Guerre d'Afghanistan (2001)

Image manquante
Heraldique_couronne.png


Cet article est une ébauche concernant l'Histoire, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.

La Guerre d'Afghanistan a opposé les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Alliance du Nord au régime Taliban, en Afghanistan, en octobre et novembre 2001. Cette guerre fait partie de la « Guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC.

Sommaire

Évenements antérieurs

Les moudjahiddins non Taliban et d'autres groupes résistants avaient créé une coalition connue sous le nom d'Alliance du Nord, laquelle ne contrôlait que la partie nord du pays. Deux jours avant les attentats, le 9 septembre, leur chef, Ahmad Shah Massoud, est assassiné, vraissemblablement par des agents d'al-Qaïda.

Le 13 septembre 2001, soit deux jours après les attentats, le Président des États-Unis, George W. Bush, désigne officiellement Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda, comme le responsable principal des attentats. Il demande au régime des Talibans son extradition d'Afghanistan. Ces derniers refusent et narguent les États-Unis.

Le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair tiennent des discours télévisés pour informer leur nation respective du déroulement des opérations. Le premier ministre britannique Tony Blair livre en octobre et novembre une offensive diplomatique durant laquelle il converse avec plus de soixante chefs d’état du monde entier. Dans ses discours, George W. Bush complimente Tony Blair pour la participation britannique aux attaques. Hormis le Royaume-Uni, le Canada, la France et l’Allemagne déclarent également leur soutien. Le chef d’état pakistanais - le général Pervez Musharraf - exprime lui aussi son accord, malgré le manque d’enthousiasme des états arabes quant à l’élimination du réseau pakistanais d’al-Qaida. Le Pakistan ouvre ainsi ses frontières aux vagues de réfugiés venant d’Afghanistan.

Déroulement

Les forces armées des États-Unis en du Royaume-Uni ouvrent les hostilités le dimanche 7 octobre 2001 en bombardant certains objectifs afghans tels que les bases des forces talibanes et d’al-Qaida. Par la suite, les camps d’entraînement terroristes d’Oussama Ben Laden, des centrales électriques dans la capitale afghane Kaboul, ainsi que l’aéroport et le centre militaire de Kandahar sont à leur tour la cible d’attaques. La ville de Jallalabad est également attaquée.

Début novembre 2001, différents pays — parmi lesquels les Pays-Bas, l’Allemagne et le Japon — annoncent, à la demande des États-Unis et du Royaume-Uni, qu’ils vont eux aussi apporter une aide militaire.

À partir de novembre, la situation évolue rapidement : suite en partie aux lourds bombardements aériens de l'aviation américaine sur les premières lignes des Talibans, ce qui les affaiblit et endommage leurs réserves, l'Alliance du Nord avance rapidement et prend le contrôle de la majeure partie du pays. Le 12 novembre, Kaboul tombe aux mains des troupes de l’Alliance Nord. Les troupes talibanes sont repoussées jusqu’à Kandahar et une région au nord-ouest de l’Afghanistan.

Crimes de guerre commis par l'Alliance du nord

L'Alliance du nord, alliée des États-Unis, a été accusée de crimes de guerre, commis en novembre 2001, à l'encontre de prisonniers Talibans et de membres d'Al-Qaïda. Le gouvernement des États-Unis est accusé de vouloir clore l'affaire pour ne pas déranger leurs alliés afghans et pour certains d'avoir même été les témoins direct des évènements.

Cette affaire a été révélé par le journal Newsweek, après la publication d'un mémorandum confidentiel de l'ONU, où il était question de fosses communes où plus de 3 000 cadavres ayant été trouvées. Selon le mémorandum, les éléments trouvés « suffisent à justifier une enquête criminelle officielle ». Toujours selon le mémorandum, ce serait le chef de guerre ouzbek Abdul Rachid Dostom qui en serait le responsable. Les prisonniers ont été enfermés dans des conteneurs sans eau et nourriture en plein soleil, pour être transporté en semi-remorque dans la prison de Sheberghan. Avant d'y arriver, les hommes de Abdul Rachid Dostom auraient fait sortir les personnes mortes et les auraient enterrées à Dashte-Leili.

