, par « calcul inverse », de précieuses indications gravimétriques sur la non-sphéricité). Voir article détaillé sur la gravimétrie.
Le champ de pesanteur est le champ de gravité plus le champ de force d'inertie axifuge. Voir article détaillé sur la force de pesanteur.
Note historique
Le mot grave veut dire lourd, pesant. Pour Aristote, un corps lourd rejoint son « lieu naturel » qui est le centre de la Terre. Au XVIIe siècle, Galilée (1564-1642), Kepler (1571-1630) et Newton (1642-1727) furent les premiers en étudiant « la chute des graves » à fonder la mécanique dite classique : gravité se réfère plutôt au verbe chuter (Galilée), et gravitation au verbe graviter (Kepler) ; mécanique terrestre et mécanique spatiale seront unifiées par Newton (on cite souvent à cette occasion l'anecdote dite de « la pomme de Newton » : en 1666 (année mirabilis de Newton), Newton aurait eu l'intuition que la Lune, telle une pomme, tomberait sans arrêt vers la Terre, et ce faisant, resterait toujours sur son ellipse. Il mettra en forme cette intuition, vingt ans plus tard, dans les Principia de 1687).
Dans le langage courant, parler avec « gravité » veut dire par extension : mettre du « poids » dans ses paroles. Et on parle d'une chose « grave » comme étant « lourde » de conséquences. Par exemple : une chute grave. En ce sens, parler d'une chute sans gravité est un oxymore, assez souriant pour qui connaît la langue française.
Voir aussi
pesanteur | poids | mécanique céleste | astronautique | gravitation | loi universelle de la gravitation
