Guerre de Succession de Bretagne


La guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) - ou guerre des deux Jeanne - est l'un des prémices de la guerre de Cent Ans.

Sommaire

Prémisses

Le problème successoral

Le 30 avril 1341, meurt le duc Jean III de Bretagne. Malgré trois mariages, avec Isabelle de Valois, Isabelle de Castille et Jeanne de Savoie, Jean III n'as pas eut le moindre enfant. Et il n'est jamais parvenu à se décider à désigner l'un des deux candidats à sa succession comme son successeur. Il y a d'une part Jeanne de Penthièvre, fille de son frère Guy de Penthièvre, mariée depuis 1377 à Charles de Blois, parent du roi, d'autre part sont demi-frère Jean de Montfort, comte de Montfort-l'Amaury, fils du second mariage d'Arthur II de Bretagne avec Yolande de Dreux, comtesse de Montfort-l'Amaury.

Les alliances

Par sa naissance, Charles de Blois est le neveu du nouveau roi, Philippe VI de Valois, choisi pour roi aux dépend des prétention d'Édouard III d'Angleterre, en vertu de la loi salique, « redécouverte » pour l'occasion. Charles de Blois a en outre hérité des prétentions de la maison de Penthièvre sur le duché de Bretagne.

En réaction Édouard III se rappproche du Montfort qui sait avoir peu à attendre du roi. Cette alliance étant assorti du comté de richemont, fief anglais entré dans le patrimoine des ducs de Bretagne.

Le jugement parisien

Les concurrents n'entament pas de procédures judiciaires mais se présentent tous deux à Paris pour rendre hommage au roi Philippe VI - la Bretagne est un duché-pairie depuis 1297. La différence dans leur accueil laisse apparaître que Charles de Blois est reconnu comme l'héritier légitime.

La situation est paradoxale : les droits de Charles de Blois se fonde sur la succession par les femmes qui depuis peu n'est plus reconnue en France alors que Jean de Montfort qui s'appuie sur la loi salique ne semble pas être reconu par les Français.

Le coup d'éclat de Montfort

Sachant que la situation est jouée d'avance et que Charles sera reçu dans l'hommage, donc reconnu officiellement, Jean de Montfort quitte Paris précipitamment.

Il entre dans Nantes et prend le contrôle de la principale ville du duché, puis il se précipite à Limoges, dont Jean III avait été le vicomte, recupérer le trésor ducal qui y avait été entreposé.

De retour, à Nantes il réuni, en mai 1341, une assemblée de la noblesse et du clergé, mais nombre de grands seigneurs et ecclésiastiques font défaut. Dans les mois qui suivent (juin-juillet) il effectue une grande chevauchée dans son duché pour s'assurer le contrôle des places fortes. Il parvient à prendre le contrôle d'une vingtaine de places.

Enfin il se rend en Angleterre, où Édouard III lui promet une aide militaire et le reconnaît comte de Richemont.

La condamnation parisienne

Enfin, Jean de Montfort est convoqué à Paris par la cours des pairs. Ses contacts récents avec l'Angleterre lui sont reprochés ainsi que sa tentative de forcer la main au roi. Jean de Montfort finit par prendre la fuite. En réaction, par l'arrêt de Conflans, le 7 septembre 1341, Philippe VI accepte l'hommage lige de Charles de Blois. Jean de Montfort se voit confisquer ses fiefs français : comté de Montfort-l'Amaury, vicomté de Limoges.

La guerre

Cette guerre, entrecoupée de trêves, se déroule en trois périodes : fin 1341-19 janvier 1343 / 1345-1362 / 1362-1364

Première phase (1341-1343)

Charles de Blois allié à l'héritier du trône Jean duc de Normandie réunissent une armée et pénétrent en Bretagne. Après deux semaines de siège ils prennent Nantes et capturent Jean de Montfort. Les villes ne tardent pas à reconnaître Charles de Blois. Cependant avec l'hiver le duc de Normandie achève la campagne sans avoir annihilé les derniers montfortistes. Au contraire, Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, ranime la lamme de la résistance et rallie ses partisans à Vannes.

À continuer

See also: Guerre de Succession de Bretagne, 1341, 1377, 30 avril, 7 septembre, Charles de Blois, Guerre de Cent Ans, Isabelle de Castille, Isabelle de Valois, Jean de Montfort