Voir l'article détaillé Massacre de Dashte-Leili

Aide humanitaire de l'armée

L'aide humanitaire fournie par l'armée en Afghanistan est aussi un sujet de critique. L'armée étasunienne, en distribuant une aide humanitaire, tient à se faire bien voir de la population, de manière à montrer qu'elle n'est pas qu'une armée d'invasion et d'occupation. Le problème est qu'en fournissant une aide humanitaire, l'armée fausse les cartes et fait croire à la population que toutes les aides humanitaires viennent des États-Unis. Les associations et les différentes ONG se retrouvent donc sous les feux des critiques et certaines sont attaquées par des groupes terroristes Talibans, sous prétexte qu'elles sont au service des États-Unis.

C'est ainsi que certaines ONG, comme Médecins sans frontières (MSF), quittent le pays pour des raisons de sécurité, alors qu'elles étaient présentent dans le pays depuis longtemps, même pendant le régime des Talibans.

Suites

Aujourd'hui les Talibans ne contrôleraient plus que quelques territoires de taille modeste au sud-est et au nord-est du pays.

De nombreux pourparlers sont entamés après les hostilités (entre autres une Loya Jirga) au sujet de la formation d’un nouveau gouvernement sous la direction de Hamid Karzai. En mars 2004, ce gouvernement reçoit un contrôle limité sur la majorité du territoire afghan. Mais la situation est toujours délicate. Les troupes d’occupation et les équipes d’aide sont souvent attaquées par les combattants talibans.

Aide à la stabilisation et à la reconstruction

La coalition en Afghanistan a fait de nombreuses annonces visant à donner toutes les chances pour reconstruire le pays. Ces annonces sont notamment destinées à fournir :

Mais toutes ces déclarations n'ont jamais été entièrement remplies. Cela ne tient pas uniquement aux États-Unis, l'Europe a également fait de nombreuses promesses sans les tenir complètement. Les critiques de la politique menée pour la Guerre contre le terrorisme jugent que la pacification de l'Afghanistan n'est pas complète et que, sans cela, la guerre contre le terrorisme est un échec sur ce point. Il est à noter qu'en 2004, l'Afghanistan est toujours en situation de guerre civile, les Talibans exerçant toujours une guérilla, les chefs de guerre s'étant partagés une partie du territoire et les force spéciales de pays occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, France, etc.) poursuivent toujours leurs opérations afin de capturer Ben Laden.

Matériel employé

Différentes techniques ont été utilisées durant le combat. Apparemment, on a commencé par tirer des missiles Tomahawk à partir de sous-marins et de navires de guerre britanniques et américains. Ensuite, les américain ont envoyé des hélicoptères et des avions de chasse. On estime à 15 et à 25 le nombre - respectivement - d’avions de guerre et de bombardiers utilisés. On a également envisagé d’envoyer le premier jour deux avions de transport C17 pour lacher 37 500 rations de nourriture sur des groupes de réfugiés en Afghanistan.

La presse

Al-Jazeera, le premier réseau médiatique arabe, a montré des enregistrements vidéo préenregistrés d’un discours de Ben Laden, dans lequel ce dernier condamne chaque attaque contre l’Afghanistan. Al-Jazeera clame qu’elle a reçu ces bandes récemment. Ben Laden y dit aussi qu’il est le réel responsable des attaque du 11 septembre, que les États-Unis vont s’écraser après avoir échoué dans leur mission en Afghanistan (comme l’Union soviétique auparavant), et il appelle les musulmans à la guerre sainte (jihad) contre l’Amérique, le christianisme (« les croisés »), Israël (« les sionistes ») et le reste du monde.

See also: Guerre d'Afghanistan (2001), 11 septembre 2001, 12 novembre, 13 septembre, 2001, 2004, 7 octobre, 9 septembre