Guérilla

La guérilla est un terme emprunté à l'espagnol utilisé pour décrire des combats en petits groupes, mobiles et flexibles pratiquant une guerre de harcèlement, d'embuscades, de coups de main menée par des unités régulières ou des troupes de partisans sans ligne de front.

Les tactiques de guérilla est une des plus anciennes formes de guerre asymétrique en jargon militaire et est péjorativement appelé terrorisme. Les premiers auteurs à la théorie moderne de la guérilla sont Mao Zedong et Che Guevara.

Étymologie

Le mot provenant du castillan signifiant petite guerre a initialement décrit les tactiques pour résister au régime imposée en Espagne par Napoléon Bonaparte. Les berbères les avaient également infligées aux troupes coloniales espagnoles au Maroc. Le terme de guérillero pour le combattant est apparu au XIXe siècle.

Tactiques

Les tactiques de guérilla sont fondées sur l'embuscade et le sabotage. Elles visent à déstabiliser l'autorité établie par de longues confrontations de faibles intensité (d'où la dénomination moderne de Guerre de basse intensité). Dans le cas d'un occupant étranger impopulaire, le recours à la guérilla peut rendre prohibitif le coût de maintien d'une présence coloniale et entraîner son retrait.

La guérilla menée contre des puissances occupantes doit épargner les civils dans la mesure du possible. Par cette tactique, elle s'assure du soutien de la population. Les civils sont les premières victimes de représailles pour collaboration. De tels crimes sont condamnés par le commandement ou un tribunal de la guérilla. En revanche, les situations de guerre civile conduisent parfois les deux camps à commettre des atrocités contre les civils.

Parce qu'ils sont peu nombreux et peuvent se cacher dans la population, les guérilleros sont considérés comme terroristes par leurs adversaires. Ils risquent de ne pas se voir reconnaître le statut de combattant. Le premier protocole additionnel de 1997 des conventions de Genève (qui régit aussi bien les guerres contre une puissance étrangère ou coloniale, les régimes racistes ou entre états) reconnaît comme combattant celui qui, en raison de la nature du conflit, ne porte pas d'uniforme aussi longtemps qu'il porte des armes ouvertement pendant des opérations militaires. Cela pourrait donner aux guérillas sans uniforme un statut de combattant dans les pays signataires.

La guérilla est divisé en deux catégories principales : guérilla urbaine et rurale. Dans les deux cas, elle s'appuie sur des sympathisants qui l'approvisionnent et la renseignent. Les guérillas rurales opèrent dans des régions propices aux couvertures et à la dissimulation, notamment en forêt dense et montagneuses. La guérilla urbaine se fond dans la population mais est dépendante de l'aide de citadins. Une assistance étrangère sous forme de soldats, armes, sanctuaires, ou au moins, de témoignages de sympathie accroît l'efficacité d'un mouvement de guérilla. Cette ingérence étrangère peut être utilisée par les autorités en place pour inspirer un sentiment nationaliste à la population et discréditer la guérilla.

La théorie maoïste de la guerre du peuple se divise en trois phases. À la première phase, les guerilleros obtiennent le support de la population à travers d'attaques contre la machine gouvernementale et par la diffusion de propagande. À la seconde phase, la montée en puissance des attaques se fait sur le pouvoir militaire et les institutions vitales. À la troisième phase, le combat conventionnel est employé pour prendre les villes, déborder le gouvernement et contrôler le pays.

Voir aussi

See also: Guérilla, Berbères, Castillan, Che Guevara, Collaboration, Conventions de Genève, Embuscade, Espagne, Espagnol