Guerre civile russe
La guerre civile russe entre 1918 et 1920 opposa le nouveau gouvernement révolutionnaire rouge aux blancs divisés sur l'avenir politique de la Russie.
Jusqu'au traité de Brest-Litovsk en mars 1918 divers groupes nationaux, notamment en Ukraine et dans le Caucase, mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper mais les combats restent sporadiques.
A partir d'avril, les Alliés - Français et Britanniques - interviennent dans le nord et dans le sud du pays, pour contrer l'occupation allemande puis après leur victoire de novembre 1918, en prenant ouvertement position aux côtés des «blancs» comme le déclara Winston Churchill « le bolchevisme doit être étranglé dans son berceau ».
Trois fronts principaux se constituent par divers groupes nationaux qui mettent à profit la situation pour tenter de s'émanciper:
- au sud (armée des volontaires russes et celles des cosaques dans la région du Don, commandée par le général Denikine),
- au nord-ouest (armée de Ioudenitch),
- en Sibérie occidentale (armée de l'amiral Koltchak, renforcée par les 40 000 hommes de la Légion tchèque) à Omsk.
Face à la conjugaison des menaces, le gouvernement soviétique transfère la capitale de Petrograd à Moscou et proclame la mobilisation générale et obligatoire. Sous l'énergique direction de Léon Trotski, l'Armée rouge - qui compte près d'un million d'hommes à la fin de l'année 1918, et en comptera plus de 5 millions deux années plus tard - défait une à une les armées blanches en commençant par Ioudenitch en octobre puis à la mi-novembre Kolchak et Denikine presque simultanément.
La période finale de la guerre fut le long siège des dernières forces blanches en Crimée. Pyotr Wrangel y avait rassemblé les restes des troupes de Denikin qui s'étaient fortifiés. Ils tinrent jusqu'à ce que l'armée rouge qui avait participé à la guerre contre la Pologne viennent. Alors les blancs furent débordés et leurs dernières troupes évacuées vers Constantinople en novembre 1920.
